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Tel père, tel fils

Soshite chichi ni naru
Japon - 2013 - 2h00
sorti en France le 25 décembre 2013
Prix du jury Cannes 2013
film - version originale sous-titrée en français
de

Hirokazu Kore-Eda

scénario : Hirokazu Kore-Eda
direction de la photographie : Takimoto Mikiya
avec : Masaharu Fukuyama (Ryota Nonomiya), Machiko Ono (Midori Nonomiya), Lily Franky (Yudai Saiki), Keita Ninomiya (Keita Nonomiya), Shogen Hwang (Ryusei Saiki), Jun Fubuki (Nobuko Nonomiya), Jun Kunimura (Kazushi Kamiyama), Kirin Kiki (Riko Ishizeki), Isao Natsuyagi (Ryosuke Nonomiya)
séances : semaine du mercredi 25 décembre 2013
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 31
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séances : semaine du mercredi 1er janvier 2014
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
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séances : semaine du mercredi 8 janvier 2014
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
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synopsis

Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

notes de production

Tel père, tel fils a fait sensation en compétition officielle de l’édition 2013 du Festival de Cannes. Le film s’est vu décerner le prix du jury. Son réalisateur, Hirokazu Koreeda, était déjà venu sur la Croisette, à trois reprises : en 2001 avec Distance (1) ; en 2004 où il concourrait pour la Palme d’or avec Nobody knows (2) ; et en 2009 dans la sélection Un certain regard avec Air doll (3), mais n’avait jusqu’alors pas reçu de distinction.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Distance_(film)
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nobody_Knows_(film)
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film497

Président du jury à Cannes où était présenté en avant-première le film, Steven Spielberg est tombé sous le charme de l’histoire contée par Hirokazu Kore-Eda. Si le réalisateur américain et son jury l’ont récompensé du prix du jury, Spielberg est allé plus loin en en achetant les droits. En effet, sa compagnie de production, Dreamworks, a acquis les droits du long-métrage nippon et en assurera un remake américain (4).
(4) C’est officiel, Dreamworks (5) va remaker Tel père tel fils. Steven Spielberg a tellement apprécié le film qu’il lui a remis le prix du jury lors du dernier festival de Cannes et qu’il produira sa version américaine.
Rien ne dit pour l’instant qu’il la mettra en scène : à Cannes, j’ai été très impressionné par la manière dont cette histoire humaine était portée à l’écran, a-t-il justifié dans un communiqué. Le réalisateur japonais Kore-eda s’est de son côté dit honoré que son histoire puisse toucher un plus large public grâce à cette version en anglais...
http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Le-drame-japonais-Tel-pere-tel-fils-a-marque-Spielberg-reactualise-3823171
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/DreamWorks_SKG

Outre le prix du jury du festival de Cannes 2013, le film a également reçu le prix du jury œcuménique sur la Croisette. Il a ensuite été récompensé à Vancouver par le Rogers people’s phoice award, honorant le meilleur film étranger, puis à San Sebastian (Wuaki tv audience award).

Avec Tel père, tel fils, Hirokazu Kore-Eda confirme son goût pour la thématique de l’enfance. Si ce neuvième film raconte l’histoire d’un père dont le jeune garçon a été échangé à la naissance, trois autres de ses œuvres s’attachent à cet univers. Dans Nobody knows, il suit ainsi 4 enfants abandonnés par leur mère. Avec Air doll, il détourne le concept de l’enfance en suivant Nozomi, une poupée gonflable qui s’anime, et qui va découvrir le monde à la manière d’une enfant. Enfin, en 2011, le réalisateur nippon conviait le public à participer au voyage initiatique de deux jeunes frères séparés qui vont tout faire pour se réunir.

Père depuis 2008 d’une petite fille, Hirokazu Kore-Eda s’interroge encore sur la notion de paternité et sur le moment où un homme se sent devenir père. C’est cette réflexion sur sa propre vie qui a conduit le cinéaste japonais à réaliser Tel père, tel fils. Je vais sans doute continuer à aborder la paternité dans mes prochains films jusqu’à ce que j’en comprenne les raisons profondes, confesse-t-il.

