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3e rencontres nationales de la bande dessinée : bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran

jeudi 4 et vendredi 5 octobre 2018

La Cité organise la troisième édition des Rencontres nationales de la bande dessinée, réunissant différents acteurs du secteur invités à débattre des problématiques professionnelles en cours. Sous le titre bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran, l’édition 2018 est consacrée au phénomène des transpositions de bandes dessinées à l’écran. Nombre de places limitées : inscrivez-vous !

3e Rencontres nationales de la bande dessinée
Jeudi 4 et vendredi 5 octobre 2018

bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran

en partenariat avec le Ministère de la Culture, les États Généraux de la Bande Dessinée, le réseau Canopé16, la communauté d’agglomération GrandAngoulême, le Pôle Image Magelis et la Région Nouvelle-Aquitaine.

Depuis le début du XXIe siècle, le « neuvième art » est devenu une source d’inspiration importante pour le septième.
Aux États-Unis, l’industrie du comic book a été sauvée par le succès des films tournés à partir des séries de super-héros les plus célèbres. Tant DC que Marvel tirent désormais la majeure partie de leurs revenus de ces licences.

En France, trois des plus gros succès de ces dernières années, en termes de nombre d’entrées, ont été Astérix : mission Cléopâtre, réalisé par Alain Chabat (6,8 millions de spectateurs français en salles) et Tintin : le secret de la Licorne, de Steven Spielberg (5,3 millions d’entrées). Toujours d’Alain Chabat, Sur la piste du Marsupilami a aussi comptabilisé 5,3 millions d’entrées.
Au-delà de ces blockbusters, les films français qui puisent leur sujet dans une bande dessinée sont de plus en plus nombreux.
Quelquefois, le film est réalisé par le dessinateur lui-même, passé derrière la caméra et devenu son propre adaptateur : ainsi Marjane Satrapi pour Persepolis (2007, avec Vincent Paronnaud), Pascal Rabaté pour Les Petits Ruisseaux (2010), Joann Sfar pour Le Chat du rabbin (2011), ou Julien Neel pour Lou ! Journal infime (2014).
Mais beaucoup d’autres réalisateurs trouvent désormais dans la BD une matière qui stimule leur imaginaire, y compris de grands noms du 7e Art : La Vie d’Adèle par Abdellatif Kechiche (2013, Palme d’or à Cannes) est inspiré d’un album de Julie Maroh ; Quay d’Orsay, de Bertrand Tavernier, de l’album éponyme de Christophe Blain et Abel Lanzac ; Gemma Bovery, d’Anne Fontaine, de celui de Posy Simmonds ; Luc Besson a porté Valérian à l’écran en 2017, d’après la série de Christin et Mézières, après avoir déjà adapté Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec de Tardi en 2010.
Au nombre des autres réussites récentes, mentionnons Rosalie Blum, de Julien Rappeneau (d’après Camille Jourdy), Lulu femme nue, de Sòlveig Anspach (d’après Etienne Davodeau), La Mort de Staline, d’Armando Iannucci (d’après Nury et Robin) et Bécassine, de Bruno Podalydès.
D’autres films exploitent, avec un bonheur inégal, le filon de la comédie populaire ou familiale : Benoît Brisefer, Boule et Bill, L’Elève Ducobu, Joséphine, Les Profs, Gaston Lagaffe… Sont annoncés pour 2018 ou en tournage : Spirou, Thorgal, Les Cahiers d’Esther et Les Vieux Fourneaux
En liaison avec la grande exposition sur Goscinny et le cinéma, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image a choisi de consacrer les troisièmes Rencontres nationales de la bande dessinée au phénomène des transpositions de bandes dessinées à l’écran le sujet.

programme ( sous réserve de modifications)

jeudi matin : de longues épousailles

Retour vers quelques échanges entre 7e et 9e arts, dans le passé
Modération Thierry Groensteen

9h15 Discours de bienvenue et présentation des Rencontres
9h30 Thierry Groensteen : Bande dessinée et cinéma : une histoire partagée.
10h30 Projection de quelques extraits de films, précédés des planches correspondant aux séquences montrées
10h45 Nicolas Labarre : les films épiques américains inspiré des comic strips d’aventures : Flash Gordon, Dick Tracy, Mandrake, Jim la Jungle, Prince Valiant, des années 30 et au-delà
11h15 Harry Morgan : De Buck Rogers à Barbarella : la science-fiction de la case à l’écran
11h45 discussion
12h15 Jean-Paul Gabilliet : présentation du programme de recherche Média BD
12h30 déjeuner

jeudi après-midi : rencontres au sommet

Quand l’adaptation profite aux deux industries et se révèle artistiquement féconde
Modération Sylvain Devarieux ( Le Film français)

