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Boy

ciné môme
Nlle Zélande - 2010 - 1h28
Grand prix du meilleur film Berlin 2010
accessible aux enfants à partir de 10 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Taika Waititi

scénario : Taika Waititi
direction de la photographie : Adam Clark
musique ou chansons : The Phoenix foundation
avec : James Rolleston (Boy), Te Aho Eketone-Whitu (Rocky), Taika Waititi (Alamein), RickyLee Waipuka-Russell (Chardonnay), Haze Reweti (Dallas), Moerangi Tihore (Dynasty), Cherilee Martin (Kelly), Maakariini Butler (Murray)
séances : semaine du mercredi 10 octobre 2012
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
14:30
14:45
14:45
séances : semaine du mercredi 17 octobre 2012
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
14:30

synopsis

Boy, onze ans, habite dans un village maori avec sa grand-mère, son petit frère Rocky, et une tribu de cousins. Il vit dans un monde imaginaire, est fan de Michael Jackson et de son nouveau tube "Thriller". L’autre héros de Boy est Alamein, père absent que le jeune garçon imagine tantôt en samouraï maori, tantôt en star du rugby ou encore en intime du roi de la Pop. Après sept ans d’absence, lorsque Alamein rentre à la maison, Boy va devoir confronter ses rêves à la réalité...

notes de production

Boy a été le premier film écrit par Taika Waititi. Le travail sur le scénario a duré trois ans, ce qui a donné le temps au cinéaste de tourner un autre film entre-temps (Eagle vs Shark, 2007). Toutefois, le réalisateur a toujours considéré Boy comme son premier long métrage.

Le casting de Boy a nécessité la recherche de plusieurs enfants pour les rôles principaux et pour la figuration. Le choix n’a pas été facile, et il a fallu faire le tour de tout le pays : on voulait des enfants de la campagne parce qu’ils parlent d’une certaine manière. Avec les petits urbains, ce n’est pas la même chose. Nous sommes allés dans les écoles et nous avons vu plusieurs centaines d’enfants, partage Taika Waititi.

Initialement, il n’était pas prévu que le jeune James Rolleston joue le rôle principal du film Boy. Repéré alors qu’il n’était que figurant sur le plateau, il a été engagé trois jours seulement avant le début du tournage.

Boy a été la première expérience de chacun des enfants qui figurent dans le long métrage. Aucun d’eux n’avait joué dans un film auparavant, ce qui a rendu leur jeu très naturel : on a été durs avec eux dès le début, leur disant que le métier d’acteur était difficile et qu’ils ne devaient pas s’imaginer devenir des stars, mais plutôt considérer ce moment comme une expérience, confie le réalisateur.

Taika Waititi a choisi d’incarner Alamein, le père du personnage principal car il n’a trouvé personne pour interpréter ce rôle à sa place. Sa décision a été prise deux mois avant le début du tournage : avant de me décider, j’avais auditionné beaucoup de comédiens mais en vain. En effet, ils n’étaient pas très à l’aise avec ce rôle à la fois comique et dramatique. Les acteurs néo-zélandais jouent plus fréquemment des hommes violents ou des guerriers, explique-t-il.

Influencé par plusieurs peintres, le réalisateur Taika Waititi a préparé lui-même plusieurs dessins pour le film, qu’il a insérés en travaillant sur des séquences animées au style particulier.

Taika Waititi a inséré dans son film quelques scènes de Two cars, one night, son premier court métrage qui lui avait valu une nomination aux Oscars en 2005 et une invitation pour participer à l’atelier d’écriture de Sundance.

Le film a été intégralement tourné à Waihau Bay en Nouvelle-Zélande, soit l’endroit même où Taika Waititi a passé son enfance. Le réalisateur a d’ailleurs intégré plusieurs éléments autobiographiques dans le film, en s’identifiant au personnage de Boy. La famille du jeune garçon, tout d’abord, renvoie à celle du cinéaste puisqu’il a, comme son personnage, grandi entouré d’enfants et avec très peu d’adultes. Par ailleurs, Waititi était aussi un grand fan de Michael Jackson avec ses amis, d’où l’intérêt porté au chanteur dans le film. En se remémorant cette admiration, le cinéaste raconte : c’était incroyable de voir un Noir faire une chose aussi extraordinaire. Il était donc un peu comme n’importe quel jeune Maori et l’identification était très simple (...). Il dansait tellement bien et d’une façon si particulière, comme s’il venait d’une autre planète.

Avant de s’intituler sobrement Boy, le film de Taika Waititi avait pour titre Choice, puis The Volcano.

Malgré un budget très faible, Boy a connu un énorme succès auprès du public en Nouvelle-Zélande et a été primé à plusieurs reprises dans différents festivals, ce qui lui a permis de connaître la consécration internationale. Le film a notamment été sélectionné au Festival du Film de Sundance et au Festival International de Berlin où il a remporté le Grand Prix du Meilleur Film. Outre les prix du public qu’il a reçus à Los Angeles, Sydney, Melbourne et Amsterdam, Boy a reçu le Prix spécial du Jury au Festival International du Film d’Inde.

Entretien avec Taika Waititi
L’une des idées très fortes du film est que l’histoire est racontée du point de vue de Boy, le garçon de onze ans. Était-ce le point de départ ?
Oui, je trouvais intéressant le principe de montrer le monde des adultes à travers les yeux d’un enfant. Ce décalage permet notamment le traitement humoristique, mais dans ce cas précis, c’est aussi le meilleur moyen pour partager avec le spectateur les fantasmes de Boy. C’est aussi de ce regard juvénile que vient l’aspect fragmenté de la narration. Quand un enfant raconte une histoire, il vous parle toujours de ce qui est le plus important à ses yeux, les détails viennent ensuite...
http://www.kidclap.fr/notes-de-prod/boy,172995-note-100734

The Phoenix foundation
http://www.espritnouvellezelande.fr/decouvrir/musique/the-phoenix-foundation/

extrait(s) de presse

La Croix - L’optimisme et une belle fantaisie l’emportent, dans une comédie sensible à voir avec des enfants dès 9 ans.
Le Monde - Un espace créatif charmant, où les dessins d'enfants s'animent, où le père retrouvé sept ans plus tard maîtrise, dès la nuit tombée, l'art secret du moonwalk...
Fiches du cinéma - Taika Waititi traite ce récit initiatique de façon à la fois humoristique et dramatique. Sa mise en scène engage avec délicatesse le spectateur à suivre l'évolution de son petit héros...
L'Express - Une douce histoire à suivre en famille...
Télérama - Ce "Boy" ne fait en tout cas pas les choses à moitié côté dépaysement : ce charme-là est total.
Ciné héroes - Le générique final est un beau pied de nez à la vie...
Il était une fois le cinéma - Comédie tendre, loufoque et émouvante, "Boy" parlera à tous ceux qui ont gardé un peu d’enfance ou ont souffert de l’absence de père...