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hommage au cinéma burkinabé et au fespaco

Burkina Faso - 2014 - 0h00
Le Festival du film francophone Angoulême 2014 rend hommage au cinéma burkinabé et au Fespaco
film - film francophone
de

Collectif

synopsis

La capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, est considérée comme la capitale du cinéma africain. En effet, Ouagadougou est connue pour accueillir tous les deux ans depuis 1969, le Fespaco, le plus grand festival de cinéma africain. Le cinéma burkinabè désigne les films et la production cinématographique du Burkina Faso. La culture du cinéma dans ce pays est l'un des plus développés d'Afrique grâce au Fespaco. Ouagawood est le nom donné à l'industrie cinématographique africaine et dont les films sont présentés à Ouagadougou lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le plus grand festival de cinéma et de télévision du continent africain...

notes de production

Le Burkina Faso, littéralement Pays des hommes intègres, aussi appelé Burkina, est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer, entouré du Mali au nord, du Niger à l’est, du Bénin au sud-est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d’Ivoire au sud-ouest...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_Faso
Parmi les pays africains, le Burkina Faso est en pointe pour le cinéma. Dès l’indépendance de la Haute-Volta (1) en 1960, les dirigeants politiques ont tenu à développer un cinéma national dégagé de la domination coloniale...
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Haute-Volta
En 1969 le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou Fespaco est créé à l’initiative de cinéphiles. En 1972, il bénéficie du support de l’Etat et de structures permanentes. Devenu biennal, il est l’une des grandes manifestations culturelles de L’Afrique subsaharienne avec près d’un demi million de spectateurs. Ses fondateurs n’en espéraient pas tant : ils voulaient initialement juste faire connaître le cinéma africain aux Africains. Le Burkina est aussi un des pays qui produit le plus de films en Afrique...
http://www.c-et-c.asso.cc-pays-de-gex.fr/spip.php?article284

La Nuit de la vérité
Burkina Faso, France 2004
date de sortie en France 6 juillet 2005
prix du meilleur scénario Fespaco 2005
de Fanta Regina Nacro
scénario Fanta Regina Nacro, Marc Gautron
photo Nara Kéo Kosal
musique Troupe Naba Yaadega, Sami Rama, Los Tres Amigos
avec Naky Sy Savane (Edna), Commandant Moussa Cissé (Théo), Georgette Pare (Soumari), Adama Ouedraogo (le président), Rasmane Ouedraogo (Rasmané Ouedraogo), Sami Rama (Fatou), Capitaine Yves Thombiano (N’Gové), Capitaine Claude Kaboré (Youba), Odilia Yoni (tante Awa), Cédric Zida (Honoré), Raissa Andréa Yoni (Mina), Adama Ouédraogo (Léonard)
durée 1h40
De nos jours, dans un pays imaginaire d’Afrique dévasté par dix ans de guerre ethnique, un traité de paix vient d’être signé. Les deux camps se préparent à se rencontrer pour une fête de la réconciliation qui doit durer toute une nuit. Alors que le jour tombe, les protagonistes se retrouvent face à face...
La cinéaste explique que si trois langues différentes sont parlées dans son film, c’est tout simplement parce que les Nayaks et les Bonandés [les deux ethnies] parlent chacun dans leur langue, mais pour se comprendre entre eux ils utilisent le Français, la langue du colonisateur, parlée et utilisée par les deux ethnies rivales.
Fanta Régina Nacro laisse de côté l’humour de ses premiers courts-métrages pour témoigner sans détours de la violence de la guerre tout en défendant avec force l’idée d’une possible réconciliation entre les peuples...
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=709
Fanta Regina Nacro
Née le 4 septembre 1962 à Tenkodogo (Burkina Faso).
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=3886
sam 23 août à 18h00 (salle Laloux, cinéma de la Cité)

