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Starcrash : le choc des étoiles

Scontri stellari oltre la terza dimensione
Italie, Usa - 1978 - 1h34
sorti en France le 28 mars 1979
film - version française
de

Luigi Cozzi

scénario : Lewis Coates, Nat Wachsberger, R.A. Dillon
direction de la photographie : Paul Beeson, Roberto D'Ettorre Piazzoli
musique ou chansons : John Barry
avec : Caroline Munro (Stella Star), Marjoe Gortner (Akton), Christopher Plummer (l'empereur), David Hasselhoff (Simon, fils de l'empereur), Hamilton Camp (Elle), Joe Spinell (le comte Zarth Arn), Anthony Moro (le jeune esclave), Nadia Cassini (la reine des amazones), Dirce Funari (une amazone)
séances : semaine du mercredi 26 novembre 2014
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 1er mardi 2
06:00*
séance spéciale :
* dim 30 à 6h00 - Nuit fantastique dans le cadre du festival "Le Rayon fantastique" organisé en partenariat avec Hidden circle, la Nef, le Lisa et Rurik Sallé (Distorsion) - tarif préférentiel 5 films = 15,00 €

synopsis

Aux confins de l'univers, le maléfique comte Zarth Arn s'oppose à l'Empire et à son bienveillant empereur. Deux aventuriers, Stella Star et Akton, reçoivent de l'empereur la dangereuse mission de trouver la base secrète de Zarth Arn…

notes de production

Ce film, vu comme un avatar de La Guerre des étoiles (1) sorti un an auparavant, est devenu pour certains cinéphiles un film culte.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars

A l’origine, Star crash devait s’intituler Les Aventures de Stella Star. Luigi Cozzi avoue fièrement avoir écrit le scénario en trois jours : le brouillon naquit spontanément, furieusement devrais-je dire, comme une rivière en crue.
Quant au choix d’une femme dans le rôle principal, voilà l’étonnante explication de Cozzi : mon idée de départ était de créer une espèce de version cosmique de la théorie chrétienne de la Trinité (Stella, Elle et Akton), avec la femme manifestement supérieure à l’unique mâle de l’aventure (Simon, le fils de l’Empereur), afin que, de la mort de Elle et de Akton et de l’union de Stella avec Simon naisse l’être parfait qui réunit les qualités de tous sans en prendre les défauts (un peu le Fils des Etoiles de mémoire kubrickéenne).

En ce qui concerne Caroline Munro, notre charmante actrice américaine était pleine d’espoir pour Star crash : j’aime beaucoup la mise en scène de ce film et je devine qu’il sera très bon a-t-elle déclaré à l’époque…
Armando Valcauda, spécialiste en effets spéciaux sur le film, a dit : pour la grande bataille qui se situe à la fin, nous avons utilisé la même technique que Stanley Kubrick, c’est-à-dire des diapositives projetées, masquées de noir, qui permettent d’obtenir des résultats irréalisables avec la "prise en 24" (vitesse normale du cinéma). Dans d’autres scènes, avec des optiques déterminées, grand angulaire sur un décor étoilé de trente mètres de large, nous avons effectué la prise de vues normale des maquettes suspendues à des câbles noirs, et les résultats sont excellents.

Star crash fut tourné principalement en Italie, dans le Delta du Pô (2), dans le sous-sol de Castellana (3), et sur les pentes de l’Etna (4) en Sicile.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Delta_du_P%C3%B4
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Castellana_Grotte
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Etna

John Barry, grand compositeur parmi les compositeurs, a écrit la splendide musique du film. Il s’agit là certainement du plus bel attrait du film car sa b.o. est incontestablement de qualité, avec un thème majestueux parfois accompagné d’instruments électroniques. La musique de Star crash fut récompensée au 8e Festival international du film fantastique et de science-fiction de Paris (récompense décernée par l’association Miklos Rosza France).
http://morbius.unblog.fr/2010/05/02/star-crash/

