un transport en commun - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > un transport en commun

un transport en commun

ciné môme
Sénégal, France - 2009 - 0h48
sorti en France le 16 juin 2010
Hommage au cinéma sénégalais, festival du film francophone Angoulême 2012 - précédé de "Deweneti" (16') de Dyana Gaye (voir détails ci-dessous)
accessible aux enfants à partir de 8 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Dyana Gaye

scénario : Dyana Gaye, Louise Thermes, Alexa Gutowski, Ariane Schrack
direction de la photographie : Irina Lubtchansky
musique ou chansons : Baptiste Bouquin, Dyana Gaye, Alexa Gutowski
avec : Umban Gomez de Kset (Médoune Sall), Mbègne Kassé (Moustapha), Anne Jeanine Barboza (Souki), Bigué N'Doye (Antoinette Barry), Adja Fall (Dorine), Antoine Diandy (Malick), Naïma Gaye (Binette), Marième Diop (Joséphine), Bakary Cissé (Ousmane), Gaspard Manesse (Antoine), Yakhoub Bâ (Mohamed), Abdoulaye Diakhaté (Monsieur N'Diaye), Mame Hindou Diop (Soeur Souki), Abraham Ba (vendeur/chanteur)
séances : semaine du mercredi 22 août 2012
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
16:30
séances : semaine du mercredi 20 avril 2016
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
17:30*
séance spéciale :
* séance suivie d’un débat en présence d'enseignants du dispositif "Ecole et cinéma" - tarif 3,50 €

synopsis

A Dakar, à la fin de l'été, les passagers d’un taxi-brousse embarquent pour Saint-Louis sans attendre le passager manquant, Antoine, un jeune homme venu de Grenoble pour faire ses études. Arrivant après le départ du taxi-brousse, celui-ci décide de rejoindre l’embarcation à l’arrière d’une mobylette. Dorine, une jeune employée de salon de coiffure, quitte son travail à Dakar pour accompagner un ami et son père, qui se rendent en voiture à Saint-Louis pour voir un match de lutte. Au cours de son trajet, elle croise plusieurs fois Antoine, qui finit par rejoindre le taxi-brousse. Un accident entre le taxi-brousse et un camion de pastèque réunit tous les voyageurs...

notes de production

Deweneti
Sénégal, France 2006, 16’
de Dyana Gaye
scénario Rémi Mazet
photo Rémi Mazet
musique Baptiste Bouquin
avec Abasse Ba, Oumar Seck, Nianga Diop, Coly M’Baye, El Hadj Dieng « Blanc », Thierni N’Diaye « Doss », Yalli Diagne, Moustapha Gaye.
A Dakar, au Sénégal, Ousmane, un petit garçon qui n’a pas sept ans, fait la mendicité auprès de personnes qu’il rencontre dans la rue, et à qui il promet de prier en échange de leurs dons. Alors qu’il trouve, dans un magasin de jouets, une babiole représentant le Père Noël, il décide d’utiliser l’argent de sa quête pour demander à celui-ci qu’il neige sur sa ville. Il se rend chez un écrivain public pour formuler sa demande...

Deweneti (qui signifie bonne année en wolof) (1), et Un Transport en commun s’ouvrent par un panoramique sur un paysage de Dakar. D’origine franco-sénégalaise, Dyana Gaye a grandi en France et passé, depuis qu’elle est enfant, de nombreuses vacances au Sénégal. Comme une chaîne discontinue de souvenirs, c’est au Sénégal, et particulièrement à Dakar, que se projette, depuis qu’elle est petite, son imaginaire. Ses deux films s’ouvrent donc sur cette ville à la fois connue et fantasmée, ou plutôt, sur l’un de ses points de départ, là où au bazar d’un carrefour stratégique s’allie la promesse de l’ailleurs et du mouvement. Les deux gares routières, l’une d’autobus et l’autre de taxi-brousses, sont d’immenses parkings ensoleillés où l’activité est dense mais aussi déjà, à l’aube, comme lasse et ralentie. La vie y apparaît constituée comme une routine, avec ses codes et ses secrets, elle s’offre d’emblée de manière documentaire, comme une fenêtre ouverte sur le monde, éveillant la curiosité, l’envie d’observer et de comprendre comment ce territoire fonctionne, quelles fictions peuvent y naître...
http://www.enfants-de-cinema.com/2011/films/transport-commun.html
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Wolof_(langue)

Dyana Gaye est une cinéaste franco-sénégalaise qui signe, avec Un Transport en commun, son quatrième court-métrage. Chaque film mis en scène par cette réalisatrice s’est distingué dans de nombreux festivals.
Ce film est en compétition pour le César du meilleur court métrage 2011.

