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The Grandmaster

Yut doi jung si
Chine - 2013 - 2h02
Ouverture 63e festival de Berlin 2013
film - version originale sous-titrée en français
de

Wong Kar-Wai

scénario : Xu Haofeng, Jingzhi Zou, Wong Kar-Wai
direction de la photographie : Philippe Le Sourd
musique ou chansons : Shigeru Umebayashi
avec : Tony Leung Chiu Wai (Ip man), Zhang Ziyi (Gong Er), Chang Chen (Yixiantian "The Razor"), Qingxiang Wang (Gong Baosen), Tielong Shang (Jiang), Zhao Benshan (Ding Lianshan), Jin Zhang (Ma San), Xiao Shenyang (Sanjiangshui)
séances : semaine du mercredi 17 avril 2013
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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séance spéciale :
* mardi 23 avril à 20:00 rencontre avec Gilles Ciment suivie d’un débat sur "la méthode WKW" tarif unique 3,5 €
séances : semaine du mercredi 24 avril 2013
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
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séances : semaine du mercredi 1er mai 2013
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
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18:00

synopsis

Chine, 1936. Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu) et futur mentor de Bruce Lee, mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts-martiaux. C’est à ce moment que le Grand maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux Chinois, cherche son successeur. Pour sa cérémonie d’adieux, il se rend à Foshan, avec sa fille Gong Er, elle-même maître du style Ba Gua et la seule à connaître la figure mortelle des 64 mains. Lors de cette cérémonie, Ip Man affronte les grand maîtres du Sud et fait alors la connaissance de Gong Er en qui il trouve son égal. Très vite l’admiration laisse place au désir et dévoile une histoire d’amour impossible. Peu de temps après, le Grand maître Baosen est assassiné par l’un de ses disciples, puis, entre 1937 et 1945, l’occupation japonaise plonge le pays dans le chaos. Divisions et complots naissent alors au sein des différentes écoles d’arts martiaux, poussant Ip Man et Gong Er à prendre des décisions qui changeront leur vie à jamais…

notes de production

The Grandmaster, projet né il y a quinze ans et initialement conçu pour être projeté en 3D, s’inspire - on dit bien s’inspire - de la vie d’Ip Man, maître légendaire de wing chun et futur mentor de Bruce Lee, dans la Chine des années 30-40, et jusqu’au début des années 50, lorsqu’il commence à enseigner son art à Hong Kong (1). Bouleversé par l’invasion japonaise, le pays traverse alors une période de chaos, qui correspond pourtant à l’âge d’or des arts martiaux chinois.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Yip_Man

The Grandmaster a demandé six ans de préparation à Wong Kar-wai. Le tournage qui a commencé en septembre 2009 a duré trois ans. Les acteurs (Tony Leung Chiu-Wai, Zhang Ziyi, Chang Chen...) ont été contraints de suivre un entrainement drastique au kung-fu, devant maîtriser les figures des écoles qu’ils allaient représenter à l’écran. Et dès les prises de vue, Wong Kar-wai a subi la pression de son producteur qui ne voulait pas qu’il retouche une ligne du script original - ce qu’il a fait, bien entendu. Se sont ajoutées à cela la sortie de Ip man, de Wilson Yip (2), avec Donnie Yen dans le rôle-titre en 2008 - un carton au box-office national - et des rumeurs. Dont une, édifiante, stipulant que le montage initial de The Grandmaster approchait les quatre heures.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ip_Man_(film)
http://lci.tf1.fr/cinema/news/on-a-vu-the-grandmaster-le-nouveau-wong-kar-wai-7815335.html

Une rumeur rapidement démentie par l’intéressé en interview, passage éclair en France au début de la semaine à Paris avant de présenter The Grandmaster au Festival de Berlin et ainsi, d’honorer sa fonction de président du jury : non, la version de quatre heures n’a jamais existé, c’est un leurre (...) En fait, je pense même que cette version internationale de deux heures - soit un quart d’heure de moins que la version chinoise - est la plus mature (...) Ainsi, la narration suit un ordre chronologique, il n’y a qu’un seul flashback qui ramène dix ans en arrière. Pour moi, la version internationale est la plus accessible, idéale pour raconter une histoire aussi dense...

Le cinéaste Wong Kar-Wai et l’acteur Tony Leung collaborent pour la 7ème fois avec The Grandmaster. Auparavant, les deux artistes ont tourné ensemble Nos années sauvages, Les Cendres du temps, Chungking express, Happy together, In the mood for love et 2046.

