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Captive

Philippines, France, Gb, Allemagne - 2012 - 2h02
Compétition officielle Berlin 2012
Interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Brillante Mendoza

scénario : Brillante Mendoza, Patrick Bancarel, Boots Agbayani Pastor, Arlyn dela Cruz
direction de la photographie : Odyssey Flores
musique ou chansons : Teresa Barrozo
avec : Isabelle Huppert (Thérèse Bourgoine), Kathy Mulville (Sophie Bernstein), Marc Zanetta (John Bernstein), Rustica Carpio (Soledad Carpio), Ronnie Lazaro (Abu Azali), Maria Isabel Lopez (Marianne Agudo Pineda), Angel Aquino (Olive Reyes), Sid Lucero (Abu Mokhif)
séances : semaine du mercredi 13 février 2013
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
15:30
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synopsis

Thérèse Bourgoine est une citoyenne française qui travaille comme humanitaire bénévole pour une ONG sur l’île de Palawan aux Philippines. Alors qu’elle apporte des provisions au siège de l’ONG à Puerto Princesa en compagnie d’une autre bénévole philippine, les deux femmes sont kidnappées avec une vingtaine d’autres touristes étrangers par le groupe Abu Sayyaf, des musulmans terroristes qui se battent pour l’indépendance de l’île de Mindanao…

notes de production

Brillante Mendoza et Isabelle Huppert se sont rencontrés pour la première fois au Festival de Cannes en 2009. Ils se sont retrouvés plus tard, par hasard, à Sao Paulo : il préparait son prochain film, Captive, et m’a proposé d’y participer, confie l’actrice.

Pour ce film, Brillante Mendoza s’est beaucoup inspiré de la réalité : les événements décrits dans Captive se basent sur les prises d’otages qui ont eu lieu aux Philippines, les enlèvements de l’hôtel Dos Palmas à Palawan, en 2001, et d’autres enlèvements commis par le Groupe Abu Sayyaf (Gas) et autres organisations séparatistes similaires, partage-t-il. Son but a été de mettre en scène tous ces évènements avec le plus de réalisme possible. Il ajoute : le film comporte environ 25 % d’éléments fictifs.

Les scènes du film ont été tournées par ordre chronologique pour permettre aux acteurs de s’identifier au maximum aux personnages et de vivre le tournage : pour réussir à tourner les scènes de manière chronologique, j’ai légèrement modifié l’ordre des évènements de manière à ce qu’ils correspondent à la proximité entre les lieux de tournage, affirme le réalisateur.

Toujours dans le but de donner au film un aspect réaliste et d’entraîner les acteurs dans une expérience de vie réelle, le réalisateur a choisi de séparer ces derniers en deux groupes. En parlant de la scène de l’enlèvement, Isabelle Huppert se souvient : je débarquais sur les lieux, ne connaissant personne, et les acteurs interprétant les terroristes étaient particulièrement effrayants. Les acteurs ne se sont ainsi rencontrés que pendant le tournage de la scène. Brillante Mendoza a expliqué ce choix par sa volonté d’instaurer un fossé culturel entre les deux groupes.

De vrais soldats ont participé au tournage du film afin de donner plus de véracité aux scènes de fusillade, à travers les gestes et l’utilisation de vraies armes. Quelques militaires étaient présents pendant le tournage pour dire si les acteurs avaient l’air crédibles, ajoute le réalisateur.

Contrairement à ce que le film laisse penser, le tournage n’a pas réellement eu lieu à Mindanao, l’île du sud des Philippines, à cause de l’insécurité qui règne dans cette région : nous avons tourné pendant 25 jours en différents endroits, sur et autour de l’île de Luzon, y compris dans mon propre jardin dans la banlieue de Manille, confie Brillante Mendoza. L’équipe du film a également suivi les traces de Francis Ford Coppola et s’est retrouvée dans la même jungle que celle que l’on peut voir dans Apocalypse now.

Dans Captive, une scène montre la rencontre entre Thérèse, le personnage principal interprété par Isabelle Huppert, et un Sarimanok (oiseau mythologique des Musulmans). Cette séquence a été réalisée en postproduction grâce à la technologie numérique.

En travaillant sur son rôle, Isabelle Huppert a choisi comme livre de chevet l’ouvrage d’Ingrid Bettencourt, Même le silence a une fin : (...) cette lecture m’a nourrie : l’épuisement, le sentiment que cela ne va jamais s’arrêter, le fait qu’on vous déplace continuellement, explique-t-elle.

Entretien avec Brillante Mendoza
Il est l’un des cinéastes les plus passionnants apparus ces dernières années. En une dizaine de longs métrages, Brillante Mendoza a bâti une œuvre visuellement puissante, aux récits aussi obsédants qu’émouvants...
http://www.filmdeculte.com/people/entretien/Entretien-avec-Brillante-Mendoza-Thy-Womb-2012-16522.html

Brillante Mendoza
Né le 30 juillet 1960 à San Fernando.
Commence à travailler dans la publicité...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brillante_Mendoza

Odyssey Flores
http://www.cinemotions.com/Odyssey-Flores-nm466100

Isabelle Huppert
Née Isabelle Anne Madeleine Huppert le 16 mars 1953 à Paris.
Se fait remarquer grâce à son rôle d’artiste brute dans Aloïse de Liliane de Kermadec...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Huppert

extrait(s) de presse

Les Inrocks - Mendoza ne trahit pas ce qui demeure un des marqueurs de son cinéma...
Libération - Le nouveau film de Brillante Mendoza nous saisit dès les premiers plans...
Le Figaro - Un cinéma viscéral, captivant, empreint de violence, de sauvagerie sans être pour autant manichéen...
Le Monde - "Captive" : un caméléon dans la jungle philippine...
Fiches du cinéma - Une réussite grâce à la précision documentaire, implacable, passionnante, de la mise en scène...
Télérama - On est captivé par cette singulière aventure humaine...
Ecran large - Le talent du cinéaste est incontestable. Déstabiliser pour mieux s'affirmer en quelque sorte.
Critikat - "Captive" peut évoquer "White material" de Claire Denis...