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Le Conte de la princesse Kaguya

ciné môme
かぐや姫の物語, Kaguya-hime no monogatari
Japon - 2013 - 2h17
sorti en France le 25 juin 2014
Quinzaine des réalisateurs Cannes 2014 - Film d'ouverture Annecy 2014
accessible aux enfants à partir de 8 ans
film d'animation - version originale sous-titrée en français
de

Isao Takahata

scénario : Isao Takahata, Riko Sakaguchi
d'après l'oeuvre de : Murasaki Shikibu
musique ou chansons : Joe Hisaishi
voix : Aki Asakura (princesse Kaguya), Kengo Kora (Sutemaru), Takeo Chii (le grand-père), Nobuko Miyamoto (la grand-mère), Atsuko Takahata (Sagami), Tomoko Tabata (Menowarawa), Shinosuke Tatekawa (Inbe no Akita), Takaya Kamikawa (Ishitsukuri no Miko), Hikaru Ijûin (le ministre des finances), Ryudo Uzaki (le ministre de la Défense), Shichinosuke Nakamura (Mikado), Isao Hashizume (le ministre de la culture), Yukiji Asaoka (Kitanokata), Tatsuya Nakadai (Sumiyaki no Roujini)
séances : semaine du mercredi 1er octobre 2014
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
11:00
14:00
11:00
14:00
séances : semaine du mercredi 8 octobre 2014
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
11:00
14:00
11:00
14:00
18:30

synopsis

Un vieux coupeur de bambou trouve une mystérieuse et reluisante plante de bambou. En la coupant, il tombe nez à nez sur un bébé minuscule, une petite fille de la taille d'un pouce. Il l'emmène chez lui et l'élève avec sa femme, ils la surnomment Kaguya-hime. Depuis ce jour, le vieux coupeur de bambou trouve une pépite d'or chaque fois qu'il coupe un bambou, et devient très riche. Kaguya-hime grandit et devient une belle jeune femme, si bien que les rumeurs sur sa beauté sont difficiles à cacher et se répandent. Cinq jeunes princes viennent la voir pour la demander en mariage, mais celle-ci leur réserve des tâches ardues...

notes de production

Heidi, fille des Alpes (1), série diffusée à la télévision japonaise en 1974, fut réalisée par Isao Takahata. Hayao Miyazaki se chargea de la conception scénique et du layout (2). En fait, il y a plusieurs points communs entre Heidi et la princesse Kaguya. Toutes deux grandissent en pleine liberté, entourées de nature, dans la montagne. Cependant, par la volonté de membres de leur famille, elles doivent quitter la montagne pour s’installer en ville. En habitant dans une grande ville, elles ont de plus en plus envie de retourner vivre à la montagne, dans la nature...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/le-conte-de-la-princesse-kaguya-animation-manga-fantastique,168066-note-117612
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Heidi_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e_d%27animation%29
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Composition_photographique

Tout dans Le Conte de la princesse Kaguya transpire la perfection, la splendeur, l’alliance unique des contraires et des sensibilités. En accord parfait avec son envie d’amener le spectateur à poser un regard neuf sur le monde, le studio Ghibli atteint ici un nouveau zénith en conférant une beauté sensorielle inédite à des images pourtant si simples. On s’émeut d’y voir une mère sanglier qui allaite ses petits marcassins, on s’amuse d’une partie de badminton en plein soleil, on s’émerveille de voir des flèches agressives se transformer en fleurs printanières, on s’éblouit de voir des divinités danser sur des nuages vivants, on y sent le vent qui fait danser les kimonos sur un étendoir à linge, on ressent l’écoulement tranquille des quatre saisons sans qu’on s’en aperçoive, etc… On pourrait même en rajouter encore sur les mille autres trésors que renferme cette œuvre précieuse, sur son art prodigieux de la contemplation zen, sur les moments de frénésie totale qui s’invitent par-ci par-là, sur la douce musique composée par Joe Hisaishi ou sur les multiples composantes d’un épilogue au-delà du divin, mais ce serait beaucoup trop long. Mieux vaut donc conclure en restant à la fois simple et direct : ce film est juste beau à périr… Voilà.
http://www.courte-focale.fr/cinema/critiques/kaguya-hime-no-monogatari-isao-takahata/

