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Appel à communications

la fabrique de la bande dessinée, perspectives socio-logiques sur la bande dessinée

Enssib, 5-6 mai 2020

Appel à communications
La fabrique de la bande dessinée,
Perspectives socio-logiques sur la bande dessinée
Pascal Robert (Enssib - Elico)
La bande dessinée a souvent été abordée au travers d’un prisme sémiotique, ce
qui est en soi tout à fait légitime. Mais la bande dessinée ce n’est pas seulement
un Texte, ou plutôt un hybride texte-image, c’est aussi des auteurs qui en font les
scénarios et qui les dessinent, des éditeurs (et des imprimeurs ainsi que des
distributeurs), petits ou grands, aux logiques plus ou moins expérimentales, des
supports variés, de la revue au numérique en passant par l’album notamment,
des festivals qui la célèbrent, du plus connu au plus méconnu, des libraires –
souvent passionnés- qui la vendent, notamment dans des boutiques spécialisées,
des bibliothécaires –non moins passionnés- qui la mettent en avant dans leurs
médiathèques grâce à des expositions ou des conférences, des critiques
également qui en parlent et singulièrement dans des revues papiers ou sur des
sites internet…Bref, la bande dessinée c’est tout un monde de créateurs et de
médiateurs qu’il faut décrire et analyser pour mieux le comprendre.
Il nous a semblé que, dans le cadre, de cette année 2020 consacrée à la bande
dessinée, il serait peut être judicieux de faire le point sur les travaux qui rendent
compte de ces différentes facettes du monde, complexe, de ceux qui font la bande
dessinée. Autrement dit, il s’agit d’ouvrir la boite noire de la fabrique de la bande
dessinée. L’approche ne peut être que pluridisciplinaire, c’est pourquoi il est bien
question de socio-logies au pluriel, qui ne sont pas forcément des sociologies au
sens disciplinaire du terme, mais au sens d’un type d’approche que peut
pratiquer aussi bien le civilisationniste, le littéraire, que l’historien du présent et
de la culture, le spécialiste d’information-communication comme le sémioticien
ouvert à la question de la pluralité des supports.
Les mémoires, thèses, livres et articles se multiplient sur ces questions ces
dernières années, il est temps d’essayer de dresser la carte de ce vaste paysage.
Ce colloque voudrait être l’un des lieux où ces approches vont pouvoir à la fois
s’exposer, se rassembler, se découvrir parfois, dialoguer, apprendre les unes des
autres, bref s’enrichir mutuellement.
Les propositions devront se répartir entre cinq grands axes :
- Le premier privilégiera des approches sous l’angle de ce que l’on peut
appeler une socio-logie éditoriale, entre perspectives historique,
sociologique et SIC ; la bande dessinée s’est construire en mobilisant de
multiples supports (du journal au numérique, en passant par les revues
spécialisées et l’album) qui ont donné lieu à de multiples logiques
éditoriales dont l’analyse précise enrichit considérablement notre
connaissance de l’histoire récente de la bande dessinée ;
- Le deuxième voudrait s’intéresser aux travaux qui relèvent d’une sociologie
des professions (celle d’auteur ou d’éditeur, mais aussi celle de
libraire ou de bibliothécaire, par exemple) et institutionnelle (sur les
politiques publiques notamment), là encore entre sociologie politique,
histoire et SIC notamment ;
- Le troisième visera à l’exploration d’une socio-logie de la médiation entre
sociologie de la lecture et des lecteurs, et celle des critiques, des militants
et bédéphiles ou des fans et de tous les vecteurs de médiation1, (à l’instar
des festivals de bande dessinée par exemple) ;
- Le quatrième voudrait s’ouvrir au rapport entre art et bande dessinée, non
sous l’angle esthétique mais sous celui de la socio-logie de l’art, ainsi que
ceux de la socio-logie de la littérature et des approches socio-critiques ;
- enfin, nous voudrions que ce colloque accueille une possible rencontre,
longtemps différée, entre approches à vocation historienne/sociologique
et approches sémiotiques/sémiologiques. Certains auteurs veulent rester
sur leur quant à soi et penser notamment que la sémiotique ne gagne rien
à cette (mauvaise) fréquentation qui, par construction, contrevient au
sacro-saint principe d’immanence. D’autres –et c’est à eux que nous nous
adressons- pensent, au contraire, qu’il devient urgent aujourd’hui de
nouer le dialogue. Certains l’ont entamé (R. Baroni, P. Robert etc.), il faut
le poursuivre. Ce colloque peut en être justement l’occasion. Toute main
tendue de la sociologie à la sémiotique ou de la sémiotique à la sociologie
sera ainsi la bienvenue.
Ces axes ne sont pas étanches et peuvent, bien évidemment, se croiser ou
s’articuler : ainsi, travailler sur les fanzines peut renvoyer à la fois à la
perspective qui relève de la sociologie de la médiation et des logiques
éditoriales ; travailler sur le numérique amène souvent à s’interroger à la fois sur
les éditeurs et sur les formes éditoriales (sémiotiques) etc.
Ce colloque voudrait d’abord se focaliser sur la bande dessinée européenne, mais
sans exclure pour autant les travaux concernant les comics et le manga qui
permettent de construire une approche comparative.
Nous ne prendrons cependant pas en compte les questions de la médiation scolaire et de la vulgarisation qui font déjà fait l’objet de nombreux travaux spécialisés.
Nous voudrions privilégier ici une perspective temporelle relativement récente
de la bande dessinée, soit environ depuis les années 60.

Lieu : Enssib ; date : 5-6 mai 2020

Les propositions, de 2500-3000 caractères espaces compris, accompagnées
d’une courte bio-bibliographie de quatre lignes, sont à envoyer à Pascal Robert
(pascal.robert@enssib.fr) et Carine Garrigou-Grandchamp (carine.garrigougrandchamp@
enssib.fr) avant le 14 février 2020.
Les propositions seront évaluées par les membres du comité scientifique et les
réponses seront retournées au plus tard fin mars.
Comité d’organisation
P. Robert (Enssib)
C. Garrigou-Grandchamp (Enssib)
B. Caraco (Strasbourg)
H. Champanhet (BML)
JM. Rampon (Science po Lyon)
L. Perticoz (Lyon 3)
P. Delisle (Lyon 3)
F. Henryot (Enssib)
V. Branchu-Gendron (Enssib)
Comité scientifique
E. Souchier (Celsa/Paris IV)
E. Dacheux (Clermont-Ferrand)
J. Bonaccorsi (Lyon 2)
J. Baetens (Louvain)
B. Mitaine (Dijon)
JP Gabilliet (Bordeaux)
F. Chauvaud (Poitiers)
J. Garric (Dijon)
V. Alary (Clermont-Ferrand)
L. Perticoz (Lyon 3)
P. Delisle (Lyon 3)
P. Marion (Louvain-la-neuve)
R. Baroni (Lausanne)
S. Lesage (Lille)
P. Robert (Enssib)
Publication : les communications les plus pertinentes feront l’objet d’une
sélection et d’une demande de rédaction d’un texte en vue d’une publication sous
forme d’un ouvrage de la collection Papiers aux presses de l’Enssib ; elles seront
éventuellement complétées par des travaux inédits qui, pour une raison ou une
autre, n’auraient pas été présents au colloque.