La plupart des acteurs d’Un Transport en commun n’avaient encore jamais joué dans un film, ce qui, aux yeux de la réalisatrice Dyana Gaye, constitue une force : en effet, cette fraîcheur est selon elle souvent synonyme d’authenticité.

Dans Un Transport en commun, il y a à la fois des comédiens français et sénégalais. En ce qui concerne les français, la réalisatrice a écrit certains rôles en pensant à des personnes de son entourage, qu’elle a fait ensuite jouer dans le film, comme par exemple sa sœur, sa cousine, ou encore quelques amis de ses parents.

Si les précédents films de Dyana Gaye étaient plutôt centrés sur des hommes, Un Transport en commun est son premier film représentant des personnages féminins très forts.

Le film a été tourné dans des décors naturels entre Dakar et Saint Louis. Dyana Gaye explique qu’il s’agissait d’un tournage très difficile, se situant bien loin d’une certaine idée de l’organisation. Mais là encore, cet engouement à vouloir saisir les choses dans leur immédiateté renforce ainsi le côté spontané et vivant du film, selon elle.

Dyana Gaye a cherché à aborder la musique du film de manière assez classique avec un grand orchestre, ses influences se situant du côté de la comédie musicale hollywoodienne. Elle insiste sur le fait que ce n’est pas parce que l’action du film se déroule en Afrique que la bande originale doit être composée de tamtams et de koras. Dans Un Transport en commun, la musique est primordiale dans la mesure où elle doit être perçue comme une sorte de prolongement des émotions propres aux personnages.

Un Transport en commun a été élu, en 2010, meilleur court-métrage français au 32ème festival international de films de femmes à Créteil (2) et meilleur court métrage africain au 20ème festival de Milan. Par ailleurs, le film a également été plébiscité aux festivals de Locarno (3), Toronto (4) et Sundance (5).
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_de_films_de_femmes_de_Cr%C3%A9teil
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_de_Locarno
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_de_Toronto
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_du_film_de_Sundance

Dyana Gaye
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dyana_Gaye

Louise Thermes
http://www.imdb.com/name/nm1214141/

Irina Lubtchansky
voir fiche du film Trois souvenirs de ma jeunesse
http://www.citebd.org/spip.php?film1470
https://fr.wikipedia.org/wiki/Irina_Lubtchansky

Baptiste Bouquin
http://www.imdb.com/name/nm2309923/

extrait(s) de presse

Le Jdd - Inattendu mais très sympathique, ce "transport" entrelace les conventions de la comédie musicale avec l'éminente tradition orale africaine. (...) Ce petit bijou de cinéma (...) est serti de rêves et de parfums qui scandent la joie, le respect et l'étonnement dans la diversité.
Le Monde - (...)Tel est bien l'enjeu de ce film léger et profond la fois : casser la distance entre le proche et le lointain, jouer des frontières qui nous séparent, embarquer tout le monde, à commencer par les spectateurs, dans un voyage primesautier qui se veut avant tout un partage des imaginaires.
Positif - Un transport en commun (...) ravive en toute modestie l'esprit de West Side Story. (...) Un plaisir !
Chronic' art - Le cinéma terriblement orphelin de Mambéty trouve ici une forme d'écho dont l'énergie et la fraîcheur, d'une séquence en caméra embarquée sur une mobylette à travers Colobane à un travelling sur la route de Saint-Louis rythmé par l'ombre de baobabs centenaires, réactivent la musicalité enfouie.
Excessif - En effet, entre originalité, fraîcheur et fantaisie, ce moyen métrage nous offre un souffle ô combien bienvenu et salvateur. Parce que l'on rit, l'on s'émeut et s'amuse, profitant comme rarement de cette merveille de film qui tient autant du road-trip halluciné que de la comédie musicale la plus envoutante.
Critikat - Le cinéma semble condamner les terres de douleur à un geste documentaire, au moins réaliste et naturaliste. En intégrant l'imaginaire, l'artifice et la fantaisie, Dyana Gaye ne refuse pas la réalité, elle la fixe au contraire dans le blanc des yeux, avec d'acuité, pour nous parler d'émancipation.
Les Inrocks - Entre Demy, Rouch, Rozier, le film de Dyana Gaye visait haut. La jeune réalisatrice (...) y parvient grâce à un entrain, une fraîcheur et une foi dans le cinéma de divertissement très émouvante. (...) C'est dans ce contraste, cette superposition très visible de la fiction et de la réalité (...) que se situe la beauté simple, directe, allègre de ce transport en commun.
Télérama - Dans chaque numéro, les thèmes les plus graves (...) affleurent sous les conventions légères de la comédie musicale. Devant ce mini-road movie (...) on se demande si on n'aurait pas trouvé en Dyana Gaye une héritière franco-sénégalaise de Jacques Demy.