Tilaï (question d’honneur)
Burkina Faso, France, Suisse 1990
date de sortie en France 5 décembre 1990
Grand prix Fespaco 1991
de Idrissa Ouedraogo
scénario Idrissa Ouedraogo
photo Pierre-Laurent Chénieux, Jean Monsigny
musique Abdullah Ibrahim
avec Rasmane Ouedraogo, Roukietou Barry, Ina Cissé, Assane Ouedraogo, Sibidou Sidibe, Moumouni Ouedraogo, Mariam Barry, Seydou Ouédraogo, Mariam Ouédraogo, Daouda Porgo, Kogre Warma, Mamadou Ganamé et les habitants des villages de Koumbri et Komsilga
durée 1h21
Après deux années d’absence Saga revient dans son village. Sa fiancée, Nogma, est devenue la deuxième femme de son père. Ils s’aiment toujours, se rencontrent et font l’amour. Pour le village, c’est un inceste et Saga doit mourir. Kougri, son frère, est désigné pour le tuer. Il s’y refuse et laisse s’enfuir Saga. Seules sa mère et Nogma connaissent la vérité. Nogma le rejoint. Ils vivent heureux jusqu’au jour ou Saga apprend que sa mère est mourante. Il décide de revenir au village...
Tilaï a été comparé à une tragédie grecque, acquérant de ce fait une portée universelle. Mais on oublie très souvent que c’est son ancrage dans le terroir moaga qui est le fondement de ce retentissement mondial...
http://www.africine.org/?menu=art&no=11785
Idrissa Ouedraogo
Né le 21 janvier 1954 à Banfora (Haute-Volta, actuel Burkina Faso).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Idrissa_Ouedraogo
sam 23 août à 20h00 (salle Laloux, cinéma de la Cité)

Pégase
بُرَاقْ, Maroc 2011
Grand prix Fespaco 2011
de Mohamed Mouftakir
scénario Mohamed Mouftakir
photo Xavier Castro
musique Wolfgang Funk
avec Majdouline Drissi (Majdoline Drissi), Sadia Ladib, Driss Roukh (Driss Rokh), Anas El Baz (Anas Elbaz), Nadia Niazi, Abdelatif Chaouqui, Fatima Zahra Benacer (Fatim Zahra Bennasser), Ghizlaine Alaoui, Kaouthar Semlali, Khaled Benaissa, Maher Iham, Khadija Amari, Lamia Essassi, Yassir Semlali
durée 1h44
Rihana est une jeune fille, la vingtaine environ, issue de la campagne. Victime d’un traumatisme aigu, elle se retrouve hospitalisée dans un asile psychiatrique. Elle croit être violée par un démon qui veut la tuer parce qu’elle est enceinte de lui. Cet acte va-t-il être approuvé par le seigneur du Cheval, un esprit vénéré par son père ? Pour percer ce mystère Rihana est confiée à Zineb, une psychiatre afin qu’elle fasse parler cette jeune fille qui n’est pas très coopérante...
Avec ses personnages dédoublés, une utilisation judicieuse de l’espace et du temps, le réalisateur suscite, ici, des débats sur de nombreux sujets touchant à l’imaginaire. L’idée de départ, se désintègre et la construction du film se fait alors avec des débris.
Mohamed Mouftakir ne s’interdit pas de rêver. Il a joué avec des symboles forts dans le monde arabo-musulman, le cheval, les planches coraniques, les vêtements, la virilité. Le corps est lieu d’exercice de ce travail sur l’imaginaire. Au-delà d’une exploitation érotique étymologique du cheval. Pégase, est déroutant dans une quête de la vérité. C’est secouant si l’on y ajoute une chronologie très mouvementée, structurée autour d’éléments très puissants. D’une certaine manière, il remet en cause la dramaturgie linéaire...

