instantanés de l’université d’été - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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université d’été de la bande dessinée 2010

instantanés de l’université d’été

à l’usage de ceux qui n’étaient pas là... et des autres

Lancée le lundi 5 juillet dernier, l’Université d’été de la bande dessinée co-organisée par la Cité et le Pôle Image Magelis s’est conclue le 7 juillet au terme de trois journées de débats et réflexions sur le thème du trans-média, cross-média, média global : de l’album singulier aux écrans multiples. Très suivie, cette édition aura vu se succéder échanges et conférences de haute portée. Sans plus attendre la publication sur le site de l’intégralité des débats, nous vous proposons quelques instantanés de l’université.

premiers témoignages

Intervenants ou spectateurs, ils nous livrent leurs premières réactions :

- le blog d’Éric Leguay, ma vie numérique

- le blog de Julien Falgas, marre de la télé

- le blog de Sébastien Naeco, le comptoir de la bd

- les réactions de Pascal Lefèvre sur le blog du groupe de recherche, Image & Word

- les réactions de Pascal Lefèvre sur le blog du groupe de recherche, Play & Game

- le compte rendu de Thierry Lemaire (première partie), actuabd
- le compte rendu de Thierry Lemaire (seconde partie), actuabd

quelques dessins

Ils ont assisté à l’Université d’été carnet de croquis en mains, et livrent leurs impressions en dessins.

- Etienne Lécroart était le témoin graphique officiel de l’événement. Premier témoignage en quelques allégories.

- Yann Madé a suivi tous les débats le crayon sur son bloc. Récit complet des trois jours de débats en 14 pages de bande dessinée.

global media et multimedia


Nous reproduisons la définition du global media proposée par Jean-Paul Commin, président depuis 2004 du Comité de Pilotage du Comité Exécutif de l’Observatoire Européen de l’Audiovisuel (Conseil de l’Europe), qui ne pouvait assister à l’Université et a souhaité partager sa vision avec l’ensemble des participants.

« Si Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, on peut sans doute considérer qu’il en va de même pour le crossmedia par rapport aux producteurs.
Mais, en fait, et sans attendre les intéressantes manifestations développées sur ce thème, ces derniers en sont conscients, et ce de plus en plus, prenant en compte très en amont ce qui apparaît désormais comme une nécessité et correspond à une évolution générale liée à l’environnement même des productions audiovisuelles et cinématographiques, et aux nouveaux enjeux.
L’évolution vers le global media, si elle s’accélère et s’amplifie, s’opère bien sûr avec une forte implication des producteurs dans ces nouveaux développements.
Au cœur de la création se situe, évidemment, encore et toujours, l’œuvre de création mais elle se décline aujourd’hui, non pas systématiquement mais généralement de façon multiple.
L’œuvre rayonne à 360° et pour ce faire est adaptée ou développée en prenant en compte ces nouveaux débouchés mais, à l’inverse, du général au particulier, on peut également constater que ce global media dans cette diversité d’usages et de débouchés contribue à fédérer le ou plutôt les publics autour de l’œuvre.
Ces relais de communication rendus possibles par les différentes utilisations participent à la notoriété de l’œuvre, qui est toujours au centre du dispositif, et celle-ci devient donc par ces développements une « marque » ou une « propriété ».
Toutefois, cette évolution vers le media global tend à induire, d’abord, des coûts nouveaux et ce en sus de ceux portés jusqu’alors par le producteur. Si des modèles économiques d’exploitation peuvent être trouvés, la nécessité d’investissements supplémentaires en amont apparaît toutefois source de difficultés au niveau des structures de production.
En termes de compétences et de savoir-faire, il s’agit surtout de les identifier, fédérer et organiser, et là encore cette mission est celle du producteur.
Une évidence demeure en tout cas, et ce quelle que soit l’évolution de la création ou plutôt des débouchés qu’elle englobe désormais et de ces nouvelles ramifications : le binôme auteur-producteur demeure toujours au cœur et à l’origine des projets.
 »
Jean-Paul Commin