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la cité de la bd s’invite chez vous

dossier : la bande dessinée muette

les richesses documentaires de la cité

La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image vous propose une programmation culturelle en ligne : « La Cité de la BD s’invite chez vous". Explorez les archives de la Cité à travers des sélections thématiques.

la bande dessinée muette

Muette, silencieuse ou « sans paroles », la bande dessinée a appris, dès le XIXe siècle, qu’elle pouvait se passer du texte et proposer une narration purement visuelle.

une histoire de la bande dessinée muette

De Caran d’Ache à Thomas Ott, on trouve, tout au long de l’histoire du 9e art, des œuvres muettes, où le récit, purement visuel, se trouve « réduit au silence ». Il n’est plus à démontrer que la bande dessinée peut se passer de texte et n’est donc pas, constitutivement, un mode d’expression mixte (ou polysémiotique). Mais l’importance et la diversité du corpus des histoires « sans paroles » demeurent trop souvent ignorées. Les articles rassemblés dans ce dossier de la revue neuveimeart2.0. permettent de mieux appréhender cette production.

Dossier de neuviemeart2.0


la bande dessinée sans texte…ou si peu

sélection thématique

Concoctée par la bibliothèque de la Cité, cette bibliographie regroupe une sélection d’albums adulte et jeunesse, disponibles, classiques et auteurs familiers du genre.
voirla bande dessinée sans texte…ou si peu


quelques planches originales de bandes dessinées muettes (ou presque) dans les collections du musée

maestro de caran d’ache

Maestro
Dans une lettre adressée en 1894 à l’éditeur du Figaro le dessinateur Caran d’Ache annonçait son projet de réaliser un roman entièrement dessiné et totalement muet. Ce roman n’ayant jamais été publié on a très longtemps cru que Caran fd’Ache n’était jamais passé çà la réalisation de cet ambitieux projet. Jusqu’au jour où le Musée de la Bande dessinée se porta acquéreur d’un lot très important de dessins attribués à notre auteur et qui se révéla à l’examen être le roman dessinée inédit, Maestro œuvre majeure de l’histoire de la bande dessinée, préfiguration du roman graphique.
+ d'info sur “maestro” : chronique d’une découverte

The little king de otto soglow

Américain de naissance, Otto Soglow (1900-1975) s’est d’abord rêvé acteur. Après quelques infructueuses tentatives, il s’est tourné vers le dessin de presse, après avoir suivi quelques cours académiques. Sa carrière connaît rapidement le succès puisqu’il est publié dans « Life », « Collier’s », « Judge » et « The New Yorker », dont il est, dans les années 1920, un des dessinateurs attitrés. Il introduit bientôt dans ses gags un personnage de roi petit, moustachu et rondouillard, qui devient, au début des années 1930, le héros de nombreux gags la plupart du temps muets. La notoriété de ce Petit roi (« Little King » en v.o.) attire l’attention de Randolph Hearst, patron du King Features Syndicate qui, avantageux contrat à l’appui, convainc Soglow de publier dans la presse quotidienne. Soglow doit attendre 1934 pour quitter « The New Yorker ». La bande fonctionne sur le décalage comique entre la noblesse affichée de la fonction et la manière dont le monarque l’occupe : maladroit, distrait, il est bien peu protocolaire ! La simplicité graphique de Soglow dérouta d’abord les lecteurs, mais devint le signe distinctif de la série, tout comme la rareté, voire l’absence des dialogues. « Le Petit roi » est un classique mondial de la bande dessinée, publiée en France chez Gallimard et dans Paris-Match. Adapté en dessin animé dans les années 1930 par The Van Buren Studio puis les frères Fleischer, « Le Petit roi » est dessiné jusqu’en 1975, année du décès de son créateur. Personne ne l’a repris depuis.

la cage de martin vaughn-james


On doit à l’artiste anglais Martin Vaughn-James une histoire dépourvue de personnages, qui doit beaucoup aux théories du Nouveau roman, La Cage, ouvrage expérimental relativement confidentiel qui fait pourtant l’objet d’un « culte » de la part d’une frange de lecteurs passionnés et d’une riche littérature critique. Cette œuvre emblématique de l’histoire du 9ème art a paru en 1975 après quelques ouvrages dans la même veine (Elephant en 1970, The Projector en 1971, The Park en 1972. Peu avant son décès en 2009 Le Musée de la bande dessinée avait fait l’acquisition de la totalité des planches de La Cage ( voir ci-dessous).

Six cent soixante seize apparitions de Killoffer

« J’ai l’impression qu’on peut tout raconter dans une bande dessinée sans textes » explique Killoffer à propos de ses bandes dessinées souvent uniques en leur genre que l’on a commencé à découvrir dans les pages de Lapin, la revue de L’Association - dont il est un des co-fondateurs. Parmi ses œuvres marquantes ont retiendra Six cent soixante seize apparitions de Killoffer qui sera nominé pour le prix du meilleur album du Festival de la bande dessinée d’Angoulême en 2003. Le musée de la bande dessinée possède plusieurs planches originales ( voir la galerie ci-dessous) de cet ouvrage autobiographique, presque entièrement muet, et inspiré par l’OuBaPo (Ouvroir de bande dessinée potentielle).

Frank Visits the Palace of Horror de Jim Woodring


Né en 1952 aux États-Unis, Jim Woodring a connu une enfance hantée par des hallucinations menaçantes que lui-même qualifie d’« apparitions ». Après un court passage dans un studio de dessin animé où il côtoie Gil Kane et Jack Kirby, il commence dans les années 1980 la publication d’un comic book intitulé Jim dans lequel il entreprend la retranscription la plus littérale possible des rêves qu’il fait. Son autre création majeure est Frank, qui est un peu Felix the Cat revu par le psychédélisme. Dans des histoires muettes aux couleurs chatoyantes, c’est tout un monde onirique enfantin, absurde, parfois cruel et cependant cohérent (que Woodring lui-même qualifie de « unifactor ») qui se développe en échappant pour partie à son créateur. La critique a souvent qualifié le travail de Woodring de surréaliste, terme que lui-même récuse. La plupart de ses histoires sont publiées en noir et blanc, mais il recourt à l’occasion à la couleur, comme dans Frank Visits the Palace of Horror.


la bande dessinée muette, histoires sans paroles du chat noir

Un dossier sur le site collections numérisées

Maestro

© Caran d'Ache - Collection Musée de la bande dessinée

Maestro

© Caran d'Ache - Collection du Musée de la bande dessinée

Maestro

© Caran d'Ache- Collection du Musée de la bande dessinée

La Cage

© Martin Vaughn-James _Collection Musée de la bande dessinée

La Cage

© Martin Vaughn-James _Collection Musée de la bande dessinée

La Cage

© Martin Vaughn-James _Collection Musée de la bande dessinée

La Cage

© Martin Vaughn-James _Collection Musée de la bande dessinée

The Little King

© Otto Soglow - Collection Musée de la bande dessinée

Frank visits the palace of the horrors

© Jim Woodring -Collection du Musée de la Bande dessinée

Frank visits the palace of horrors

© Jim Woodring -Collection du Musée de la Bande dessinée