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Foxfire, confessions d’un gang de filles

France, Gb, Canada - 2013 - 2h23
Avant première mondiale Toronto 2012 Coquille d'argent meilleure actrice (Katie Coseni) San Sébastien 2012
film - version originale sous-titrée en français
de

Laurent Cantet

scénario : Laurent Cantet, Robin Campillo
d'après l'oeuvre de : Joyce Carol Oates
direction de la photographie : Pierre Milon
avec : Katie Coseni (Maddy), Raven Adamson (Legs), Madeleine Bisson (Rita O'Hagan), Claire Mazerolle (Goldie), Paige Moyles (Lana), Rachael Nyhuus (Violet Kahn), Lindsay Rolland-Mills (VV), Ali Liebert (Muriel Orvis), Alexandria Ferguson (Marsha), Tamara Hope (Marianne)
séances : semaine du mercredi 2 janvier 2013
mercredi 2 jeudi 3 vendredi 4 samedi 5 dimanche 6 lundi 7 mardi 8
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séances : semaine du mercredi 9 janvier 2013
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séances : semaine du mercredi 16 janvier 2013
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
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synopsis

Nord-ouest de l’État de New York, 1953, un quartier ouvrier d’une petite ville. Dans cette culture violente d’après-guerre où les hommes règnent en maîtres, des adolescentes rebelles se réunissent en une sororité liée par le sang : la bande Foxfire, une société secrète réservée aux femmes, qui se distingue par la flamme tatouée à l’arrière de l’épaule de ses membres. « Foxfire » pour jolies filles, mais aussi pour feu et destruction. Legs, Maddy, Lana, Rita et Goldie en ont assez de l’humiliation et de la discrimination qu’elles subissent parce qu’elles sont pauvres et qu’elles sont des filles. Menées par la fougueuse Legs, les filles préparent leur vengeance et tentent de réaliser un rêve impossible : vivre selon leurs propres règles, quelles que soient les conséquences. Mais le prix à payer sera lourd...

notes de production

Il s’agit de la 2ème adaptation cinématographique du roman Foxfire : confessions of a girl gang (1995) de Joyce Carol Oates, après Foxfire de Annette Haywood-Carter (1996) avec Angelina Jolie.

Tout comme Entre les murs, le cinéaste a fait appel à des amateurs pour apparaitre dans son film et les a fait tourner dans les mêmes conditions que le film palmé.
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=109&alpha=5&a=2012&m=12#film

Avec Foxfire, confessions d’un gang de filles, Laurent Cantet signe son septième long-métrage, mais aussi sa quatrième adaptation cinématographique basée sur un roman.

Après Entre les murs, qui obtint la Palme d’or à Cannes en 2008, le cinéaste Laurent Cantet se penche à nouveau sur le thème de la jeunesse, une jeunesse rebelle. Il indique à propos de cela : j’ai souvent filmé l’adolescence. Impossible de m’en départir, même si j’ai assez de recul à son égard pour savoir que cette période est l’une des plus dures de l’existence.

Laurent Cantet affirme qu’il a cherché à marquer une différence avec le roman original, au niveau de la chronologie. Il a indiqué qu’il voulait donner forme à une restitution minutieuse de la naissance, de la vie et de l’atomisation d’une bande pour rester au plus proche de l’énergie des filles.

Pour trouver les jeunes filles idéales pour les rôles, Laurent Cantet et son équipe sont allés à Toronto et ont fait le tour des écoles, des maisons de quartier et des centres d’accueil pour jeunes en difficultés. Les responsables du casting ont également lancé un appel sur internet et ont auditionné plus de 500 jeunes filles. Laurent Cantet témoigne : c’est une chose de trouver des actrices convaincantes, c’en est une autre de constituer un groupe cohérent, capable d’incarner une bande comme celle de Foxfire.

Foxfire, confessions d’un gang de filles montre une bande de jeunes filles qui se révoltent contre l’oppression masculine, leur but étant de vivre selon les propres lois de leur gang. Lorsque l’on demande au réalisateur Laurent Cantet si ses personnages appartiennent à un quelconque mouvement politique, celui-ci répond par la négative. Selon lui, ces jeunes protagonistes féminins n’ont pas de concepts pour dire ce qu’elles expérimentent. Féministe, par exemple, est un mot qui n’existe simplement pas pour elles. Il ajoute : cette question est cruciale dans mes films : avant de parvenir à penser les choses, avant de les théoriser, comment les vit-on ?