Hormis Ip Man, tous les autres personnages du film sont fictifs. Ils ont cependant été créés à partir d’éléments de recherche et de véritables personnalités historiques des arts martiaux : ce que raconte ce film, c’est un âge d’or de l’Histoire des arts martiaux. À l’époque, ces individus ont maintenu une éthique, une exigence exceptionnelle face à l’adversité : c’est ce qui m’a passionné, raconte Wong Kar-Wai.

La très glamour Zhang Ziyi et le toujours très classe Tony Leung tournent pour la troisième fois ensemble avec The Grandmaster. Ils s’étaient déjà donnés la réplique dans le sulfureux 2046, déjà chez Wong Kar-Wai, et dans Hero, la fresque historique de Zhang Yimou. Par ailleurs, Chang Chen et Zhang Ziyi se retrouvent pour la troisième fois (deuxième fois avec Tony Leung) après leur collaboration sur Tigre et dragon et 2046.

Pour chorégraphier les combats d’un des plus grands maîtres d’arts martiaux chinois, il fallait le meilleur dans le domaine. Wong Kar-Wai a fait appel à Woo-Ping Yuen, notamment connu pour son travail sur Matrix, Tigre et dragon ou Kill Bill.

Tony Leung s’est entraîné de manière drastique pendant un an à raison de quatre heures par jour pour incarner le mieux possible le grand maître Ip Man. De plus, le comédien a déjà une solide formation de Kung-Fu.

Wong Kar-Wai a mis près de 10 ans à concrétiser ce grand projet qu’est The Grandmaster. Par ailleurs, le tournage a connu de nombreux retards et contretemps, notamment à cause des blessures de Tony Leung qui s’est fracturé le bras deux fois consécutivement.
La première fois, il s’agissait d’une fêlure, mais l’acteur a décidé de ne pas suivre les conseils de son médecin qui l’astreignait au repos pour six mois. Deux semaines plus tard, Tony a repris l’entraînement avec un simple bandage, mais cette fois, la blessure a empiré. Le comédien s’est alors arrêté pendant quatre mois. Ce sont les deux seuls moments au cours des quatre années de préparation où il ne s’est pas entraîné.

Darren Leung, l’un des maîtres du Wing chun (une autre branche du Kung-fu) qui a apporté son aide sur le tournage, a déclaré à propos de Tony Leung Chiu Wai : non seulement Tony apprend extrêmement vite, mais, en observant ses déplacements, on se rend compte qu’ils sont si rapide que le Wing Chun semble faire désormais partie de son langage.

Chang Chen, qui interprète le maître du Ba ji, une branche d’une extrême violence du Kung-fu, s’est durement entraîné avec le maître Wang Shiquan. Au final, il a acquis un tel niveau qu’il a fini premier lors d’une compétition nationale de ce sport en 2012, faisant ainsi la Une des journaux.

Pour composer la musique de The Grandmaster, Wong Kar-Wai a de nouveau fait appel à un des plus grands compositeurs de musique de films, le Japonais Shigeru Umebayashi. Il s’agit de leur troisième collaboration après In the mood for love et 2046. Le musicien a également écrit la musique de Trishna, La Cité interdite ou Le Secret des poignards volants.

Wong Kar-Wai ne cache pas une de ses plus grandes inspirations, Sergio Leone. Comme une sorte d’hommage, le cinéaste utilise dans The Grandmaster le célèbre thème de Deborah (3) composé par Ennio Morricone pour Il était une fois en Amérique.
(3) personnage (jeune) interprété par la belle Jennifer Connelly.

Le chef-opérateur de The Grandmaster n’est autre que le Français Philippe Le Sourd. L’artiste de la lumière a du métier, il a notamment travaillé sur Une grande année de Ridley Scott ou Sept vies de Gabriele Muccino (4). Le Sourd revient sur son expérience chez Wong Kar-Wai : 360 jours de tournage proprement dit, répartis sur trois ans. Avec des périodes de pause, bien sûr, qui servent à réfléchir à l’histoire, chercher des financements, trouver des décors ou achever leur construction. Au départ, il n’y avait pas de scénario. Je crois que Wong Kar-Wai a toujours travaillé ainsi : il écrit des histoires en fonction des personnages et des décors.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Une_grande_ann%C3%A9e
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_vies

Le tournage de la scène d’ouverture du film (le combat sous la pluie) a duré un mois, sept jours sur sept à raison de 15 heures par jour.

