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à l'affiche cette semainedu 15 au 21 mai 2013
Little bird
[ciné-môme]
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à l'affiche prochainement
Blackie & Kanuto
[ciné-môme]
Ernest et Célestine
[ciné-môme]
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"L’Invasion des profanateurs de sépulture" est très largement perçu comme étant une allégorie du Maccarthisme, "Matrix" est chargé d’une symbolique christique, quant à "Godzilla" il ne peut être qu’une évocation des ravages causés par la bombe atomique.
Cependant un film, plus qu’aucun autre, a généré analyses, interprétations et discordes au sujet de sa réelle signification : "Shining" de Stanley Kubrick.
Né de conversations sans fin entre le producteur Tim Kirk et le réalisateur, "Room 237", explore les multiples théories élaborées autour de la véritable signification du film de Stanley Kubrick en donnant la parole à cinq personnes obsédées par ce chef d’œuvre de l’horreur...
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16:30 * |
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| * séance spéciale : Avant première Séance organisée en partenariat avec le Gncr (Groupement national des cinémas de recherche) et Wild bunch distribution. Tarif unique : 3.50 € | ||||||















La cinéphilie est-elle une maladie ? C’est la question posée en substance par ce film d’un genre nouveau. Ni making of, ni évocation d’un film au sein de l’œuvre d’un cinéaste, Room 237 donne la parole à quelques furieux de Shining, spectateurs compulsifs des courses du petit Danny dans les couloirs de l’hôtel Overlook. Il fait même plus que cela. Il offre à ces fans particulièrement constructifs – voir par exemple ces reconstitutions en 3D des plans du fameux hôtel, élaborées à force de visionnages – l’occasion de poser leur empreinte sur le film, de se l’approprier en lui donnant leurs propres voix.
Avec l’accord de Warner bros. le réalisateur Rodney Ascher a pu prélever à sa guise les images de Shining, et les monter sur une bande-son privilégiant en off les analyses de ses intervenants. Ils ne parlent pas du film, ils font parler le film, et n’apparaissent jamais à l’écran, comme s’ils étaient devenus eux-mêmes les fantômes de l’hôtel à force de le hanter (un spectateur peut-il faire partie d’un film à force de le voir ? C’est une question aussi posée par le film d’Alain Resnais, Vous n’avez encore rien vu). Ils y ont élu domicile, à force d’en examiner tous les recoins, d’en lister les faux raccords forcément lourds de sens – nous parlons d’un cinéaste au QI supérieur à 200 rappelle quelqu’un pour exclure par avance toute négligence de Kubrick -, de détailler affiches et tableaux, et même de céder à la numérologie. Chambre 237 : 2 x 3 x 7 = 42. 1942 : année de l’industrialisation du génocide nazi contre les juifs. Et quelle est la marque de la machine à écrire de Jack Torrance alias Jack Nicholson ? Allemande. Et avec qui Kubrick a-t-il entretenu une correspondance dans les années 70 ? Avec un historien auteur d’un ouvrage important sur le rôle considérable de la bureaucratie et des listes dans l’extermination de masse. Encore quelques associations d’idées, et Shining ne recèle plus seulement une évocation souterraine de la Shoah, mais du génocide en général : les boîtes de levure rangées dans le garde-manger de l’hôtel sont de la marque Calumet, c’est donc qu’il est aussi question d’indiens…
Aux spectateurs français qui seraient surpris de découvrir des scènes inédites de Shining dans Room 237, il faut signaler que le documentaire s’appuie sur la version américaine du film, plus longue que la version européenne...
http://www.accreds.fr/2012/05/22/ro...
Rodney Ascher
http://www.evene.fr/celebre/biograp...