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recherche : la bande dessinée alternative

Matthias Rozes, en Master à Nanterre

Matthias Rozes connaît bien non seulement la bande dessinée - particulièrement dans ce qu’on appelle le modèle alternatif -, mais il connaît également la chaîne du livre et ses différents acteurs. Déjà immergé en milieu professionnel, il poursuit en parallèle un travail de recherche qui l’a mené aux ressources documentaires de la Cité.

Matthias Rozes est un étudiant de 25 ans vivant en banlieue parisienne. Son intérêt pour la bande dessinée ne date pas d’hier ; il a déjà travaillé en librairie spécialisée, sur des salons, pour des revues et il a effectué diverses missions pour différents éditeurs. Il participe depuis quelques années à la maison d’édition bruxelloise L’employé du Moi. Après une Licence de « Médiation Culturelle » à la Sorbonne Nouvelle, il vient de terminer un Master en « Sciences de l’Information et de la Communication » avec une spécialisation dans les métiers du livre et de l’édition à Nanterre. C’est dans le cadre de son mémoire de fin d’études que Matthias Rozes est venu passer une semaine à Angoulême.
L’étudiant travaille sur la bande dessinée alternative et s’intéresse tout particulièrement à l’énonciation éditoriale qui lui est associée afin d’interroger le positionnement esthétique et politique de ces éditeurs dans le monde des littératures graphiques. Il cherche les procédés qui sont propres à ces nouvelles figures. En les comparant avec les techniques traditionnelles de l’édition, il aimerait dégager ce qui caractérise des éditeurs comme L’Association, Le Frémok ou Cornélius, et savoir s’ils relèvent d’une nouvelle forme d’académisme éditorial.
À la Cité, il a consulté les revues produites par les éditeurs indépendants : Lapin, Ferraille, Jade, Frigo, Le Cheval sans tête... Mais aussi les documents de promotion de ces mêmes éditeurs, beaucoup de catalogues, certains livres épuisés, des ouvrages théoriques et les dossiers thématiques constitués par le centre de documentation.
« Le centre de documentation de la Cité, constate-t-il, est un espace de recherche formidable. Les fonds sont quasi-exhaustifs et ont le mérite d’être très accessibles pour les chercheurs. C’est une chance rare d’avoir un lieu comme celui-ci qui conserve la mémoire du neuvième art. »