A la fin de The Grandmaster apparaît à l’écran un petit garçon. Clin d’œil au comédien Bruce Lee qui a été l’élève d’Ip Man : tout petit garçon peut devenir un Bruce Lee. Il représente l’avenir. Nous avons découvert ce gamin sur le lieu du tournage, il était adorable, déclare le réalisateur Wong Kar-Wai.

Wong Kar-Wai a parcouru la Chine afin de rencontrer des maîtres de Kung-fu et d’arts martiaux pour peaufiner sa vision sur le sujet, s’inspirer de leur parcours, leur vécu et leur façon de vivre et de voir la vie. A noter que le cinéaste n’a lui-même jamais pratiqué le Kung-fu.

A la manière d’Akira Kurosawa, le sang, les corps blessés n’intéressent pas Wong Kar-Wai dans les combats ; le réalisateur préfère se focaliser sur les gestes et la façon de bouger. Pour ce faire, le metteur en scène dessinait les scènes de combat et travaillait en étroite collaboration avec le chorégraphe Woo-Ping Yuen afin de préparer de façon très détaillée ces séquences.

L’équipe de décorateurs menée par William Chang a mis 6 mois pour construire le décor du bordel, le Pavillon d’or. Une gare des années 30 a même été reconstituée en studio, un travail de titan.

Le tournage de la scène de combat entre Tony Leung (Ip Man) et Zhang Ziyi (Gong Er) s’est étalé sur un mois. Elle a ensuite nécessité deux années de travail au montage

Entretien avec Philippe Le Sourd
Combien de temps a réellement duré le tournage de "The Grandmaster", et pourquoi était-ce si long ?
360 jours de tournage proprement dit, répartis sur trois ans. Avec des périodes de pause, bien sûr, qui servent à réfléchir à l’histoire, chercher des financements, trouver des décors ou achever leur construction. Au départ, il n’y avait pas de scénario. Je crois que Wong Kar-wai a toujours travaillé ainsi : il écrit des histoires en fonction des personnages et des décors.
On reçoit généralement chaque soir deux pages avec les séquences du lendemain. Il faudrait que je relie ces pages entre elles pour avoir enfin un scénario complet. En me fondant sur le film fini… Je ne pense pas qu’en commençant un film, Kar-wai se pose des questions sur la durée, il espère toujours qu’il le finira à temps...
http://www.telerama.fr/cinema/berlinale-toute-la-verite-ou-presque-sur-the-grandmaster-de-wong-kar-wai,93616.php

Wong Kar-Wai
Né le 17 juillet 1958 à Shanghai.
Commence sa carrière de réalisateur en 1988 avec le polar As tears go by...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wong_Kar-wai

Philippe Le Sourd
http://www.toutlecine.com/star/biographie/0005/00055183-philippe-le-sourd.html
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=70039.html

Shigeru Umebayashi
Né le 19 février 1951 à Kitakyūshū (Japon).
Compositeur de bandes originales de plus de 40 films, japonais ou chinois, la plus connue étant celle de In the mood for love...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Shigeru_Umebayashi

Tony Leung Chiu Wai
Né le 27 juin 1962 à Hong Kong.
Devient un acteur connu pour ses rôles à la tv puis au cinéma. Il a montré sa polyvalence en jouant dans plus de 60 films...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Leung_Chiu-wai

Zhang Ziyi
Née le 9 février 1979 à Pékin.
Gagne en popularité grâce à son rôle dans Tigre et dragon (2000) de Ang Lee...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zhang_Ziyi

Chang Chen
Né à Taipei le le 14 octobre 1976.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chang_Chen

Zhao Benshan
Né le 2 octobre 1957.
Comédien chinois parmi les plus populaires de la tv et du cinéma chinois...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zhao_Benshan

extrait(s) de presse

Tf1 cinéma - Wong Kar-wai filme les arts martiaux comme un ballet, les combats comme des chorégraphies...
EastAsia - "The Grandmaster" ressemble formellement plus à un Wong Kar-wai que n’importe lequel de ses autres films...
Le Passeur critique - C’est une œuvre sublime, frôlant la perfection à chaque plan, sombre, dense et mélancolique, qui traverse une période tumultueuse de l’histoire chinoise et rend hommage au cinéma des arts martiaux avec une hauteur de vue stupéfiante...
Cinecdoche - "The Grandmaster" est un film à la beauté envoûtante, qui n’est pas limité par les frontières du film de genre...
Arte tv - Le film étourdit par sa beauté, notamment lors de combats en apesanteur filmés comme des scènes d’amour...