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L’Institutrice

Haganenet
Israël, France - 2014 - 2h00
sorti en France le 10 septembre 2014
Semaine de la critique Cannes 2014
film - version originale sous-titrée en français
de

Nadav Lapid

scénario : Nadav Lapid, Clare Downs, Haim Lapid
direction de la photographie : Shai Goldman
musique ou chansons : Michael Emmet
avec : Sarit Larry (Nira), Avi Shnaidman (Yoav), Lior Raz (le mari de Nira), Hamuchtar (le professeur de poésie), Ester Rada (Miri), Guy Oren (Assi), Yehezkel Lazarov (le père de Yoav), Dan Toren (l’oncle de Yoav), Avishag Kahalani (l’assistante maternelle)
séances : semaine du mercredi 10 septembre 2014
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
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séances : semaine du mercredi 17 septembre 2014
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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séances : semaine du mercredi 24 septembre 2014
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
11:00
16:05

synopsis

Une institutrice décèle chez un enfant de 5 ans un don prodigieux pour la poésie. Subjuguée par ce petit garçon, elle décide de prendre soin de son talent, envers et contre tous...

notes de production

Le cinéma israélien présente cinq films cette année à Cannes, preuve d’une belle santé grâce à des budgets plus importants et, depuis plusieurs années déjà, une reconnaissance internationale de la qualité de ses films.
Dans la catégorie Un Certain regard, la réalisatrice Keren Yedaya, qui avait remporté la Caméra d’or en 2004 avec Mon trésor (1), fait son retour avec Loin de mon père (2), récit sulfureux sur une relation incestueuse entre un homme de 60 ans et sa fille de 22 ans.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mon_tr%C3%A9sor
(2) http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/critiques/loin-de-mon-pere-un-inceste-israelien-maladroit-a-un-certain-regard-156289

Deux autres films israéliens concourent dans la Semaine de la critique : Self made (3) de Shira Geffen - l’histoire de deux femmes, l’une Israélienne l’autre Palestinienne, qui échangent leurs vies à un checkpoint - et hors compétition L’Institutrice de Nadav Lapid, son deuxième film après Policeman (4).
Enfin, Gett, le procès de Viviane Amsalem (5), écrit et réalisé par l’actrice Ronit Elkabetz, star en Israël, et son frère cadet Shlomi, ainsi que Next to her (6) d’Assaf Korman seront présentés à la Quinzaine des réalisateurs, autre section parallèle au Festival.
(3) http://www.semainedelacritique.com/films/2014/2014_comp_self_made.php
(4) http://www.citebd.org/spip.php?film850
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Gett,_le_proc%C3%A8s_de_Viviane_Amsalem
(6) http://www.critikat.com/panorama/festival/festival-de-cannes-2014/next-to-her.html

La vitalité de la production israélienne se traduit par le nombre de plus en plus important de films sélectionnés dans des grands festivals internationaux et par un succès populaire en Israël et à l’étranger.
Depuis une décennie, le cinéma israélien collectionne les nominations à Hollywood pour l’Oscar du meilleur film étranger : Beaufort (7), Valse avec Bachir (8), Ajami (9), Footnote (10)...
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Beaufort_%28film%29
(8) http://www.citebd.org/spip.php?film98
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film367
(10) http://www.citebd.org/spip.php?film738

D’autres films comme l’hilarant Visite de la fanfare (11), Les Méduses (12), ou Tu marcheras sur l’eau (13) ont été encensés par la critique, attirant un public de plus en plus nombreux en Israël qui préférait jusque là les blockbusters américains à la production locale.
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Visite_de_la_fanfare
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_M%C3%A9duses
(13) http://fr.wikipedia.org/wiki/Tu_marcheras_sur_l%27eau

La reconnaissance internationale, associée à un niveau de qualité qui ne se dément pas depuis plusieurs années, a mis la production cinématographique israélienne au premier plan, explique à l’Afp Meir Schnitzer, critique réputé.

