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Miele

Italie, France - 2013 - 1h36
sorti en France le 25 septembre 2013
prix du jury oecuménique, mention spéciale Cannes 2013 compétition prix Lux 2013
film - version originale sous-titrée en français
de

Valeria Golino

scénario : Valeria Golino, Francesca Marciano, Valia Santella
d'après l'oeuvre de : Mauro Covacich
direction de la photographie : Gergely Pohárnok
avec : Jasmine Trinca (Irène), Carlo Cecchi (Carlo Grimaldi), Libero De Rienzo (Rocco), Vinicio Marchioni (Stefano), Iaia Forte (Cleli), Roberto de Francesco (Filippo), Barbara Ronchi (Sandra), Massimiliano Iacolucci (père d'Irène)
séances : semaine du mercredi 6 novembre 2013
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
13:30*
séance spéciale :
* ven 8 à 13h30 séance proposée par le Parlement européen dans le cadre du prix Lux entrée libre dans la limite des places disponibles inscription obligatoire : catherine.burckel@ep.europa.eu

synopsis

Irène vit seule dans une maison au bord de la mer non loin de Rome. Son père et son amant la croient étudiante. En réalité, sous le nom de code "Miele", elle aide clandestinement des personnes en phase terminale à mourir dignement en leur administrant un barbiturique puissant. Un jour elle procure une de ces doses mortelles à un nouveau "client", Monsieur Grimaldi. Elle découvre cependant quʼil est en parfaite santé mais quʼil veut mettre fin à ses jours, ayant perdu goût à la vie. Bien décidée à ne pas être responsable de ce suicide, elle va tout faire pour l’en empêcher...

notes de production

Le Prix Lux
Prix cinématographique décerné par le Parlement européen.
Attribué par un jury formé par les députés européens, le Prix Lux récompense une œuvre qui illustre l’universalité des valeurs européennes, la diversité culturelle et le processus de construction continentale. Il est remis par le Président du Parlement européen. Il prend la forme d’une aide en nature par le biais du sous-titrage et du kinescopage du film primé dans les 23 langues officielles de l’Union européenne, la langue originale donnant lieu à une adaptation pour personnes sourdes ou malentendantes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_LUX
Miele fait partie des trois finalistes pour le Prix Lux 2013, avec Alabama Monroe et Le Géant égoïste.
Le vainqueur du Prix Lux 2013 sera annoncé au Parlement européen de Strasbourg au mois de décembre.

Il s’agit du tout premier long-métrage de l’actrice-réalisatrice italienne Valeria Golino. Elle s’était déjà prêtée au jeu de la réalisation avec le court-métrage Armandino e il madre en 2010. Ici, elle ose le sujet sensible de la mort assistée, un thème tout particulièrement délicat dans son pays : l’euthanasie est un sujet tabou en Italie, bien plus que dans n’importe quel autre pays européen. C’est en grande partie dû à l’influence du Vatican et à notre héritage catholique. Mais j’ai le sentiment que même si le peuple italien est prêt à faire face à ce sujet et à d’autres problèmes éthiques, les hommes politiques eux ne le sont pas.

Miele a été sélectionné pour le festival de Cannes 2013 dans la catégorie Un certain regard. Le film a également concouru au festival de Bruxelles et au festival international du film de Karlovy Vary en République Tchèque.

Miele est l’adaptation du roman intitulé Vi perdono signé par Angela del Fabbro. Cependant, il s’est avéré que ce nom n’était qu’un pseudonyme : il y a trois ans, alors que je réalisais mon premier court-métrage, j’ai lu un livre qui m’a bouleversé. Le thème m’a tout de suite attirée (…) Cela m’a interpellée et je me suis dit qu’[Angela del Fabbro] cachait son identité, tout comme le personnage de Miele. Ce qui m’a intriguée encore plus était que le livre a été écrit à la première personne et qu’il était très détaillé. J’ai donc pensé qu’il s’agissait d’une histoire authentique. Ce n’est qu’un an plus tard, alors qu’on avait déjà bien avancé dans le scénario qu’on a appris que l’auteur était Mauro Covacich, un romancier célèbre.

C’est le thème du livre qui a plu à Valeria Golino, sans pour autant vouloir mettre son film au cœur d’une polémique où elle prendrait parti pour le suicide assisté : j’ai (…) voulu faire ce film car le roman avait une dimension très cinématographique. Malgré la gravité du sujet, le livre avait un grand potentiel visuel. Le personnage principal, Miele, a une profonde vitalité, d’autant plus accentuée qu’elle est en contact permanent avec la douleur et la mort. Ce contraste m’a séduite. Le sujet de l’euthanasie est certainement très courant. Mais le film parle autant du développement d’une jeune femme que des interrogations morales sur l’euthanasie (…) Cela étant dit, je ne souhaite pas faire de ce film un manifeste. D’ailleurs, il ne donne aucune réponse, il ne se contente que de poser des questions. J’aime à penser que le film traite des changements de conviction, des préjugés et des peurs que nous avons tous.