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/11/13/2303303_pegase-de-mohamed-mouftakir-au-festival-du-cinema-mediterraneen-2010.html
Pégase dans la culture populaire est une référence mythologique énormément employée ou évoquée, que ce soit par le nom et la symbolique, ou comme emblème et logo, principalement par des entreprises, l’armée, le domaine aéronautique et en numismatique. À l’instar d’autres créatures telles que la licorne ou le dragon, Pégase a trouvé sa place dans les littératures de l’imaginaire et les bestiaires de nombreux jeux de rôle et jeux vidéo...
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9gase_dans_la_culture_populaire
Mohamed Mouftakir
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=8098
sam 23 août à 22h00 (salle Laloux, cinéma de la Cité)

Buud yam
Burkina Faso 1997
date de sortie en France 10 septembre 1997
Grand prix Fespaco 1997
de Gaston Kaboré
scénario Gaston Kaboré
photo Jean-Noël Ferragut
musique Michel Portal
avec Colette Kaboré (Lalle), Amssatou Maïga (Pughneere), Séverine Oueddouda (Komkeita), Boureima Ouedraogo (Razugu), Augustin Yameogo (la tante), Serge Yanogo (Wend Kuuni)
durée 1h37
Au début du XIXe siècle, en Afrique, Wend-Kuuni, jeune homme orphelin, est rejeté par les habitants de son village et sa famille adoptive qui l’accusent d’être responsable des malheurs endurés par la communauté. Pour sauver sa sœur adoptive Pughneere frappée par une mystérieuse maladie et lever la malédiction qui pèse sur lui, il part à la recherche d’un guérisseur détenteur d’une potion miraculeuse. Au cours de ce voyage initiatique, Wend-Kuuni rencontre des êtres bienveillants qui l’aident dans sa quête mais aussi des obstacles qu’il doit surmonter pour arriver à ses fins et comprendre le sens de la vie...
En mooré, "buud" signifie les ancêtres aussi bien que la descendance et "yam" l’esprit, l’intelligence. Buud yam est ainsi avant tout un désir : celui d’une appartenance, d’une identité, de comprendre qui on est. " qui et quoi sommes-nous, admirable question ", écrivait Aimé Césaire. Ce film est donc avant tout une quête, celle de son auteur, et construit en tant que tel : fait de rencontres successives, Buud yam a la profondeur du conte initiatique. Il en a aussi, logiquement, la pesanteur : le sérieux, la retenue, la distance...
http://www.africultures.com/php/?nav=article&no=161
Gaston Kaboré
Né le 23 avril 1951 à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Kabor%C3%A9
dim 24 août à 18h00 (salle Laloux, cinéma de la Cité)

Teza
Éthiopie 2008
date de sortie en France 28 avril 2010
Grand prix Fespaco 2009
de Hailé Gerima
scénario Hailé Gerima
photo Mario Masini
musique Vijay Iyer, Jorga Mesfin
avec Aaron Arefe (Anberber), Abeye Tedla (Tesfaye), Takelech Beyene (Tadfe)
durée 2h20
Dans les années 70, Anberber quitte le village éthiopien de son enfance pour partir étudier en Allemagne de l’Est. Lorsqu’il revient, vingt ans plus tard, amputé d’une jambe, Anberber ne reconnaît plus son pays, et fait face à la réalité d’une guerre civile persistante. Il est alors déchiré intérieurement et cherche à retrouver de l’espoir au sein de l’Éthiopie contemporaine...
http://www.citebd.org/spip.php?film392
Le regard jeté sur cette époque par Haile Gerima est crû, sans concession aucune, mais il est aussi empreint d’une profonde humanité car il est fait de chair et de sentiments et il nous montre aussi un Anberber qui saura réagir et reprendre vie. En faisant ainsi œuvre de mémoire, Teza est un film qui se révèlera bien vite indispensable. Paradoxalement, on aura rarement éprouvé autant ce sentiment d’urgence, cette volonté cathartique, à raconter l’Histoire. Mais cet aspect ne doit pas nous faire oublier que Gerima est avant tout, un cinéaste...
https://www.trigon-film.org/fr/movies/Teza
Haile Gerima
Né le 4 mars 1946 à Gondar (Éthiopie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hail%C3%A9_Gerima
sam 24 août à 18h00 (salle Laloux, cinéma de la Cité)