Le Conte de la princesse Kaguya est présenté à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2014. Il a auparavant reçu deux récompenses lors du festival Blue ribbon (3) en 2013 : celle du Meilleur film et celle du Meilleur réalisateur pour Isao Takahata. Il fut également présenté et récompensé à divers festivals asiatiques. Enfin, le film sera présenté en avant-première au public français lors du festival du cinéma d’animation à Annecy, en juin 2014, dont il fera l’ouverture, en présence du réalisateur.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Blue_Ribbon_Awards

Alors qu’Hayao Miyazaki, avec qui Isao Takahata a fondé le studio Ghibli (4), annonçait début 2014 qu’il réalisait, avec Le Vent se lève (5), son tout dernier film, Le Conte de la princesse Kaguya marque le grand retour de son réalisateur à la mise en scène. Sa dernière œuvre longue, Mes voisins les Yamada (6), était en effet sorti il y a près de 14 ans, en 1999. Comme ce dernier film, Takahata en est également le scénariste.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Studio_Ghibli
http://www.jolpress.com/studio-ghibli-hayao-miyazaki-animation-japonais-article-827417.html
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_vent_se_l%C3%A8ve_%28film,_2013%29
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mes_voisins_les_Yamada_%28film%29

La Princesse Kaguya est, à l’origine, le personnage principal d’un conte japonais datant du 10ème siècle, également appelé Le Conte du coupeur de bambou (7). Il s’agit du plus ancien texte narratif de l’histoire du Japon, écrit par une dame de la cour surnommée Murasaki Shikibu. Le nom du personnage, Kaguya, signifie lumineux et est dû au paysan qui la trouva dans une tige de bambou luisante. Le conte pourrait être dérivé d’une légende tibétaine ressemblante, via les contacts qu’entretenait à l’époque la cour avec la Chine.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaguya-hime

Le conte fut déjà de nombreuses fois adapté au Japon sur différents supports. Il en existe des versions littéraires, dessinées, sous forme de manga, notamment celui de Shimizu Reiko (8), mais également des films, dont l’un fut réalisé par Kon Ichikawa (9) en 1987, La Princesse de la lune (10). Certains mangas et anime célèbres se servent également du mythe et s’en inspirent librement dans leurs personnages et intrigues, comme le font Sailor Moon (11) et Inu-Yasha (12). Et si plusieurs jeux vidéo furent aussi adaptés du conte, le film de Takahata est sa première adaptation animée longue.
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Reiko_Shimizu
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Kon_Ichikawa
(10) http://kinomusorka.ru/fr/directors-director-kon-ichikawa-films-film-taketori-monogatari.html
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/Sailor_Moon
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Inu-Yasha

Le Conte de la princesse Kaguya est le plus long film produit par les studios Ghibli depuis Princesse Mononoké (13) d’Hayao Miyazaki, qui durait 2h14. C’est également le premier métrage de Takahata à sortir la même année qu’un film de son confrère depuis Mon voisin Totoro (14) et Le Tombeau des lucioles (15) en 1988. Il était même initialement prévu que Le Vent se lève et Le Conte de la princesse Kaguya sortent le même jour au Japon mais la sortie de ce dernier fut finalement repoussée à l’automne 2013 au lieu du 20 juillet suite à des retards de storyboards.
(13) http://fr.wikipedia.org/wiki/Princesse_Mononok%C3%A9
(14) http://www.citebd.org/spip.php?film1013
(15) http://www.citebd.org/spip.php?film506

Il était initialement prévu que ce soit Shinichiro Ikebe (16), à qui l’on doit certains morceaux de films d’Akira Kurosawa (Rhapsodie en août) (17) et de Shohei Imamura (La Ballade de Narayama) (18), qui compose la bande originale du Conte de la princesse Kaguya. Il fut finalement remplacé par Joe Hisaishi, auteur de la plupart des musiques des longs-métrages du studio Ghibli. C’est pourtant la première fois qu’il travaillera pour un film de Takahata. Le thème du film, Inochi no Kioku (la mémoire de la vie) est quant à lui chanté par Kazumi Nikaidô.
(16) http://fr.wikipedia.org/wiki/Shin%27ichir%C5%8D_Ikebe
(17) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhapsodie_en_ao%C3%BBt
(18) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ballade_de_Narayama_%28film,_1983%29

La plupart des dialogues du film furent enregistrés en pré-production, avant que l’animation ne soit faite. Cependant, l’acteur Takeo Chii, qui interprète le grand-père en version originale, mourut après le pré-enregistrement. Ce fut donc Yûji Miyake qui reprit le rôle, suppléant au comédien dans les scènes qu’il n’avait pas encore enregistrées. Miyake fut crédité au générique en tant qu’apparition spéciale.