Il est des moments d’émotion culturelle qui marquent la vie de tout homme à la fibre artistique un tant soit peu développée. La lecture d’ Ulysse de James Joyce (5) pour le lettré ; la découverte de Vermeer (6) pour l’amateur de peinture ; la chronique de Starcrash, le choc des étoiles pour le nanardeur ! L’angoisse étreint alors l’âme de l’esthète : serai-je à la hauteur du Grand Œuvre (7) qui se présente à moi ? Car Starcrash de Luigi Cozzi, c’est… comment dire ? Ce n’est pas n’importe quoi ! Quel sociologue nanar évaluera-t-il un jour combien de vocations de nanardeurs sont nées sous la puissance de ce choc des étoiles ?
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Joyce
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes_Vermeer
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_%C5%93uvre
Il fut un temps, petits z-enfants, où l’Italie était le plus grand centre de production de divertissement populaire d’Europe occidentale, suivant un modèle de création bien établi : on copie tout ce qui marche à Hollywood, avec les moyens du bord et une imagination d’artisan modestes mais bûcheurs. Puis un jour, de la même manière que l’épicerie du ère François, malgré ses qualités, se trouve toujours fatalement écrasée par le développement de Carrefour et Auchan, il devint tout simplement impossible de rivaliser sérieusement avec l’éléphant américain sur le terrain du divertissement. Ce moment, qui ne signa pas instantanément la fin de Cinecittà (8), mais devait marquer le début de sa lente agonie, porte un nom précis : La Guerre des étoiles. La bombe de George Lucas, en marquant le grand bond en avant de la technique du cinéma, devait rendre dérisoires tous les efforts des Italiens pour produire de la distraction de masse.
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinecitt%C3%A0

Pourtant la réaction ne s’était pas faite attendre et face à ce nouveau défi, nos amis transalpins ne se l’étaient pas fait répéter : Ha comme ça Hollywood fait de la science-fiction à grand spectacle ? Qu’à cela ne tienne, on va faire tout pareil ! Ça fait vingt ans qu’on le fait !! Le résultat : Starcrash ! En fait, la rencontre entre des producteurs français désireux de produire au moindre coût et des techniciens italiens prêts à montrer leur savoir-faire. Tous les ingrédients qui avaient fait la recette du film de Lucas sont là : des acteurs principaux peu connus (donc pas chers), une guest-star (9) (Christopher Plummer à la position qui fut celle d’Alec Guinness (10) et Peter Cushing) (11), des effets spéciaux pétaradants, une intrigue très bédé et mouvementée…Hé bien, il n’y a pas de quoi rire car Starcrash représente le moment précis où l’imagination du bis italien commença à se casser les dents sur les nouveaux standards du divertissement cinématographique.
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guest_star
(10) http://fr.wikipedia.org/wiki/Alec_Guinness
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Cushing

Car le résultat qui se présente à nos yeux ébahis est… tout simplement d’un ridicule galaxique, cosmogonique, stratosphérique, d’une kitscherie à fracasser tous les mètres-étalons connus du grotesque ! Rien n’y échappe : ni les effets spéciaux (oh ces peintures sur verre aux couleurs criardes censées représenter l’espace !) ni les costumes (dignes d’une opérette de Francis Lopez) (12) ni l’interprétation, ni surtout les dialogues ! La vision de ce Choc des étoiles suffit à plonger le spectateur dans une sorte de béatitude heureuse : à ce niveau d’absurdité, on ne compte pas, on visite !
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Lopez

Vous l’aurez compris, Starcrash est une sorte d’eldorado du nanar, où le ridicule est si poussé qu’il n’y a littéralement qu’à se servir. Pousser plus loin l’énumération de toutes les grotesqueries du film - les décors, la musique, les couleurs criardes années 70 serait fastidieux : un seul conseil, si vous avez l’occasion de le voir, jetez-vous dessus. Starcrash, c’est la boîte de chocolat du nanar : on ne sait jamais sur quoi on va tomber, mais on est sûrs que ce sera bon !! Il est d’ailleurs injuste que Flash Gordon (13) soit plus connu que Starcrash tant ce dernier le surpasse de très loin sur le terrain de la Science-Fiction ringarde. Le film de Luigi Cozzi fut d’ailleurs un succès au box-office à l’époque, contrairement à Flash Gordon.
(13) http://fr.wikipedia.org/wiki/Flash_Gordon_%28film,_1980%29

Des informations glanées sur Internet laissent entendre que David Hasselhoff aime beaucoup le film, et envisagerait d’en faire un remake ! Depuis que j’ai lu cela, je suis un admirateur inconditionnel de l’interprète du Prince Simon ! Pourvu que le projet se concrétise !

Luigi Cozzi, quant à lui, est aujourd’hui le responsable d’une boutique de cinéma de Rome, appartenant à Dario Argento (14). Y’a pas de justice pour les maîtres du space opera cheap !
(14) http://www.citebd.org/spip.php?film1263

