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La Danza de la realidad

Chili - 2013 - 2h10
sorti en France le 4 septembre 2013
Quinzaine des réalisateurs Cannes 2013
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - version originale sous-titrée en français
de

Alejandro Jodorowsky

scénario : Alejandro Jodorowsky
direction de la photographie : Jean-Marie Dreujou
musique ou chansons : Adan Jodorowsky
avec : Brontis Jodorowsky (Jaime), Pamela Flores (Sara), Jeremias Herskovits (Alejandro enfant), Alejandro Jodorowsky (Alejandro adulte), Bastián Bodenhofer (Carlos Ibáñez), Andrés Cox (Don Aquiles), Adan Jodorowsky (anarchiste), Cristóbal Jodorowsky (Téosophe)
séances : semaine du mercredi 15 janvier 2014
mercredi 15 jeudi 16 vendredi 17 samedi 18 dimanche 19 lundi 20 mardi 21
16:15*
14:00
21:30
18:30
séance spéciale :
* Festival Télérama / Afcae du 15 au 21 janvier 2014. En échange du Pass, complété de vos noms et adresses, une carte valable pour 2 personnes durant toute la durée de la manifestation vous sera remise à la caisse du cinéma. Sur présentation de cette carte, tous les films du festival Télérama / Afcae sont au tarif de 3 euros la place (par personne). Tarif unique 3 euros pour tous grâce au Pass (valable pour 2 personnes) à découper dans le magazine Télérama des 8 et 15 janvier 2014.

synopsis

"M'étant séparé de mon moi illusoire, j'ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie." Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alexandro Jodorowsky : restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie. Le film est un exercice d’autobiographie imaginaire. Né au Chili en 1929, dans la petite ville de Tocopilla, où le film a été tourné, Alejandro Jodorowsky fut confronté à une éducation très dure et violente, au sein d’une famille déracinée. Bien que les faits et les personnages soient réels, la fiction dépasse la réalité dans un univers poétique où le réalisateur réinvente sa famille et notamment le parcours de son père jusqu’à la rédemption, réconciliation d’un homme et de son enfance...

notes de production

L’Ode à l’Argent
L’argent est comme le Bouddha, par le travail tu l’obtiendras.
Retiens-le, il s’évanouira. Il n’est à toi qu’un temps entre tes mains,
mais ces mains ne sont pas tiennes.
Laisse-le fluer, il ne te possèdera plus.
L’argent est à tous, mais s’appartient à lui-même.
L’argent apporte la lumière à qui l’emploie à la floraison du monde,
et flétrit qui pour sa gloire assimile son âme à sa fortune.
Car l’âme, elle, dans son essence est pauvreté.
Moins l’on est, plus nous lègue l’existence.
Le sonnant des pièces de monnaie est un langage compris par tous.
Le son d’une pièce que personne n’agite est bien plus méconnu.
Que les nuages occultent le soleil, l’or ne cessera de briller,
tel l’âme qui brille de sa propre clarté sous l’os et la chair.
L’argent est comme le sang : s’il circule, il est la vie.
L’argent est comme le Christ : si tu le partages, il te bénit.
L’argent est comme la femme, il se donne à qui le chérit.
Fils du soleil, l’or semble fuir d’entre nos mains,
mais il est l’éclat qui montre le chemin.
Lavons-le de l’avarice que nous enseigne la mort,
jusqu’à le rendre aussi invisible qu’un diamant.
Il n’y a pas de différence entre l’argent et la conscience.
Il n’y a pas de différence entre la conscience et la mort.
Il n’y a pas de différence entre la mort et la richesse.
Pour être riche, je darde de ma lance la Déesse
Et me baigne dans son sang.

Alejandro Jodorowsky

Le film est présenté au Festival de Cannes 2013 dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs.

Dans son éternelle lutte contre l’industrie, le metteur en scène Alejandro Jodorowsky a décidé de recourir au Crowdfunding (1) pour financer ce film. Ainsi, plus de 900 personnes lui ont versé une somme d’environ 50 000 euros. Cette dernière était bien évidemment insuffisante pour pouvoir réaliser le film, mais elle a donné assez de courage au cinéaste pour démarcher les producteurs. Jodorowsky a décidé de rembourser l’ensemble des dons et de créditer ces 900 donateurs au générique.
(1) http://tousnosprojets.bpifrance.fr//Comment-ca-marche/Comment-soutenir-un-projet

Réaliser un film sur sa vie et celle de ses parents constitue la parfaite occasion de mettre en scène sa famille : La Danza de la realidad n’est pas seulement un film mais aussi une forme de guérison familiale, puisque trois de mes fils jouent dedans. Je retourne à la source de mon enfance, dans le lieu même où j’ai grandi, pour me réinventer , explique Alejandro Jodorowsky, précisant également que son épouse Pascale Montandon prend part au projet en tant que costumière.

Très présent sur les réseaux sociaux, Alejandro Jodorowsky n’a pas hésité à demander de l’aide à ses centaines de milliers de followers, quand il ne savait pas où trouver certaines choses nécessaires aux besoins du tournage (comme par exemple des acteurs avec des membres en moins pour incarner les mineurs mutilés). Pour le metteur en scène, Internet est la littérature du futur...

