Les Glaneurs et la glaneuse - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > Les Glaneurs et la glaneuse

Les Glaneurs et la glaneuse

France - 1999 - 1h22
accessible aux enfants à partir de 8 ans
documentaire - film francophone
de

Agnès Varda

direction de la photographie : Stephane Krausz, Didier Rouget, Pascal Sautelet, Agnès Varda
musique ou chansons : Joanna Bruzdowicz, Pierre Barbaud, Isabelle Olivier (Ocean), François Wertheimer, le Rap de Bredel et Klugman
séances : semaine du mercredi 7 novembre 2012
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
20:30*
séance spéciale :
* soirée-débat organisée en partenariat avec Charente Nature, dans le cadre de la "Faites de la Récup" des 17 et 18 novembre à Vindelle tarif unique 3,5 €

synopsis

Un peu partout en France, Agnès a rencontré des glaneurs et glaneuses, récupereurs, ramasseurs et trouvailleurs. Par nécessite, hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des autres. Leur univers est surprenant. On est loin des glaneuses d'autrefois qui ramassaient les épis de blé après la moisson. Patates, pommes et autres nourritures jetées, objets sans maître et pendule sans aiguilles, c'est la glanure de notre temps. Mais Agnès est aussi la glaneuse du titre et son documentaire est subjectif...

Documentaire Les.Glaneurs.et.la.Glaneuse 2/4 par nature-boy-79

notes de production

On ne peut plus regarder comme avant ceux qui soulèvent les couvercles des poubelles...
Agnès Varda

Agnès Varda rencontre différentes personnes : jeunes, moins jeunes, agriculteurs, rmIstes, salariés, retraités, en ville ou à la campagne, qui vont glaner dans les champs ou grappiller dans les arbres après les récoltes, ramasser les légumes ou fruits hors calibre jetés par les entreprises vendant les fruits et légumes, récupérer de la nourriture dans les poubelles des supermarchés, boulangeries ou à la fin des marchés. Le film montre aussi les personnes récupérant des objets dans les poubelles ou dans les rues lors de la collecte des déchets encombrants. Ces objets sont réparés, réutilisés par ces personnes dans leur vie quotidienne ou par des artistes pour leurs œuvres d’arts. Ces glaneurs, comme les nomme Agnès Varda en référence à Des glaneuses de Jean-François Millet (1), sont proche des mouvements déchétariens.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_glaneuses

Ce film est documentaire par son sujet. Il est né de plusieurs circonstances. D’émotions liées au vu de la précarité, du nouvel usage des petites caméras numériques et du désir de filmer ce que je vois de moi : mes mains qui vieillissent et mes cheveux qui blanchissent. Mon amour de la peinture a voulu aussi s’exprimer. Tout cela devait se répondre et s’imbriquer dans le film sans trahir le sujet de société que je souhaitais aborder : le gâchis et les déchets… Qui les récupère ? Comment peut-on vivre des restes des autres ? Au départ d’un film, il y a toujours une émotion. Cette fois-ci, celle de voir tant de gens qui vont ramasser ce qui traîne en fin de marchés ou les restes jetés dans les containers des grandes surfaces. Quand on les voit, on veut filmer ces personnes et c’est aussi cela qui ne se peut filmer sans leur accord. Comment témoigner pour eux sans les gêner (…) Comme il n’y a pas de mot français pour road-movie, je pourrais dire que j’ai tourné un road-documentary.
Il fallait traiter le sujet en mode rural (le glanage et le grapillage) et en mode urbain (la récupération) et je m’autorisais des digressions variées avec un point d’accroche au sujet (…)

Agnès Varda

Les Glaneurs... a été tourné dans le Nord, la Beauce, le Jura, la Provence, les Pyrénées Orientales, la Banlieue parisienne et Paris.
De septembre 99 à avril 2000, il y a eu 27 jours de tournage en équipe, par série de 4 à 7 jours.
Agnès Varda a tourné une dizaine de jours séparés et très souvent 2 à 3 heures, spécialement pour les fins de marchés, entre 14h et 16h. Les plans filmés par Agnès Varda totalisent 15minutes sur les 82 du film.