C’est avec Mariage tardif (14) de Dover Kossashvili, sorti en 2001, que l’on assiste à une véritable révolution, quand cette comédie dramatique sur une famille juive d’origine géorgienne, diffusée notamment en Europe et aux Etats unis, devient le premier film israélien à connaître une renommée planétaire.
Longtemps, le cinéma israélien a été en crise. Mais alors que pendant des années, moins de 15 films étaient produits annuellement en Israël, le nombre de longs métrages de fiction tournés localement a atteint le chiffre record de 38 en 2013.
Pour Yaïr Raveh, autre critique et blogueur, le terme de crise pour le cinéma israélien fait partie du passé depuis dix ans.
(14) http://www.art-et-essai.org/actions_promotion/soutiens_2001/mariage_tardif.htm

Selon les statistiques officielles, 14 millions de places de cinéma ont été vendues l’an dernier contre moins de 8 millions en 2005, dont 700.000 pour des films israéliens (un record pour un pays de 8 millions d’habitants).
Le Cœur a ses raisons (15), une plongée dans l’univers juif ultra-orthodoxe, qui a offert à son interprète principale Hadas Yaron le prix de la meilleure actrice au festival de Venise, a rempli les salles obscures en Israël pendant des mois dépassant 300.000 entrées !
L’an dernier, c’est Bethléem (16) (Youval Adler), une histoire d’amitié tragique entre un agent secret israélien et son jeune informateur palestinien, qui a eu les faveurs du public et de la critique.
Le miracle du cinéma israélien dure depuis plus de dix ans et ne se mesure pas uniquement au nombre de films annuels ou au succès public mais à une véritable révolution dans la qualité de la production, juge Meir Schnitzer.
Auteur de nombreux livres sur le cinéma israélien, il souligne que si 400 films de fiction ont été produits en hébreu entre 1932 et 1994, on en recense plus de 1.600 depuis cette date.
Par la force des choses, plus il y a de films, plus il y a des chances pour qu’il y ait des meilleurs œuvres, explique le critique.
(15) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_c%C5%93ur_a_ses_raisons_%28film,_2012%29
(16) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bethl%C3%A9em_%28film%29
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/la-belle-vitalite-du-cinema-israelien-s-affiche-a-cannes-11-05-2014-3832211.php#xtref=http%3A%2F%2Fcoolisrael.fr%2F18487%2Fle-festival-de-cannes-deroule-le-tapis-rouge-au-cinema-israelien

Entretien avec Nadav Lapid
Dans l’histoire du cinéma, les films parlant de poésie sont rares. Pourquoi avez-vous choisi ce thème ?
"L’Institutrice" parle, entre autres, de la place des choses qui n’ont aucune utilité dans un monde où tout est question de gain, de perte ou de profit. La poésie ne fonctionne pas selon une logique économique. À l’opposé d’un roman, épais et lourd, elle n’est pas le fruit de mois de labeur, elle est capricieuse, s’écrit instantanément, se lit immédiatement et reste parfois indéchiffrable. Il est souvent difficile d’expliquer ce qu’est un poème, à quoi il sert et pourquoi il est si important qu’il existe. Souvent la poésie se trouve dans cette zone grise entre la vérité la plus profonde et l’imposture...
http://www.universcine.com/articles/cannes-2014-nadav-lapid-portrait-de-l-institutrice-en-don-quichotte

Nadav Lapid
Né à Tel-Aviv en 1975.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nadav_Lapid
http://www.imdb.com/name/nm2028715/

Shai Goldman
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=193807.html
http://www.imdb.com/name/nm0325905/

extrait(s) de presse

Le Monde - "L'Institutrice" de Nadav Lapid n'est pas seulement un film passionnant : c'est un film absolument majeur dans l'histoire du cinéma israélien, par ailleurs une œuvre remarquable pour les cinéphiles du monde entier...
Libération - La réalisation de Lapid, d’une inventivité profuse, s’accole à la fuite désespérée de son étrange couple de personnage, telle la plus féroce des caresses.
Télérama - "L'Institutrice" décrit une nouvelle désillusion et pose un regard encore plus pessimiste sur l'état de délabrement de la société israélienne...
Politis - "L’Institutrice" confirme le talent de Nadav Lapid, qu’avait révélé son premier long métrage, "Le Policier"...
Le Passeur critique - Nadav Lapid signe un nouveau film engagé, un film sur l’homme et les contradictions auxquelles il doit faire face dans une société balisée de règles coercitives...
Trois couleurs - Au diapason de ses deux héros, la caméra virtuose de l’Israélien Nadav Lapid ("Le Policier") tente de résister à la barbarie du monde moderne...
Médiapart - Nadav Lapid signe une œuvre intense et en partie autobiographique...