Les Rats de Manhattan - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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Les Rats de Manhattan

Rats, notte di terrore
Italie, France - 1983 - 1h38
interdit aux moins de 13 ans (à sa sortie le 5 décembre 1984)
film - version française
de

Bruno Mattei

scénario : Claudio Fragasso, Bruno Mattei, Hervé Piccini
direction de la photographie : Franco Delli Colli, Henry Frogers
musique ou chansons : Luigi Ceccarelli
avec : Ottaviano Dell'Acqua (Kurt), Massimo Vanni (Taurus), Ann-Gisel Glass (Myrna), Geretta Geretta (Chocolate), Jean-Christophe Brétigniere (Lucifer), Fausto Lombardi (Deus), Henry Luciani (Duke), Cindy Leadbetter (Diana), Christian Fremont (Noah), Moune Duvivier (Lilith), John Gayford (la voix du magnétophone, non crédité)
séances : semaine du mercredi 21 novembre 2012
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
05:00*
séance spéciale :
* dim 25 05:00 présenté par Rurik Sallé, acteur, compositeur et journaliste spécialisé (Mad movies) dans le cadre de la Nuit fantastique organisée en partenariat avec Hidden circle et Tamasa tarif préférentiel 5 films = 12,50 €

synopsis

Plusieurs centaines d'années après qu'une guerre nucléaire aie dévasté la planète, la société se divise en deux clans : ceux vivants dans les souterrains, et ceux survivants tant bien que mal à la surface. Une bande de motards débarque dans la ville désertée depuis longtemps à la recherche d'eau et de nourriture, mais sont vite encerclés par des rats mutants. La nuit sera longue et ils savent qu'ils devront s'entraider pour pouvoir survivre...

notes de production

Titre alternatif : Les Mutants de la deuxième humanité

Mattei, grand spécialiste du bis (1), insuffle à son intrigue un rythme soutenu qui fait passer les invraisemblances et les trucages grossiers de l’ensemble. Le film se termine par ailleurs sur une idée complètement démente qui confirme le côté sympathique de l’ensemble...
Philippe Ross, la Saison cinéma 1985 (la Revue du cinéma)
(1) Le Cinéma bis désignait des films destinés au public populaire et englobant généralement l’ensemble de la série B et de la série Z, mais également les films destinés naguère au circuit des salles de quartier...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9ma_Bis

Curt et ses amis sont des survivants de l’Apocalypse, une guerre nucléaire survenue il y a une centaine d’années, qui a effacé de la surface de la terre presque toute trace de l’humanité et qui a transformé l’imposant agglomérat de buildings de Manhattan en un vieux village de Campanie (certaines mauvaises langues avancent une histoire de restriction budgétaire, mais bon...). C’est d’ailleurs ce que vont découvrir ces barbares du futur répondant aux noms chantants et évocateurs, que sont Lilith (la cochonne), Lucifer (le cochon de la cochonne), Deus (le théocrate à deux balles), Taurus (fort comme un... taureau) ou Video (fan de jeux...), montés sur leurs motos, tels des Hells angels fringués chez Gauthier et coiffés dans le salon préféré des Bee gees.

Une voix off nous apprend que la plupart des survivants se sont réfugiés sous la surface, l’extérieur étant réservé aux mutants et aux aventuriers. Nos amis, qui font, selon toutes apparences, partie de la deuxième catégorie, errent dans les terres dévastées quand ils reçoivent un Sos. Arrivés sur place, ils font découvrir que les auteurs de ce message sont tous décédés d’une mort horrible, mais ils vont aussi mettre la main sur une extraordinaire réserve de nourriture.

Curt et ses compagnons nous font alors cadeau d’une exceptionnelle manifestation d’allégresse, sautillant comme des pucelles à leur premier bal, dévorant la bouffe comme des porcs et se roulant dans la farine comme des filets de merlan. Je suis une blanche, je suis une blanche !, s’exclame alors la bien-nommée Chocolat, recouverte d’une fine poudre blanche. A ce moment là, le bissophile averti sent alors qu’il tient ici une véritable perle des années 80, présentant tous les éléments qui composent le grand nanar désopilant.

Bruno Mattei, malin, s’amuse avec les codes post-apo et horrifiques. Horrifique, oui, car la nuit venue, les rats attaquent ! Et là, cela devient carrément hilarant. Il faut voir ces acteurs en faire des tonnes (les hurlements de terreur durent des plombes, accompagnés de regards figés aux yeux écarquillés) devant le spectacle de pauvres mammifères hagards posés au hasard sur le sol du plateau et cherchant quelques graines à grignoter. Pour les rendre plus impressionnants, notons que les rats ont été de plus mouillés (les premiers rats punks !). Tout cela est très drôle, notamment les plans sur le présumé leader, un rat blanc aussi dynamique qu’un flan au caramel. Puis, de temps à autres, pour simuler de violentes attaques, les comédiens se prennent sur la tronche des seaux remplis de rats que l’on devine balancés par des accessoiristes hilares. Bref, on nage en plein amateurisme...