Pour les scènes de dialogues, le directeur de la photographie Pierre Milon et son équipe ont tourné avec deux caméras Hd afin de filmer l’intégralité d’une scène sans être obligé de faire des champs contre-champs. Laurent Cantet affirme : cette méthode exige un certain type de travail sur les décors : il n’était pas question, par exemple, d’aménager un seul côté d’une rue et pas l’autre. La directrice artistique Franckie Diago a donc dû s’appliquer à construire des décors 360° : j’ai ainsi pu tourner un film d’époque avec le même type de liberté que s’il s’était agi d’une histoire contemporaine, se souvient le metteur en scène.

Laurent Cantet se dit particulièrement fier de son casting. Néanmoins, de toutes les jeunes actrices, Tamara Hope était la seule professionnelle. Un choix que le cinéaste explique : je voulais que, contrairement aux filles de la bande, elle soit sans âge, qu’elle paraisse adulte quand elle prend le thé avec les amies de sa mère et redevienne une gamine avec Legs. J’avais en tête ce qu’écrit Pasolini en marge du scénario de Théorème, à propos du jeune bourgeois de la maison : Il n’a pas d’âge ; il a l’âge de sa classe.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_(film)

Pour reconstituer les États-unis des années 50, le réalisateur Laurent Cantet déclare s’être beaucoup inspiré de la photographie, avec notamment le livre de l’artiste Joseph Sterling The Age of adolescence ou encore les photos de Bruce Davidson sur les bandes d’adolescents de Brooklyn.

Entretien avec Laurent Cantet
Pourquoi avez-vous choisi le roman de Joyce Carol Oates ?
Quand j’ai découvert ce livre, je l’ai lu d’un trait. J’ai eu la sensation de revenir à des thèmes comme le groupe, la résistance et la violence sociale. J’ai tenté d’adapter l’histoire à la France, mais cela ne fonctionnait pas. Dans les années 1950, en France, il n’y avait pas d’anti-communisme comme là-bas, ni de représentations du "rêve américain", que j’ai toujours vu comme un mythe...
http://cineuropa.org/it.aspx?t=interview&l=fr&did=226656

Laurent Cantet
Né le 15 juin 1961 à Melle (Deux-Sèvres).
Primé de la Palme d’or lors du 61ème Festival de Cannes pour son film Entre les murs...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Cantet

Robin Campillo
Né à Mohammedia (Maroc) le 16 août 1962.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Campillo

Joyce Carol Oates
Née le 16 juin 1938 à Lockport.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joyce_Carol_Oates

Pierre Milon
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/131212/pierre-milon
http://www.imdb.fr/name/nm0590471/

Tamara Hope
Née Tamara Lindeman à Toronto le 2 novembre 1984.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tamara_Hope
http://www.imdb.fr/name/nm0394045/

extrait(s) de presse

Le Monde - La fureur de vivre, au féminin pluriel...
Positif - L'intelligence du casting alliée à un engagement de jeu très anglo-saxon et à une direction d'acteurs impeccable confirment à nouveau le savoir-faire de Laurent Cantet quand il s'agit d'exposer les lignes de force d'un groupe...
Le Nouvel obs - "Foxfire", coup de poing américain et féministe, porté par une ribambelle de comédiennes non professionnelles qu’on a toutes envie de prendre dans ses bras...
Fiches du cinéma - Après sa Palme d'Or, Laurent Cantet fait preuve d'énergie, mais profite-t-il pleinement de cette liberté artistique ?
Les Inrocks - Aussi beau qu’étonnant...
L'Humanité - On en profitera pour saluer l’énergie de toute la bande de comédiennes, non professionnelles sauf une, ce qui n’est pas sans rappeler le principe d’"Entre les murs"...
Libération - Comme souvent chez Laurent Cantet, la part chaude du cinéaste militant de gauche lutte sans fin avec une certaine froide amertume de l’intellectuel politisé...
La Croix - Relevant le double défi du film d'époque tourné en terre anglo-saxonne, Laurent Cantet (...) donne naissance à une oeuvre très singulière, portée par une petite troupe de comédiennes jusque-là inexpérimentées mais à l'authenticité très convaincante...