Le tournage s’est effectué avec une caméra digitale, en DV Cam. Pour ses prises de vues, Agnès Varda a utilisé une Mini DV.

Le documentaire d’Agnès Varda a été présenté à l’occasion du 53ème Festival de Cannes (2000), hors-compétition, dans le cadre de la sélection officielle.

Ce documentaire est notable pour son utilisation d’une petite caméra tenue d’une main et de ses techniques de film. Par exemple, Varda utilise un plan tourné lorsque, ayant oublié d’éteindre la caméra, celle-ci filme le cache de l’objectif en mouvement.

Dans Les Glaneurs et la glaneuse, Varda se filme en train de se peigner et il y a beaucoup de plans sur ses mains. Régulièrement elle attrape des camions le long de l’autoroute, plaçant sa main faisant un rond devant la caméra et faisant semblant de les attraper en refermant sa main.

La plupart de ces plans sont incorporés à l’œuvre de Varda pour montrer qu’en tant que réalisatrice, elle aussi est une glaneuse, celle du titre du documentaire.

Les personnes filmées ne sont pas des comédiens mais ils deviennent des personnages par le regard du cameraman qui les rend acteurs de la situation qu’il filme. C’est particulièrement vrai dans le film d’Agnès Varda...
http://serieslitteraires.org/site/Les-glaneurs-et-la-glaneuse-d

Ciné-Tamaris production
Créée en 1954 sous le nom de Tamaris Films pour produire La Pointe courte, premier long-métrage d’Agnès Varda, film avant-coureur de la Nouvelle vague, la société est devenue Ciné-Tamaris en 1975 pour produire Daguerréotypes et n’a plus cessé depuis ses activités de production, puis distribution, et enfin édition et distribution vidéo.
Parmi les productions qui ont été appréciées et qui ont circulé dans le monde entier : L’Une chante l’autre pas, Sans toit ni loi, Jane B. par Agnès V., Jacquot de Nantes, Les Glaneurs et la glaneuse et Les Plages d’Agnès.
Notre société a également récupéré le matériel et les droits d’autres films d’Agnès, comme : Cléo de 5 à 7, Le Bonheur et autres courts-métrages, ainsi que des films de Jacques Demy, dont la notoriété n’est plus à prouver, comme : Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’Ane et Une chambre en ville.
Nous pouvons nous vanter d’être une des deux ou trois sociétés de production indépendantes qui ont survécu depuis les années 60 et une société de distribution qui maintient une ligne de qualité dans la mesure où nous ne distribuons que les films de Jacques Demy et d’Agnès Varda.
http://www.cine-tamaris.com/cine-tamaris/cine-tamaris-production

Agnès Varda
Née Arlette Varda le 30 mai 1928 à Ixelles (Belgique).
L’ensemble de son œuvre cinématographique est récompensée par le prix René Clair de l’Académie française (2002).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_Varda

Joanna Bruzdowicz
Elle a déjà composé la musique d’autres films d’Agnès Varda : Sans toit ni loi, Kung fu master, Jacquot de Nantes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joanna_Bruzdowicz

extrait(s) de presse

Positif - Passionnant autoportrait sous forme d'enquête sur les ramasseurs de déchets, d'objets jetés, de rebuts de la société de consommation...
Cadrage - Regarder "Les Glaneurs et la glaneuse", c'est évoluer vers un cinéma de l'honnêteté...
Hors champs - Naïf, le cinéma de Varda. Parfois. Mais libre, coquet et franchement personnel, certainement !
Télérama - Construit comme un jeu de l'oie, le film saute d'une rencontre à l'autre, sans autre règle que celle du coq-à-l'âne, le pêché mignon d'Agnès Varda...
Cinéma documentaire - Glaner, c’est aussi filmer des images et des choses que l’on ramasse au hasard, comme ça, en promenant sa caméra, en fouillant les zones délaissées après le grand marché médiatique...
Peuple et culture Cantal - Cinéaste citoyenne, Agnès Varda n’en est pas moins une fine esthète qui sait capter et s’attarder sur les plus discrètes beautés de notre environnement...