Il est aussi à noter que, si on le compare leur jeu à celui des acteurs humains de ce film, les rats seraient susceptibles d’être nominés aux Oscars. Rarement vu un niveau d’interprétation aussi nul, une impression amplifiée par un doublage français pas même digne d’un film porno de seconde zone (cette option vous est donc fortement conseillée !). On rit donc beaucoup à la vision de ces comédiens poseurs et débitant des lignes de dialogue ridicules (la séquence de la découverte de l’ordinateur vaut par exemple son pesant de cacahuètes, c’est terriblement comique et surréaliste, on se croirait presque dans un film des ZAZ) (2). Prêtez donc bien une oreille attentive aux dialogues lors des séquences posées, qui sont uniquement là pour nous faire patienter mais qui sont aussi drôles que les tirades de certains stand-up comedies (notamment les propos philosophiques de comptoir de Deus, le moine boudhiste du futur).
(2) Zucker, Abrahams et Zucker (ZAZ abrégé) sont un trio comique américain cinématographique composé de Jim Abrahams (né le 10 mai 1944) et les frères David (né le 16 octobre 1947) et Jerry Zucker (né le 11 mars 1950) créateur du Kentucky fried theater et complice de John Landis...
http://en.wikipedia.org/wiki/Zucker,_Abrahams_and_Zucker

Le plus incroyables est que, malgré son incroyable faiblesse, le scénario est bourré d’incohérences et d’approximations. Entre un ordinateur toujours sous tension (c’est bien connu, les rats respectent les ordinateurs), des héros qui préfèrent s’enfermer plutôt que prendre la poudre d’escampette et la réaction de certains protagonistes (mention spéciale à Duke, l’un des personnages les plus débiles de l’histoire du cinéma et à sa copine l’hystérique Mirna, qui confond cris et alarmes de caserne de pompiers), on nage en plein n’importe quoi.

Du coté des effets chocs, Bruno Mattei nous présente une scène érotique avec Lucifer et Lilith qui nous montrent zizi et foufoune (comprenez la jungle impénétrable d’avant les années 90), puis pas mal de spectacles trashs nous exposant des corps mutilés et à demi-dévorés (cependant, le réalisateur ne se hasarde pas à nous montrer les exactions des rats en direct). Le seul gros effet spécial va sûrement vous faire plier de rire...
http://www.scifi-universe.com/critiques/7316-44-les-rats-de-manhattan-les-mutants-de-la-2eme-humanite.htm

Derrière le nom de Vincent Dawn se cache en fait Bruno Matei !
http://www.sueursfroides.fr/critique/la-creation-2013

Bruno Mattei
Né le 30 juillet 1931 à Rome, décédé le 21 mai 2007 à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Mattei

Claudio Fragasso
Né le 2 octobre 1951 à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claudio_Fragasso
http://www.scifi-universe.com/encyclopedie/personnalite/2152-claudio-fragasso.htm

Hervé Piccini
http://www.devildead.com/listname.php3?id=19928&tid=0

Franco Delli Colli
Né le 20 novembre 1923 à Rome, décédé en août 2005.
A cotoyé des réalisateurs aussi différents que Mario Monicelli, Dino Risi, Pier Paolo Pasolini, Sergio Leone, Louis Malle, Marco Ferreri, Federico Fellini, Jean-Jacques Annaud et Roman Polanski...
http://www.afcinema.com/Tonino-Delli-Colli,2895.html

Henry Frogers
http://www.imdb.fr/name/nm0296217/

Luigi Ceccarelli
Né à Rimini en 1953.
http://www.imeb.net/IMEB_v2/index.php?option=com_content&task=view&id=47&Itemid=153
http://www.cinemotions.com/Luigi-Ceccarelli-nm246711
http://www.scifi-universe.com/encyclopedie/personnalite/5371-luigi-ceccarelli.htm

Ottaviano Dell’Acqua (sous le nom Richard Raymond)
http://www.imdb.fr/name/nm0217260/
http://www.cinemotions.com/Ottaviano-Dell-Acqua-nm232663

Geretta Geretta (sous le nom Janna Ryann)
http://www.imdb.fr/name/nm0314250/
http://www.cinemotions.com/Geretta-Geretta-nm416903

Massimo Vanni (sous le nom Alex McBride)
http://www.cinemotions.com/Massimo-Vanni-nm20605
http://www.imdb.fr/name/nm0889242/

Ann-Gisel Glass
Née le 17 juin 1964 à Strasbourg.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann-Gisel_Glass

Jean-Christophe Brétigniere (sous le nom Cristoph Bretner)
http://www.imdb.fr/name/nm0107861/

Fausto Lombardi (sous le nom Tony Lombardo)
http://www.cinemotions.com/Fausto-Lombardi-nm47679
http://www.imdb.fr/name/nm0518361/

Henry Luciani
http://www.imdb.fr/name/nm0524570/filmogenre

Cindy Leadbetter
Née le 15 juin 1955 à Los Angeles.
http://www.imdb.fr/name/nm0494898/
http://www.maniaco-deprebis.com/index.php?post/2009/03/25/5-cindy-leadbetter-la-beaute-de-l-eclair

Christian Fremont (sous le nom Chris Fremont)
http://www.imdb.fr/name/nm0294021/filmotype

Moune Duvivier
http://www.cinemotions.com/Moune-Duvivier-nm209569
http://www.imdb.fr/name/nm0245214/

John Gayford
http://www.imdb.fr/name/nm0310871/
http://www.cinemotions.com/John-Gayford-nm100984

extrait(s) de presse

Nanarland - Bref, un bon gros nanar fier de l’être, aussi ringue que drôle.
Psychovision - C'est un nanar de joli calibre que nous avons là...
Cinéchange - Attention ! Chef d’œuvre !
Agressions animales - Hilarant ! Voila ce qu’il ressort de la vision de ce film improbable réalisé par Bruno Mattei...
TvClassik - Magnifique.
Films fantastiques - Cette série Z serait le film dont Bruno Mattei est le plus fier...
Exterminator - "Les Rats de Manhattan", un film thérapeutique ?
Mad movies - Je ne me souvenais plus combien ce film était bon !