Si le film est coproduit en partie par Disney (qui le distribue), la scène finale des adieux ignore superbement les canons de la féerie disneyienne et refuse toute grandiloquence facile. Ce que traque Takahata, c’est l’émotion pure. On présente à la princesse une tunique censée la laver de ses souillures. Je ne suis pas souillée, répond-elle. Tout ce qui vit sur terre inspire la clémence. On retrouve donc, in extremis, le message de Tezuka avec lequel Takahata, aujourd’hui âgé de 78 ans, fait un ultime salut à son public. De la même façon qu’il a mené toute sa carrière : avec une infinie délicatesse.
Bernard Génin in Positif n° 641 - 642 (juillet - août 2014)

Entretien avec Isao Takahata
Entre "Mes voisins les Yamada" en 1999 et ce film-là, il s’est écoulé environ quinze ans. Qu’avez-vous fait durant cette période, et qu’est-ce qui vous a finalement amené à la réalisation de ce film ?
Pour tout vous dire, après Mes voisins les Yamada, j’ai eu l’occasion d’exercer différents types d’activités. Je me suis tout particulièrement concentré sur une étude de la peinture japonaise, et cette étude a été à l’origine d’un certain nombre d’écrits que j’ai pu faire sur la peinture et les arts graphiques. Cela a également donné lieu à la publication de plusieurs livres. Et en fin de compte, une partie de ces écrits a été présentée de manière un peu ponctuelle au Musée de la Tapisserie à Bayeux en 2011, sous la forme d’une exposition sur les rouleaux de peintres japonais. Pour ce qui est de l’animation, j’ai travaillé pendant longtemps sur plusieurs projets de films, dont seul celui du Conte de la princesse Kaguya a finalement pu être mené à son terme. Il y a eu aussi un moment où je devais travailler en alternance sur les préparatifs de deux autres projets qui ne se sont finalement pas concrétisés – je précise que ce n’était pas pour des raisons de budget… En gros, j’ai enchaîné durant toutes ces années différentes périodes de préparatifs et d’arrêts. Mais toutefois, sur le plan formel, tous ces projets étaient inscrits dans la même direction artistique que le film que vous avez vu...
http://www.courte-focale.fr/cinema/entretiens/interview-isao-takahata-conte-princesse-kaguya/

Isao Takahata
voir fiche du film Le Tombeau des lucioles
http://www.citebd.org/spip.php?film506

Joe Hisaishi
Né Mamoru Fujisawa le 6 décembre 1950 à Nagano.
Son nom de scène a été choisi en hommage au trompettiste de jazz et compositeur Quincy Jones...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Hisaishi

Aki Asakura
http://www.imdb.com/name/nm3110389/

extrait(s) de presse

France tv - Magnifique récit, sublimement mis en images, "Le Conte de la princesse Kaguya" se révèle un des plus beaux films d’animation des studios Ghibli...
Direct matin - Génie du trait, Takahata livre un dessin animé à la beauté renversante, aux allures d’aquarelle, qui use de tons clairs et proche de l’épure...
Elle - Subtile et intemporelle, cette histoire fait rêver d'amour et de liberté. Tout simplement !
Femme actuelle - Un véritable chef-d’œuvre dont le raffinement nous enchante.
La Croix - "Le Conte de la princesse Kaguya" est d'une splendeur rarement égalée dans le cinéma d'animation. Ce film éclate de beauté, émerveille par sa grâce, émeut par sa douce mélancolie. Un chef d'œuvre.
Le Monde - Ce film mérite la formule [de nouveau chef d'oeuvre du Studio Ghibli]. Il en a la beauté et l'esprit. La patine d'un conte venu des profondeurs de l'Histoire et de l'inconscient d'une nation, la sobriété délicate d'un dessin qui va à l'essentiel.
Le Parisien - (...) même fabriqué artisanalement à coups de crayons, le film est d'un sidérant modernisme. Il faut voir ces scènes dans lesquelles Kaguya court sur des routes japonaises : le dessin s'emballe plus vite que l'héroïne, jusqu'à exploser sous nos yeux. Du jamais-vu.
Télérama - "Le Conte de la princesse Kaguya" est une symphonie visuelle, un émerveillement à côté duquel même les chefs-d'oeuvre de Miyazaki passeraient presque pour des produits de grande consommation.