Alejandro Jodorowsky n’avait pas touché une caméra depuis Le Voleur d’arc en ciel (2) en 1990 soit 23 ans. Il revient en force à l’âge de 84 ans après cette longue absence, avec un film qui s’est fait loin des journalistes, dans le secret et le silence le plus total.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Voleur_d%27arc-en-ciel

En filmant la ville de son enfance, Alejandro Jodorowsky a pris sa revanche sur le passé. Il a sauvé cette ville qui l’avait tant rejeté et en est même devenu le héros : grâce au tournage du film et aux améliorations que nous avons apportées à la ville je suis devenu le sauveur, le fils idéal de Tocopilla (3), finalement. Ils m’ont même délivré un diplôme. Symboliquement et pour les besoins du film, le metteur en scène a également reconstruit le magasin de ses parents détruit par un incendie.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Tocopilla

Entretiens avec Alejandro Jodorowsky
Que représente pour vous ce film en forme de retour aux sources, vingt-trois ans après votre précédent long métrage ?
Pour moi ce film est comme une bombe atomique mentale. J’ai écrit des livres et inventé une thérapie qui s’appelle la psychomagie (4), qui consiste à guérir en actes des problèmes psychologiques de l’enfance liés à la famille. La Danse de la réalité n’est pas seulement un film mais aussi une forme de guérison familiale, puisque trois de mes fils jouent dedans. Je retourne à la source de mon enfance, dans le lieu même où j’ai grandi, pour me réinventer...
http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2013/05/18/cannes-2013-jour-4-la-danse-de-la-realite-dalejandro-jodorowsky-quinzaine-des-realisateurs/
(4) http://www.geneasens.com/dictionnaire/rituels_psychomagiques.html
Vous n’aviez pas tourné depuis vingt-trois ans… Le cinéma vous manquait ?
Enormément. Chaque film que je regardais chez moi en dvd - et j’en ai vu un par jour - me procurait une tristesse énorme. Parce que j’avais envie de tourner et qu’aucun projet n’a pu voir le jour. J’ai même fini par respecter les mauvais films : c’est tellement dur de mener un projet à bien ! Pendant toutes ces années, j’ai eu pourtant beaucoup d’activités : j’ai écrit des bandes dessinées et des livres, j’ai donné des conférences, je ne me sentais pas un raté !
http://www.telerama.fr/cinema/alejandro-jodorowsky-ma-patrie-ce-sont-mes-chaussures,101502.php

Alejandro Jodorowsky
Né le 7 février 1929[2] à Tocopilla (Chili).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alejandro_Jodorowsky
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/la-danza-de-la-realidad,287992-note-110359

Jean-Marie Dreujou
Né le 18 juillet 1959 à Tours.
http://www.cinematographers.nl/PaginasDoPh/dreujou.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Dreujou

Adan Jodorowsky
Alias Adanowsky, né en France le 29 octobre 1979.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adan_Jodorowsky

Brontis Jodorowsky
Né au Mexique à la fin des années 1970.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brontis_Jodorowsky

Pamela Flores
http://www.imdb.com/name/nm4286535/
voir fiche du film Jimmy Rivière
http://www.citebd.org/spip.php?film570

Bastián Bodenhofer
Né Bastián Bodenhöfer Alexander en 1956 à Santiago du Chili.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basti%C3%A1n_Bodenh%C3%B6fer

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Film somme, le dernier bijou de Jodorowsky retrouve la voie de l’excellence et installe une bonne fois pour toute le cinéaste au firmament des poètes du septième art.
Le Figaro - Un trip initiatique halluciné, libre, poétique et parfois violent, qui relève de l’expérience cinématographique pure.
Mad movies - [La Danza de la Realidad] est tout à la fois déstabilisant et passionnant, déconstruisant une esthétique tout entière pour en reconstruire une autre, une sorte d'hyperréalisme enchanté dont on ne sait encore si son immédiateté visuelle constitue une barrière ou une nouvelle voie.
Positif - Alejandro Jodorowsky revient avec cette oeuvre forte qui, autant qu'une réconciliaition avec son enfance, est un épanouissement de son art.
Télérama - Étonnant, insolent, extravagant (...) Comme Alejandro Jodorowsky ne ressemble à personne, il réinvente tout. Et surtout ce que le cinéma devrait préserver à toute force : l'audace.
Fiches du cinéma - Mêlant imaginaire, réalité et allégorie, l'auteur de "Santa Sangre" déploie son talent visionnaire au service d'un récit plein de folie et de sagesse.
Les Inrocks - Dans "La Danza de la realidad", Jodorowsky déroule son enfance chilienne en la faisant valdinguer au gré de visions, du "réalisme magique" cher aux écrivains latino‑américains tels Julio Cortázar ou Gabriel García Márquez.
Le Nouvel obs - La première heure, dédiée à l’enfance de l’artiste (...) est franchement bluffante. (...) Dommage que le film s’affaisse soudainement dans sa deuxième partie, dérivant vers une fable politique pataude. Pas si grave : "la Danza de la realidad" demeure un geste aussi inattendu que touchant de la part d’un cinéaste qu’on imaginait endormi pour l’éternité.