la Cité répond à Philippe Druillet - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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la Cité répond à Philippe Druillet

suite à ses propos tenus dans Charlie Hebdo

L’hebdomadaire satirique n’ayant pas accepté de publier dans ses colonnes notre réponse aux propos diffamatoires tenus par Philippe Druillet dans son édition du 18 novembre 2009, la voici en ligne.

Cher Philippe Druillet,

Ceux que vous vous permettez d’insulter sans les connaître s’étonnent que vous puissiez à ce point être mal renseigné et que les chiffres qu’ « on [vous] a donnés » vous amènent à des idées fantaisistes.
La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image serait ravie de vous accueillir à Angoulême pour vous montrer ce qu’animent réellement les « zozos » que vous méprisez tant (54 équivalents temps plein, dont 9 femmes de ménage qui entretiennent les 12 000 m² de la Cité dès 6 heures du matin). Le CNBDI que vous évoquez a disparu il y a deux ans pour laisser place à un établissement public que les observateurs étrangers nous envient et qui réunit :
- un musée de la bande dessinée, labellisé « musée de France », riche de 8000 planches originales, qui a ouvert en juin dernier, salué par une presse unanime et un public nombreux (accueilli à l’entrée par une de vos toiles) et qui vient encore récemment d’acheter une de vos planches au prix du marché.
- une bibliothèque patrimoniale, pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, qui reçoit le dépôt légal de la bande dessinée, conserve, restaure et numérise 50 000 albums et 120 000 périodiques ;
- une bibliothèque publique spécialisée, qui propose 25 000 albums en prêt, fréquentée par la population de l’agglomération et de la région, et par l’ensemble des établissements scolaires ;
- une résidence d’artistes, la Maison des auteurs, qui accueille en permanence plus d’une vingtaine d’auteurs de bande dessinée, illustrateurs, animateurs du monde entier ;
- une librairie spécialisée, riche de 40 000 références, l’une des mieux fournies de France ;
- un cinéma d’art et essai et de recherche qui programme plus de 300 films par an dans ses deux salles ;
- un service informatique et technique qui est également un centre de soutien technique multimédia pour les écoles du campus de l’image ;
- des espaces qui présentent une dizaine d’expositions par an, des rencontres professionnelles, des colloques et conférences, mais aussi des ateliers et stages pour les professionnels et le grand public ;
- des publications historiques et esthétiques, un site internet d’information et de ressources, un centre de documentation ;
- un restaurant, un centre de congrès, un espace public d’accès à Internet…

Il ne nous semble pas qu’Angoulême « insulte » la bande dessinée. A la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image une équipe travaille à réunir et à restituer, en un même lieu, 365 jours par an, la majeure partie des ressources sur la bande dessinée en France, en plus d’accueillir ou produire, quatre jours par an, l’essentiel du volet culturel du Festival de la bande dessinée.

La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image

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Lewis Trondheim, Grand Prix d’Angoulême 2006 répond à sa manière à Philippe Druillet, Grand Prix 1988.