comicalités - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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revue en ligne

comicalités

revue en ligne d’études de culture graphique

La Cité a le plaisir d’annoncer la naissance de la revue Comicalités : Etudes de culture graphique désormais disponible en ligne. La revue, dirigée par Benoît Berthou (Université Paris 13, LABSIC), entend interroger la bande dessinée comme objet culturel afin de cerner la spécificité et le devenir de leurs modes d’expression, de production et de réception. Résolument interdisciplinaire, la revue fonctionne selon un mode de publication continue : son comité scientifique et son comité de lecture (dans lesquels siègent des représentants de la Cité) accueillent des travaux qui sont publiés au fil de l’eau.
Signalons également que le titre de la revue a été dessiné par Tony Neveux, ancien résident de la maison des auteurs.
À lire sur comicalites.revues.org.

comité de rédaction

Benoît Berthou, directeur de publication (Maître de conférence à l’Université Paris 13)
Sylvie Ducas (Maître de conférence à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Sylvain Lesage (doctorant à l’Université de Versailles-Saint-Quentin)

comité scientifique

Gilles Ciment (Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’image, directeur)
Thierry Crépin (Université Versailles Saint-Quentin, chercheur)
Jacques Dürrenmatt (Université Toulouse-Le Mirail, professeur des universités)
Pierre Fresnault-Deruelle (Université Paris 1, professeur des universités)
Jean-Paul Gabillet (Université Bordeaux 3, professeur des universités)
Thierry Groensteen (École Européenne Supérieure de l’Image, enseignant-chercheur)
Bertrand Legendre (Université Paris 13-Nord, professeur des universités)
Éric Maigret (Université Paris 3, professeur des universités)
Benoît Peeters (Les Impressions Nouvelles, théoricien)
Thierry Smolderen (École Européenne Supérieure de l’Image, enseignant-chercheur)
Emmanuel Souchier (Université Paris 4-Sorbonne, professeur des universités)

premières publications

Vous trouverez ci-dessous la présentation de ses cinq premières publications : ne fonctionnant pas par numéro, la revue fera l’objet de mises à jour régulières et tous les chercheurs sont invités à proposer leurs travaux pour publication.

thématique « la bande dessinée : un art sans mémoire ? »

- Le Grand Prix de l’image française, une existence éphémère
Thierry Crépin
Du long parcours de la reconnaissance de la bande dessinée, on retient généralement quelques faits : la création du Club des bandes dessinées animé par Francis Lacassin dans les années 1960, puis celle du festival d’Angoulême et du CNBDI dans la décennie suivante. Mais il est une initiative qui est oubliée : la création, à l’initiative d’Auguste Liquois et du Syndicat des dessinateurs de journaux d’enfants, d’un Grand Prix de l’image française qui entendait doter les auteurs de bande dessinée d’un dispositif de consécration comparable à ceux que connaissent les écrivains. Voyant le jour en 1946, ce prix se solde par un échec à la mesure de la place occupée dans la culture d’alors par une bande dessinée accusée de tous les maux qui frappent la jeunesse.

- L’impossible seconde vie ? Le poids des standards éditoriaux et la résistance de la bande dessinée franco-belge au format de poche
Sylvain Lesage
Si le livre de poche a joué un rôle central dans la diffusion du patrimoine littéraire, la bande dessinée ne dispose pas de cet outil permettant la constitution d’un corpus de classiques aisément accessibles au plus grand nombre. En ceci, la bande dessinée constitue bien une véritable exception dans le champ éditorial français, par la quasi-absence de collections permettant de republier des classiques en format de poche. L’importance de l’image et l’impératif de lisibilité compliquent en effet le problème de l’adaptation du « grand format » vers le poche, mais demeurent insuffisants pour comprendre la réticence de la bande dessinée au poche. Le présent article propose un retour en arrière sur les expériences des années 1980-1990, afin de mieux cerner cette singularité éditoriale.

- Le classique en bande dessinée
Frank-Michel Gorgeard
Quelles sont les grandes œuvres de la bande dessinée, celles qui font son histoire, ses « classiques » ? Sont-ils bien ceux que l’on croit ? On s’efforce ici de répondre à cette question en confrontant les discours et les pratiques des auteurs, de la critique et des éditeurs. La notion de classique, particulièrement polysémique, apparaît d’autant plus brouillée que les producteurs font rarement référence au travail de leurs pairs en raison notamment de l’incapacité supposée ou réelle du public à les comprendre. Elle-même s’explique par l’état du champ, en cours d’autonomisation : en l’absence d’un arbitre faisant autorité et qui serait l’école, la notion de « classsique » se retrouve au cœur d’une lutte entre deux pôles antagonistes. Alors qu’une partie de la critique et des éditeurs célèbre des « classiques » qui sont autant de bandes dessinées conventionelles, établissant ainsi une « confusion du langage », d’autres, qui affirment des positions artistiques exigeantes, rejettent le mot de classique mais identifient des maîtres, reconnaissent des précurseurs, prospectent du côté de l’avant-garde.

éclectiques

- La légitimation en devenir de la bande dessinée
Xavier Guilbert
Qualifiée d’« objet culturel non identifié » par Thierry Groensteen en 2006, la bande dessinée semble aujourd’hui encore à la recherche d’une reconnaissance culturelle qui lui échappe. Cet article se propose de faire le tour des différentes modalités selon lesquelles s’établit le discours de sa légitimation. Il sera ainsi question de l’importance du discours économique et de l’attachement à une bande dessinée lue par « les jeunes de 7 à 77 ans ». Ensuite, on considérera l’émergence relativement récente d’une bande dessinée dite d’auteur, et les tensions qu’elle a pu susciter vis-à-vis des garants d’une bande dessinée « populaire ». Ensuite, on examinera la place centrale du Festival d’Angoulême dans le traitement médiatique, la rareté du discours critique au sein des supports généralistes et spécialistes, et, enfin, la problématique de l’exposition de la bande dessinée, en particulier au musée.

- Two Flashes. Entertainment, Adaptation : Flash Gordon as comic strip and serial.
Nicolas Labarre
Cet article examine les relations entre le comic strip Flash Gordon, d’Alex Raymond, et son adaptation sous forme de serial en 1936. Le second épisode de celui-ci, « The Tunnel of Terror », et les trois pages dominicales de février 1934 sur lesquelles il est basé sont l’occasion d’une étude des techniques et enjeu de l’adaptation de ce récit sériel. Le serial affiche une volonté de fidélité à l’œuvre de Raymond permettant des comparaisons fines entre des scènes parfois très similaires. Outre des transpositions directes, dans le cas de certaines cases, le serial développe des techniques de narration permettant de reproduire les effets et la temporalité de certains passages du comic strip. L’étude suggère que c’est au niveau de l’articulation entre les scènes mais aussi du rapport de proximité avec les personnages que les deux versions divergent.