Soleils
Burkina Faso, France 2012
de Olivier Delahaye, Dani Kouyaté
scénario Olivier Delahaye
photo Dominique Colin
musique Mathias Duplessy
avec Binda Ngazolo, Nina Mélo, Joeseph Traoré, Rufus, Serge Avédikian
durée 1h36
Un vieil homme est chargé de guérir une jeune fille frappée d’amnésie. Il l’emmène dans un voyage curatif, excentrique et joyeux qui les conduit jusqu’à Ouagadougou en passant par le Cap, Berlin, le Mali et la Belgique.
Sur cette route pleine de surprises ils croisent des gens remarquables et lumineux, des ignorants, des idées reçues, quelques créatures fabuleuses et un texte enfoui dans la mémoire d’un continent et révélant un secret jusque-là bien gardé : l’Afrique a quelque chose à nous dire...
Cette histoire a été inspirée par un homme comme on en rencontre peu dans une vie… et qui est le personnage principal du film. Acteur connu (au théâtre avec Peter Brook pendant plus de vingt ans et au cinéma récompensé par un Ours d’argent du meilleur acteur au festival de Berlin en 2009), il a été admiré et aimé un peu partout dans le monde, au Japon comme au Brésil, en Grèce ou aux Etats-unis, Sotigui Kouyaté...
https://www.touscoprod.com/fr/project/produce?id=461
Le parcours a été assez dur. C’est quant même un film qui a obtenu l’avance sur recette du Cnc français ! Le problème, c’est qu’il y a une crise d’un certain cinéma africain, car des films se font avec des fonds européens. Et même certains films africains qui passent à travers le filet sont reçus sur Canal, Arte, TV5 etc.
Le vrai problème est qu’il est difficile de vendre une image positive de l’Afrique ! C’est un vrai problème, parce que c’est l’Afrique des scandales, des films de pitreries africaines qui se vendent comme de petits pains. Le scandale se vend beaucoup plus que le positif. Du coup, l’Afrique qui propose n’a plus de place. Cette réalité malheureuse du marché était l’un des grands soucis du projet, mais je pense que le film va tenir le pari d’inverser les vapeurs.

Dani Kouyaté
Né le 4 juin 1961 à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dani_Kouyat%C3%A9
lun 25 août à 20h00 (salle Laloux, cinéma de la Cité)

Baara
Mali 1979
date de sortie en France 1er novembre 1983
Grand prix Fespaco 1979
de Souleymane Cissé
scénario Souleymane Cissé
photo Étienne Carton de Grammont, Abdoulaye Sidibé
musique Lamine Konté
avec Balla Moussa Keïta (Makan Sissoko), Baba Niare (Balla Diarra), Boubacar Keïta (Balla Traoré), Oumou Diarra (la femme de l’ingénieur), Ismaïla Sarr (le doyen des ouvriers), Oumou Koné (Djénéba), Fanta Diabaté, Ibrahim Traoré
durée 1h31
Un jeune paysan malien travaille comme "baara", c’est-à-dire porteur de bagages à Bamako. Un jour, il sympathise avec un jeune ingénieur. Celui-ci le prend sous sa protection, l’aide dans ses démêlés avec la police et lui fait abandonner le monde des marginaux pour entrer à l’usine. L’ingénieur, qui a fait ses études en Europe, tente d’appliquer ses idées libérales au sein de l’usine. Contre le syndicat vendu au patron, il joue le rôle d’un vrai leader syndical et entre en conflit avec...
Les dures conditions de travail dans les entreprises installées en Afrique, et la corruption des patrons sont souvent à l’origine de multiples mouvements de débrayage observés çà et là. L’un des plus grands mérites du film Baara du cinéaste malien Souleymane Cissé est d’offrir une copie de la vie africaine comme on ne l’a pas souvent vu sur les écrans. La suite ordonnée des images vivantes en est une illustration...
http://www.africine.org/?menu=art&no=8275
Souleymane Cissé
lun 25 août à 22h00 (salle Laloux, cinéma de la Cité)

