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millefeuille

Manmoutech
France, Tunisie - 2012 - 1h45
sorti en France le 5 juin 2013
film - version originale sous-titrée en français
de

Nouri Bouzid

scénario : Nouri Bouzid, Joumène Limam
d'après l'oeuvre de : Georges-Marc Benamou
direction de la photographie : Béchir Mahbouli, Sebastien Goepfert
musique ou chansons : Sami Maatougi
avec : Bahram Aloui (Hamza), Lofti Ebdelli (Brahim)
séances : semaine du mercredi 28 mai 2014
mercredi 28 jeudi 29 vendredi 30 samedi 31 dimanche 1er lundi 2 mardi 3
14:00*
séance spéciale :
* dim 1er à 14h00 - Cinémétis est organisé en partenariat avec Musiques métisses, le Conseil général de la Charente et Ciné passion 16 - tarif unique à chaque séance 3,5 €

synopsis

C’est l’histoire de tout un pays que raconte Nouri Bouzid au travers du destin de deux jeunes filles, Zaineb et Aïcha, symboles de la Révolution et de l’avenir de la Tunisie. Toutes deux se battent pour leur indépendance, pour gagner leur liberté. Toutes deux luttent contre les carcans religieux et culturels établis par une société archaïque. Une société qui, alors que le pays est en émoi, hésite encore entre modernité et traditionalisme. Zaineb et Aïcha se battent pour se reconstruire, et ce en dépit des pressions sociales et masculines auxquelles elles doivent chaque jour faire face...

notes de production

Après s’être intéressé aux hommes dans L’Homme de cendres (1) et Bezness (2), ce sont désormais les femmes qui sont au cœur de l’œuvre de Nouri Bouzid : je me suis mis dans la peau d’une femme, en travaillant sur le scénario des Silences du palais. J’ai toujours été féministe mais je n’osais pas le dire... mon petit côté macho sûrement (rires), plaisante le réalisateur, avant de poursuivre : en imaginant des personnages féminins, j’ai senti que j’étais dans mon élément. J’ai aimé explorer leur vie intérieure : c’est devenu un acquis et j’ai persévéré dans cette voie.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_de_cendres_%28film%29
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bezness

Le tournage de Millefeuille s’est déroulé pendant une période très particulière de l’histoire de la Tunisie, entre les élections libres après la Révolution (3) et la mise en place du nouveau gouvernement. Cela nous a évité pas mal de soucis, même si nous avons connu quelques contrariétés, raconte Nouri Bouzid. En plus d’avoir subi des restrictions pour filmer certaines scènes, l’équipe du film a également été victime d’agressions, en raison des positions politiques anti-islamistes du réalisateur.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_tunisienne_de_2010-2011

Etudiant engagé et emprisonné de 1973 à 1979 pour ses opinions politiques, Nouri Bouzid a été révélé à Cannes en 1986 dès sa première réalisation, L’Homme de cendres. Scénariste récompensé (il obtient le prix présidentiel du cinéma en Tunisie pour son deuxième film, Les Sabots en or) (4) et enseignant dans une école de cinéma qu’il a lui-même créée, il signe avec Millefeuille son dixième long métrage.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sabots_en_or

Millefeuille, dont le titre original Manmoutech signifie Je ne mourrai pas en arabe, connaît aujourd’hui un accueil favorable en Tunisie après avoir vu sa première projection annulée lors des journées cinématographiques de Carthage (5). En plus d’être une chanson interprétée par un accordéoniste dans le film, Manmoutech est également le nom d’un poème écrit par le réalisateur alors qu’il était emprisonné dans les années 70, en raison de son appartenance au mouvement de gauche Perspectives alors interdit par le président Bourguiba (6).
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_cin%C3%A9matographiques_de_Carthage
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Habib_Bourguiba

Millefeuille est né de la rencontre entre Nouri Bouzid et Joumène Limam lors d’un festival, qui se sont tous deux étonnés de voir la généralisation du voile islamique ou hijab (7) en Egypte ; la révolution tunisienne a ensuite convaincu les auteurs de situer l’histoire du film dans leur pays, profitant de ce contexte particulier pour faire passer leur message de laïcité.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hijab

Nouri Bouzid
voir fiche du film Making of
http://www.citebd.org/spip.php?film669
Nouri Bouzid était présent lors de l’hommage rendu au cinéma Tunisien dans le cadre du Festival du Film francophone Angoulême 2011.

Georges-Marc Benamou
Né le 30 mars 1957 à Saïda (Algérie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges-Marc_Benamou

Sebastien Goepfert
http://www.imdb.com/name/nm3939297/
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/372274/sebastien-goepfert

Lofti Ebdelli
Né le 14 mars 1970 à Tunis.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lotfi_Abdelli

extrait(s) de presse

Le Nouvel obs - (...) "Millefeuille" dessine un tableau remarquablement contrasté et, surtout, débarrassé de tout schématisme. L'ensemble est de surcroît magnifiquement photographié et interprété.
Elle - C'est peut être le premier film sur le corps des femmes. La plus libre n'est pas forcément celle que l'on croit. Un tribut aux deux actrices, toutes deux magnifiques : Souhir Ben Amara et Nour Mziou.
La Croix - (...) c'est une nouvelle fois au croisement de l'intime et du collectif que Nouri Bouzid construit son film et lui confère sa justesse de ton.
L'Humanité - Un film intelligent par le réalisateur de "Halfaouine, l’enfant des terrasses".
Positif - Une chronique enlevée, pleine de chansons et de couleurs (...) Malgré, ici et là, quelques lourdeurs ou maladresses de mise en scène, le film a un intérêt certain.
Télérama - Vivifiant, disert, [le] film mêle paroles, chants, danses, allie la légèreté à la gravité.
Le Figaro - Même si l’intrigue est confuse et emberlificotée, "Millefeuille" offre néanmoins de belles séquences et des dialogues bien sentis, sans compter la beauté de ses deux interprètes principales magnifiées par la caméra de Nouri Bouzid.
Le Monde - Nouri Bouzid hésite entre sérieux et légèreté, frustre par ses stratégies d'évitement, mais transmet un beau message de conciliation et de tolérance.