A noter qu’il existe un Star crah 2 (15), qui est en fait une fausse suite et ne porte apparemment ce titre qu’en France. Ce space opera particulièrement miteux (avec des scènes érotiques en plus !) n’a en fait de lien avec le premier du nom que des stock-shots de batailles spatiales ! (on y retrouve la base en forme de main griffue de Zarth Arn, qui fait toujours son petit effet). Le titre original en est Giochi erotici nella terza galassia, soit Jeux érotiques dans la troisième galaxie, les auteurs n’ayant apparemment pas pu se décider entre la réalisation d’un space opera ou celle d’un film érotique !
http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-starcrash-starcrash.html
Réalisé par Bitto Albertini, mais qui ne peut véritablement être considéré comme une suite à Starcrash, en dépit du titre : les deux films n’ont rien en commun, ni par le casting, ni par l’intrigue. Les seuls liens les unissant consistent en une série de stock-shots (panoramas cosmiques et plans rapides de batailles spatiales) empruntés par le second au premier.
(15) http://choucrouteweb.net/Coin_tele/Starcrash_2.html

Luigi Cozzi alias Lewis Coates
Né le 7 septembre 1947 à Busto Arsizio (Italie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Luigi_Cozzi

Nat Wachsberger
Né le 4 octobre 1916 à Anvers (Belgique), décédé le 1er février 1992 à Beverly Hills.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathan_Wachsberger

Paul Beeson
Né Paul Antonio Charles Beeson le 16 novembre 1921 à Londres, décédé le 19 juillet 2001 à Gerrards Cross.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Beeson

Roberto D’Ettorre Piazzoli
Né le 27 avril 1942 à Rome.
http://www.imdb.com/name/nm0195689/
http://en.wikipedia.org/wiki/Roberto_D%27Ettorre_Piazzoli

John Barry
Né le 3 novembre 1933 à York, décédé le 30 janvier 2011 à Oyster bay long island.
Premier mari de Jane Birkin, il est connu en particulier pour la musique des James Bond et de la série Amicalement vôtre...
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Barry_%28compositeur%29

Caroline Munro
Née le 16 janvier 1950 à Windsor (Angleterre).
Débute sa carrière d’actrice à la fin des années 1960, jouant notamment dans plusieurs films de la Hammer comme L’Abominable docteur Phibes...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_Munro
http://www.nanarland.com/acteurs/acteur-carolinemunro-caroline-munro.html

Marjoe Gortner
Né Hugh Ross Marjoe Gortner le 14 janvier 1944 à Long Beach.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marjoe_Gortner

Christopher Plummer
voir fiche du film Beginners
http://www.citebd.org/spip.php?film643

David Hasselhoff
Né le 17 juillet 1952 à Baltimore.
Essentiellement connu pour ses rôles principaux dans les séries K 2000 et Alerte à Malibu...
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Hasselhoff

Hamilton Camp
Né le 30 octobre 1934 à Londres, décédé le 2 octobre 2005 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hamilton_Camp
http://www.imdb.com/name/nm0131985/

Joe Spinell
Né Joseph J. Spagnuolo le 28 octobre 1936 à New York où il est décédé le 13 janvier 1989.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Spinell
http://www.imdb.com/name/nm0818874/

Nadia Cassini
Née Gianna Lou Muller le 2 Janvier 1949 à Woodstock.
http://en.wikipedia.org/wiki/Nadia_Cassini
http://www.imdb.com/name/nm0144311/

Dirce Funari
Née Patrizia Funari à Rome le 24 juillet 1957.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dirce_Funari

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Devenu l’objet d’un véritable culte par les amoureux des nanars, Le choc des étoiles est un naufrage intergalactique qui pourrait bien concourir dans la catégorie du plus mauvais film du monde. C’est dire la haute estime qu’il inspire.
Tortillafilms - Luigi Cozzi, qui n'a pas froid aux yeux, se moque des critiques que son film ne pouvait que susciter, et il réalise ce qu'il a toujours souhaité en se référant à sa culture littéraire et cinématographique...
Sens critique - Un nanar qui a bien mérité son statut d'œuvre culte, par tant de naïvetés et autres idioties interstellaires.
Horreur - "Starcrash" n’est nullement un remake fauché de "Star wars" mais une œuvre qui a pu être réalisé en adéquation avec ce succès...
Naveton cinéma - "Starcrash" s'apparente davantage à un "Star wars" du pauvre, ou tout du moins, à un "Star wars" sous lsd....
Sf mag - Au final, "Star Crash", malgré ses effets spéciaux ringards et son scénario consternant permet de passer un bon moment. On est loin du chef-d’oeuvre, bien sûr. Mais on s’y ennuie quand même moins que devant "La Menace Fantôme". Et c’est déjà pas mal !
Dvd pas cher - Au final, "Starcrash" est un film fort sympathique et amusant...
Cinéma fantastique - "Starcrash" est une œuvre à laquelle l’auteur de ces lignes prête bien plus d’âme qu’à celles du business man George Lucas (n’en déplaise à la majorité). Une sucrerie à laquelle il est très difficile de résister…