Danse sacrée à Yaka
Burkina Faso 2008
fiction vidéo
sélection officielle Fespaco 2009
de Guy Désiré Yaméogo
scénario Guy Désiré Yaméogo
avec Sita Ouédraogo (Binéta), Blandine Yameogo (la voyante), Rasmané Ouédraogo (Raso), Salif Kikieta (Smarty), Halidou Sawadogo
durée 1h36
Binéta, une jeune élève vit avec ses parents à Yaka, un petit villag du Burkina Faso. Un soir, en rentrant de l’école, elle apprend qu’elle sera mariée à Baldé, un vieux notable du village. Binéta prend la fuite et part s’installer en ville. En son absence, le mariage est célébré et les fétiches du village sont pris à témoin pour cette nouvelle union. Peu de temps après, Baldé décède. A Yaka, en pareille circonstance, la veuve de l’intéressé doit danser lors d’un rituel pour le repos de l’âme de son mari. Convoquée, Binéta refuse de retourner au village car pour elle, le mariage n’a jamais eu lieu. C’est le début d’une série noire qui plonge la jeune fille dans la tourmente...
Danse sacrée à Yaka pose le problème du respect des traditions africaines, notamment burkinabè, dans un environnement dominé par les idées occidentales. Guy Désiré Yaméogo, le réalisateur du film, également l’un des meilleurs scénaristes du Burkina Faso, traite cet antagonisme entre tradition et modernité sous l’angle du mariage "forcé"...
http://www.lefaso.net/spip.php?article32466
Guy Désiré Yaméogo
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=4433
http://www.artistebf.org/spip.php?article22
mar 26 août à 11h00 (salle Bunuel, espace Franquin)

En attendant le bonheur
Heremakono, Mauritanie, France 2002
date de sortie en France 15 janvier 2003
Grand prix Fespaco 2003
de Abderrahmane Sissako
scénario Abderrahmane Sissako
photo Jacques Besse
musique Anouar Brahem, Oumou Sangaré
avec Khatra Ould Abdel Kader (Khatra), Mohamed Ould Abeid Maata (Maata), Mohamed Ould Mohamed Mahmoud (Abdallah), Fatimatou Mint Ahmedou (Soukeyna), Nana Diakité (Nana), Makanfing Dabo (Makan), Nèma Mint (Choueikh)
durée 1h35
Abdallah, un jeune garçon, retrouve sa mère à Nouadhibou, en attendant son départ vers l’Europe. Dans ce lieu d’exil dont il ne comprend pas la langue, il essaie de déchiffrer l’univers qui l’entoure : Nana, une jeune femme sensuelle qui cherche à le séduire, Makan, qui rêve, comme lui de partir, Maata, un ancien pêcheur, son jeune et espiègle apprenti Khadra, qui va l’aider à sortir de son isolement en lui enseignant le dialecte local. Ces communautés se croisent et se décroisent, le regard fixé sur l’horizon, en attendant un hypothétique bonheur...
C’est tout le drame de l’Afrique qui est décrit par le cinéaste. Celui d’un continent dont la culture s’évapore, dont le peuple s’étiole, où l’idée de départ est omniprésente. Tout le film est contenu dans ce désir de fuite qui s’oppose violemment au désert qui borde cette ville. D’un côté, la mer, l’Espagne, l’Europe, la richesse. De l’autre, les portes du désert. En attendant le bonheur a le mérite de présenter sincèrement et directement la seule alternative qui se présente aux habitants de Nouadhibou, ville dans laquelle on finit par rester, à défaut d’autre chose...
http://www.filmdeculte.com/cinema/film/En-attendant-le-bonheur-446.html
Abderrahmane Sissako
Né le 13 octobre 1961 à Kiffa en Mauritanie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abderrahmane_Sissako
mar 26 août à 13h00 (salle Nemo, cinéma de la Cité)