Le changement de carrière de Valeria Golino, passant d’actrice de Rain man (1) ou Hot shots ! (2) à réalisatrice, germait dans son esprit depuis plusieurs années. C’est lors de son passage derrière la caméra, pour son court-métrage de 2010, qu’elle s’est vraiment épanouie : j’adore le cinéma et la photographie, et après avoir fait autant de films en tant qu’actrice, j’ai appris énormément de choses sans même m’en rendre compte. Je n’avais jamais consciemment pensé à devenir réalisatrice avant que l’on me demande de réaliser un court-métrage il y a trois ans (Armandino e il madre). Pendant le tournage j’ai eu une révélation personnelle : certainement une vocation dont je n’avais même pas conscience avant… La cinéaste ne renonce tout de même pas à sa carrière face-caméra, puisqu’elle apparaîtra notamment dans une production italienne à la fin de l’année avec Il capitale umano de Paolo Virzi.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rain_Man
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hot_Shots!

Alors qu’il s’agit de la deuxième fois que Valeria Golino fait appel à Iaia Forte, après son premier court-métrage Armandino e il madre, le choix des autres acteurs a suivi très rapidement : j’ai fait passer beaucoup d’auditions, mais en réalité, depuis le début, les deux acteurs Jasmine Trinca et Carlo Cecchi qui jouent les rôles principaux n’ont jamais quitté mon esprit ni celui de mes co-auteurs, explique la réalisatrice.

Le tournage du film a été effectué dans la région de la Basse-Californie au Mexique, en Turquie, mais surtout en Italie, où la réalisatrice recherchait une ville balnéaire pour le personnage principal : j’ai tout de suite été séduite par une petite maison sur la plage, qui lui correspondait parfaitement. Elle n’était pas particulièrement belle, elle était même assez laide, mais j’ai vraiment plaidé en sa faveur auprès du régisseur d’extérieur, sans savoir vraiment pourquoi. J’ai découvert plus tard que l’auteur du livre, Mauro Covacich, avait écrit cette histoire alors qu’il vivait dans cette même maison !

Valeria Golino
Née le 22 octobre 1966 à Naples.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Valeria_Golino

Francesca Marciano
Née à Rome le 17 août 1955.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Francesca_Marciano

Valia Santella
Née à Naples en 1965.
http://www.commeaucinema.com/personne/valia-santella,44778

Mauro Covacich
http://www.decitre.fr/auteur/905553/Mauro+Covacich/

Gergely Pohárnok
http://www.commeaucinema.com/personne/gergely-poharnok,16927
http://www.cinemotions.com/Gergely-Poharnok-nm243246

Jasmine Trinca
Née le 24 avril 1981 à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jasmine_Trinca

Carlo Cecchi
Né le 25 janvier 1939 à Florence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Cecchi
http://www.programme-tv.net/biographie/37056-cecchi-carlo/cv/

Libero De Rienzo
http://www.programme-tv.net/biographie/183318-de-rienzo-libero/

Vinicio Marchioni
http://www.commeaucinema.com/personne/vinicio-marchioni,158953

Iaia Forte
voir fiche du film La Grande Bellezza
http://www.citebd.org/spip.php?film1086

Roberto de Francesco
http://www.cinemotions.com/Roberto-De-Francesco-nm23596

extrait(s) de presse

Le Figaro - Valeria Golino dans son premier film de réalisatrice suit avec profondeur et délicatesse l’évolution de son héroïne et l’éveil de sa conscience...
Positif - Témoignant d'une maîtrise rare pour une débutante, Valeria Golino (...) trouve d'emblée le ton juste et surtout le style d'une mise en scène.
Critikat - "Miele" s’avère être un film profond sur la souffrance et la solitude des vivants, même s’il parle sans détour de la mort...
Elle - Il faut beaucoup de talent, d'intelligence et de sensibilité pour ne pas tomber dans le piège du jugement caricatural. (...) Une nouvelle cinéaste est née.
Le Jdd - "Miele" parle de mort mais exalte la vie.
Le Monde - Voilà bien un film étrange, grave et pénétrant (...). Un beau film, vraiment, magnifiquement interprété par Jasmine Trinca.
Le Nouvel obs - Sujet délicat, approché avec une réelle maîtrise par une cinéaste débutante, (...). La rencontre de la belle Miele et de l'architecte dégoûté de la vie est belle et émouvante.
Télérama - Délaisse le débat de société (euthanasie : pour ou contre) et s'empare d'un motif autrement plus intime et intemporel : la jeune fille et la mort.