Plus qu’un acteur, Masaharu Fukuyama est une star dans son pays. Jusqu’à 2011, il était le chanteur masculin ayant vendu le plus disques de l’histoire du Japon. Son tube Sakurazaka, qui l’a popularisé en 2000, reste à ce jour le single le plus vendu de l’histoire du Japon pour un artiste masculin. En tant qu’acteur, c’est son rôle de Manabu Yukawa dans la série Galileo (6), sortie en 2007 et adaptée au cinéma (il y reprend son rôle, ndlr) qui le consacre. Tel père, tel fils constitue son 5ème long-métrage.
(6) http://cinema.jeuxactu.com/serie-galileo-241.htm

Masaharu Fukuyama n’était pas le seul artiste connu sur le tournage du film. Rirî Furankî dispose aussi d’une certaine notoriété dans l’archipel nippon. Musicien et compositeur à ses heures, c’est surtout dans le domaine de la littérature qu’il acquiert sa popularité grâce à son premier roman Tokyo tower : mom & me, and sometimes dad, vendu à plus de 2 millions d’exemplaires et adapté ensuite à la télévision et au théâtre. Une autre de ces œuvres, Oden-kun, a elle été transposée en animé.

Yoko Maki et Masaharu Fukuyama avaient déjà tourné ensemble, voilà 3 ans en 2010, pour les besoins de Ryomaden - the legend, diffusée sur Nhk. Dans cette série, les deux acteurs interprétaient un couple marié, ce qui n’est pas le cas ici. L’un et l’autre s’opposent chez Koreeda, appartenant aux deux familles.

Le tournage du film a été assez rapide. Hirokazu Kore-Eda n’a eu besoin que de 42 jours pour mettre en boîte son long-métrage.
Depuis 2008 et Aruitemo aruitemo, l’actrice Kirin Kiki (70 ans) était au casting de trois des quatre derniers films d’Hirokazu Kore-Eda.

Hirokazu Kore-Eda ne s’est pas embarrassé à expliquer dans le détail le rôle qu’aurait à jouer Shôgen Hwang et Keita Ninomiya. Le réalisateur nippon n’a carrément pas donné le scénario aux deux enfants et s’est contenté de leur indiquer une fois sur le plateau les scènes qu’ils devaient interpréter.
Tourner avec des enfants âgés de 6 ans comme Shôgen Hwang et Keita Ninomiya n’a rien d’une évidence. Afin d’obtenir une vraie complicité entre les parents et les deux apprentis acteurs, Hirokazu Kore-Eda a enjoint Masaharu Fukuyama, Yoko Maki, Lily Franky (Rirî Furankî) et Machiko Ono à partager un maximum de temps avec les deux jeunes enfants. Avant le tournage, ils ont ainsi déjeuné plusieurs fois et ont joué tous ensemble. Cela a permis de créer une certaine continuité sur le plateau.

À partir de quel moment un père devient-il réellement un père ?
L’étant moi-même, c’est une question inévitable et sans réponse que je me pose. Quand ma fille est née il y a cinq ans, ma femme est devenue mère de manière instantanée. J’imagine que l’instinct maternel ne se développe pas aussi rapidement chez toutes les femmes, mais en voyant ma femme aussi maternelle avec notre bébé, mon bonheur était légèrement assombri par un sentiment d’exclusion. Mon instinct paternel ne s’était pas encore manifesté. Cinq ans plus tard, il arrive souvent que mes amis me disent que ma fille me ressemble énormément alors que nous nous promenons dans le parc. En comparant les traits de nos visages, comme nos yeux ou notre bouche, je me rends compte que mon ADN a bien laissé une trace sur elle.
Est-ce, alors, le fait de partager son sang qui fait d’un homme un père ? Ou bien est-ce le temps qu’un père et son enfant passent ensemble ? Cette acceptation difficile du rôle de père viendrait-elle du fait que je n’ai pas suffisamment passé de temps avec mon enfant ? Est-ce lié au sang ou au temps ? Le sujet de mon film est alors né de ce dilemme personnel.
C’était le début de Tel père, tel fils : tous mes dilemmes, mes questionnements et mes regrets même ; c’est la première fois que je déverse ces émotions avec une telle candeur dans un personnage principal.
Le film est désormais terminé. Mais pour le protagoniste comme pour moi-même, ces questions demeurent.

Hirokazu Koreeda

Hirokazu Koreeda
voir fiche du film Air doll
http://www.citebd.org/spip.php?film497

Masaharu Fukuyama
http://fr.wikipedia.org/wiki/Masaharu_Fukuyama

Machiko Ono
http://fr.wikipedia.org/wiki/Machiko_Ono

Jun Kunimura
http://www.commeaucinema.com/personne/jun-kunimura,163001

extrait(s) de presse