archives 2017 des rendez-vous de la cité - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > votre visite > au programme > événements et rendez-vous > archives des rendez-vous de la Cité > archives 2017 des rendez-vous de la cité

archives 2017 des rendez-vous de la cité

Retrouvez les rendez-vous proposés par la Cité en 2017.

Le national-socialisme et la seconde guerre mondiale sur grand écran auront engendré nombre d’images de défilés martiaux et de dramatiques champs d’honneur. Mais d’autres destins dans l’ombre au sein de l’Europe occupée, opposant résistants anonymes et collaborateurs parfois zélés, n’auront pas moins inspiré le septième art au gré des décennies. Avant même la fin du conflit, l’allemand Fritz Lang révèle à Hollywood la terreur en Tchécoslovaquie réprimant l’héroïsme des partisans civils : plus qu’un sommet du film de propagande, Les bourreaux meurent aussi dresse dès 1943 un étendard contre tous les despotismes, et subira quelques années plus tard les foudres de la chasse aux sorcières. Trente plus tard, le français Louis Malle scandalise ses concitoyens avec Lacombe Lucien, portrait d’un salaud ordinaire dans le Sud-Ouest de la France occupée, questionnant l’héroïsme de l’engagement au regard des circonstances et remuant les mauvaises consciences d’un « passé qui ne passe pas ». Deux longs-métrages engagés, brûlots en leurs temps et aujourd’hui sacrés comme authentiques chefs-d’œuvre, à (re)découvrir ce soir sur le grand écran du cinéma de la Cité.

Crissements de freins sur l’asphalte, craquements d’allumettes et pistolets Berreta en poches : après l’exposition Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine, le cinéma de la Cité vous fait goûter une fois encore aux délices du film noir à travers deux trésors iconoclastes. Dans Le privé de Robert Altman, Elliott Gould livre une interprétation mémorable et désabusée du détective Philip Marlowe né sous la plume de Raymond Chandler, ici lancé dans une enquête haute en couleurs aux rencontres plus surprenantes les unes que les autres. Dans Le point de non retour, c’est l’œuvre de Richard Stark qu’adapte le réalisateur John Boorman, avec Lee Marvin déchirant l’écran dans la peau du très rancunier Walker, parti récupérer un magot très convoité dans la prison désaffectée d’Alcatraz... Une soirée exceptionnelle au tarif privilégié : deux films pour 7€.