14h Jean-Pierre Mercier  : Tintin et Astérix au cinéma
14h30 Vincent Brunner : les blockbusters de superhéros : Hollywood au secours de l’industrie du comic book
15h La tribune des critiques.
Des spécialistes présentent un double palmarès : les 10 meilleures adaptations réalisées à ce jour et les 10 bandes dessinées non encore adaptées qu’il faudrait absolument porter à l’écran
16h pause
16h20 Table ronde avec les réalisateurs Bruno Podalydès et Julien Rappeneau, ainsi que la productrice Marion Delord (Les Armateurs)
17h15 discussion

18h10 Visite de l’exposition Goscinny et le cinéma en compagnie du commissaire Jean-Pierre Mercier

19h Projection du film Bécassine de Bruno Podalydes

vendredi matin : le processus adaptatif en question

Une approche technique et économique
Modération : Antoine Guillot

9h15 table ronde : Quelle implication pour les auteurs des bandes dessinées originales ? Quelles retombées financières et en termes de notoriété des œuvres souche ?
avec : Julien Papelier (Dupuis), Camille Jourdy, Christophe Ledannois ( Quelle belle histoire) , Sophie Levie (Casterman)
10h30 table-ronde : "Jamais mieux servi que par soi-même ? » Les dessinateurs qui ont eux-mêmes adapté leur BD à l’écran : Martin Veyron (L’Amour propre), Pascal Rabaté (Les Petits Ruisseaux), Julien Neel (Lou).
11h30 table-ronde : Pour les comédiens, le défi de l’incarnation. Comment s’accaparer un personnage de papier ? en présence d’acteurs et d’actrices
12h30 déjeuner

vendredi après-midi : quand la BD s’anime sur petit et grand écran

Bande dessinée et animation : quelles différences, quel destin commun ?
Modération : Jean-Philippe Martin

14h Pascal Vimenet : Quels liens entre bande dessinée et animation ? Comment ont-ils évolué depuis le début des années 2000 ? En quoi les deux industries se nourrissent-elles l’une de l’autre, en quoi diffèrent-elles essentiellement ?
14h45 table-ronde : Les longs métrages
avec Didier Brunner (Folivari) pour Le Grand Méchant Renard et autres contes ; Patrick Marty (éditeur chez Feï et adaptateur) et Armelle Glorennec (Blue Spirit, Angoulême) pour La Balade de Yaya – en développement ; Anthony Combeau (2 Minutes, Angoulême) et Arthur de Pins pour Zombillénium (2017) ; Delphine Nicolini (Les Armateurs, Paris) pour Un Homme est mort, d’après Kris et Davodeau ;

16h pause

16h20 table-ronde : les séries télévisées
Modération : Thierry Groensteen
avec Mariam Hachmi (La Chouette Compagnie, Angoulême) pour Anna et Froga – en développement – et Les Souvenirs de Mamette ; Priscilla Bertin (Silex Animation, Angoulême) pour Culottées, d’après Pénélope Bagieu – en développement ; Maia Tubiana (Ellipsanime, Angoulême) et Mathieu Sapin pour Akissi – diffusion automne 2019 sur France Télévision - ; Emmanuel de Franceschi (Go-N Productions, Paris) pour les séries Titeuf, Lou et et Tib & Tatoum.
17h30 Le point de vue des diffuseurs, avec Gilles Romele (M6), Joseph Jacquet ( France Télévision et (sous réserve) Sophie Boé (Canal +), Yann Labasque (TF1), Caroline Cochaux (Gulli)
18h15 Libre parole : Benoît Delépine

La participation à ces journées d’étude est gratuite sur inscription (recommandée en raison du nombre de places limité).

pour s’inscrire :
contacter par mail
05 45 38 65 41
voir le bulletin d’inscription aux rencontres


rencontres nationales de la bande dessinée : troisième édition
Bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran
jeudi 4 et vendredi 5 octobre 2018
vaisseau Mœbius
accès par le 121 rue de Bordeaux
Angoulême