Ali Zaoua prince de la rue
علي زاو, Maroc, France, Belgique 2001
date de sortie en France 21 mars 2001
Grand prix Fespaco 2001
de Nabil Ayouch
scénario Nabil Ayouch, Nathalie Saugeon
photo Mohamed El Meziane
musique Krishna Levy
avec Said Taghmaoui (Dib), Mounïm Kbab (Kwita), Hicham Moussoune (Boubker), Mustapha Hansali (Omar), Abdelhak Zhayra (Ali Zaoua), Amal Ayouch (madame Zaoua), Mohammed Majd (le pécheur)
durée 1h40
Ali, Kwita, Omar et Boubker sont des enfants des rues de Casablanca. Au-delà de tous les problèmes quotidiens de survie, une amitié indéfectible les lie.
Depuis qu’ils ont quitté la bande de Dib, ils habitent sur le port. Car Ali Zaoua veut devenir marin et faire le tour du monde. Cependant, Ali est tué dans une bagarre entre bandes rivales. Dorénavant, ses trois copains n’auront qu’un seul but, lui offrir l’enterrement qu’il mérite...
Tous les enfants acteurs et figurants du film sont issus des enfants de la rue de Casablanca avec l’aide de l’association Bayti qui leur vient en aide. Seul Saïd Taghmaoui, qui joue le rôle du chef de bande Dib, est un acteur professionnel. Malgré l’impression de naturel et d’improvisation que donnent les dialogues, ils ont tous été écrits comme l’explique le réalisateur dans sa présentation. Ali Zaoua prince de la rue a obtenu 12 prix dans divers festivals thématiques ou régionaux...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Zaoua_prince_de_la_rue
Nabil Ayouch
Né le 1er avril 1969 à Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nabil_Ayouch
mar 26 août à 14h00 (salle Bunuel, espace Franquin)

En marge du Festival, une conférence-débat sur Le rôle de la femme au Burkina Faso se tiendra le lundi 25 août au Palais de Justice d’Angoulême. Il s’agira de souligner le rôle emblématique de la femme dans les domaines tels que la santé, l’éducation et le rôle de plus en plus prépondérant qu’elle joue dans la société civile et la sphère politique.
http://www.ambaburkina-fr.org/le-burkina-faso-et-le-fespaco-invites-dhonneur-du-prochain-festival-du-film-francophone-dangouleme/
http://lepaysarchives.com/evasion/spip.php?article405

Notre cinéma est dépourvu de marché, dépendant du pouvoir politique et de la France.
Gaston Kaboré in Libération (10/09/1997)

Que cela est bizarre : chaque fois qu’un progrès est inventé, il fait reculer l’Afrique !
http://archives.evenement-bf.net/pages/culture_169.htm

extrait(s) de presse

L'Evénement - Film hommage ("Danse sacrée à Yaka") qui donne l'occasion au monde des arts du spectacle d'avoir une certaine visibilité dans un pays où ceux qui se trémoussent sur les planches suent à grosses gouttes pour ne récolter que des prunes...
Rfi - Le cinéaste marocain Mohamed Mouftakir signe un premier long métrage ("Pégase") surprenant...
Africavivre - Le film ("Soleils") incite le spectateur à revisiter l'histoire du continent africain, à découvrir l'humanisme africain...
Univers ciné - L’Afrique de "Tilai" finit par imposer une beauté intemporelle; c’est la simple aventure de quelques cœurs humains à l’autre bout de notre monde...
Africavivre - "Teza" est un formidable moment de cinéma qui nous transporte dans la réalité historique de l'Ethiopie à l'heure des grandes illusions révolutionnaires...
Africultures - Fait de rencontres successives, "Buud yam" a la profondeur du conte initiatique...
Critikat - Avec une mise en scène qui emprunte beaucoup à la tragédie classique, la réalisatrice mène avec brio une réflexion sur la difficile entreprise du pardon...("La Nuit de la vérité")
Africultures - "La Nuit de la vérité" se situe ainsi dans l'amer constat qu'on ne peut avoir été traversé par la colonisation sans en porter les stigmates...