la bande dessinée : une médiaculture - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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p u b l i c a t i o n

la bande dessinée : une médiaculture

sous la direction d’Eric Maigret et Matteo Stefanelli

Neuvième art, la bande dessinée est devenu l’art majeur, celui par rapport auquel toute expression artistique se forme. On la retrouve dans la peinture, au cinéma, dans la sculpture... L’ambition de cet ouvrage, conforme aux objectifs de la collection « Médiacultures », est double. Il montre ce que signifie ce décloisonnement culturel. Comment la bande dessinée puise dans les arts majeurs pour venir, à son tour, les irriguer. Par ailleurs, il témoigne du fait que la bande dessinée crée de puissants réseaux sociaux de fans dont les pratiques communautaires alimentent à leur tour la création. Gilles Ciment, directeur de la Cité, figure parmi les contributeurs de cet ouvrage dirigé par Éric Maigret et Matteo Stefanelli.

De Tintin à Titeuf, d’Astérix à Asterios Polyp, de Superman à L’Association et à Death Note, que nous dit enfin la bande dessinée sur elle-même au sortir d’un siècle de pollinisations croisées entre cultures nationales, de transformations chrysalidiques et de pluralisation authentique ? « Je est un autre. » C’est bien la formule rimbaldienne qui s’impose : je ne suis pas cet ensemble d’histoires destinées à un public d’enfants ou d’adolescents auquel vous me destiniez.
S’il faut le dire avec force c’est que nous sortons à peine de deux discours prédominants sur la bande dessinée. L’un dénonçant une forme dégradée de Culture. L’autre, apologique et militant dont le prix à payer en a été une nouvelle essentialisation du médium qui mimait parfois les positions des dénonciateurs (en les inversant).
Pour rompre avec ces discours hérités du siècle passé et finalement assez sclérosants, cet ouvrage aborde une troisième voie, « constructiviste ». Elle est proposée ici par des auteurs qui ne partagent pas toujours les mêmes opinions et les mêmes ancrages théoriques, mais qui croient en la diversification et en la richesse explosive d’une constellation culturelle en expansion.

acheter le livre dirigé par Eric Maigret et Matteo Stefanelli : La Bande dessinée, une médiaculture. Armand Colin, collection « Médiacultures », 272p. / 25€.

sommaire


Introduction : Un tournant constructiviste
Partie 1 : Politiques et histoire
Un siècle de recherches sur la bande dessinée (Matteo Stefanelli)
Théorie des bandes débordées (Eric Maigret)
Flux bande dessinée et analyse de dispositifs
Histoire de la bande dessinée : questions de méthodologie (Thierry Smolderen)
Partie 2 : Pratiques et publics
Tour de marchés (France, Japon, États-Unis) (Xavier Guilbert)
La bande dessinée, pratique culturelle (Gilles Ciment)
Bande dessinée et postlégitimité (Eric Maigret)
La lecture de manga et ses transformations : enquête sur plusieurs générations de lecteurs en France (Olivier Vanhée)
Partie 3 : Poétique et transmédialité
Emprise graphique et jeu de l’oie (Philippe Marion)
Le roman graphique (Jan Baetens)
Du « cinéma-centrisme » dans le champ de la bande dessinée (Matteo Stefanelli)
La bande dessinée et le cinéma : des origines au transmédia (Ian Gordon)
Conclusion Aux marges d’une ambiguïté médiaculturelle : quatre questions brûlantes pour une théorie culturelle de la bande dessinée (Matteo Stefanelli)

les auteurs

Jan Baetens est professeur à l’Université de Leuven (Louvain), Département de lettres modernes/Institut d’Études Culturelles.
Gilles Ciment est directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (Angoulême).
Ian Gordon est professeur associé à la National University of Singapore.
Xavier Guilbert est rédacteur en chef du collectif du9, espace critique alternatif sur Internet.
Éric Maigret est professeur de sociologie des médias et études culturelles à la Sorbonne Nouvelle, Université Paris 3.
Philippe Marion est professeur au département de communication de
l’Université de Louvain-la-Neuve
Thierry Smolderen est scénariste et historien de la bande dessinée ; il enseigne à l’EESI d’Angoulême.
Matteo Stefanelli est chercheur à la Faculté de Sciences Politiques de
l’Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano.
Olivier Vanhée est maître de conférences à l’Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3.