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Augustine

France - 2012 - 1h42
Semaine internationale de la critique Cannes 2012 Compétition officielle Film francophone d'Angoulême 2012
film - film francophone
de

Alice Winocour

scénario : Alice Winocour
direction de la photographie : Georges Lechaptois
musique ou chansons : Jocelyn Pook
avec : Vincent Lindon (Professeur Charcot), Stéphanie Sokolinski (Augustine), Chiara Mastroianni (Constance Charcot), Olivier Rabourdin (Bourneville), Roxane Duran (Rosalie), Ange Ruzé (Pierre), Lise Lametrie (infirmière principale), Sophie Cattani (Blanche), Grégoire Colin (Verdan)
séances : semaine du mercredi 22 août 2012
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
13:00
19:30
14:00*
séance spéciale :
* Vendredi et lundi salle Nemo (cinéma de la Cité) * Mardi salle Bunuel (espace Franquin)
séances : semaine du mercredi 7 novembre 2012
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
14:00
15:50
17:50
19:45
14:00
15:50
18:00
19:45
14:00
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18:00
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14:00
17:50
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14:30
18:45
18:00
19:45
18:00
19:45
séances : semaine du mercredi 14 novembre 2012
mercredi 14 jeudi 15 vendredi 16 samedi 17 dimanche 18 lundi 19 mardi 20
20:00
18:00
19:45
15:00
18:00
18:00
séances : semaine du mercredi 21 novembre 2012
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
16:00
19:45
19:45
16:00
19:45
19:45

synopsis

1885. Paris, Hôpital de la Pitié Salpêtrière. Le professeur Charcot, essaie de comprendre une maladie encore inconnue : l’hystérie. Augustine, une jeune bonne à peine sortie des rondeurs de l’enfance, qui présente tous les symptômes de la maladie, ne tarde pas à attirer son attention. D’objet d’étude, Augustine devient vite objet de désir, le sujet exclusif de ses recherches, son obsession. Et pour lui plaire, Augustine participe de tout son corps aux expériences. Au fil des examens, une intimité commence à se créer entre eux. Mais plus Charcot s’approche d’Augustine, plus il la désire. Et plus il la regarde, plus il la rend malade...

notes de production

Le film Augustine est tiré d’une histoire vraie : en 1873, la jeune fille entre à l’hôpital de la Salpêtrière et devient l’une des patientes les plus célèbres du professeur Charcot et de l’établissement. Elle s’évadera de l’hôpital en 1885.

Dans le film, Alice Winocour a fait le choix de s’éloigner d’un point de vue trop naturaliste sur le thème de la folie pour privilégier un aspect plus fantastique : l’hystérie, en soi, est tout sauf naturelle. Le corps se met à faire des choses qu’il ne peut pas faire normalement, explique-t-elle. Comme références, elle cite les films de David Cronenberg et de David Lynch.

Au début du projet, Alice Winocour pensait confier le rôle d’Augustine à une inconnue, et ne désirait donc pas rencontrer Soko. Mais c’était sans compter sur la force de persuasion de la jeune chanteuse, qui désirait vraiment interpréter ce personnage : (...) j’ai harcelé Grégory [son agent] qui les a harcelées à son tour (...) ça a duré huit longs mois (...) jusqu’à ce qu’elles [la réalisatrice et la productrice] acceptent que je vienne, mais c’était vraiment un genre de faveur qu’elles me faisaient, sans doute pour se débarrasser de notre insistance, explique Soko.

La réalisatrice a fait appel à de vraies malades pour faire de la figuration. Cette collaboration a apporté encore plus d’authenticité au film : les témoignages face caméra sont de vraies histoires, racontées en costumes d’époque, par celles qui les vivent aujourd’hui, raconte Alice Winocour.

Pour faire croire à de vraies crises d’hystérie, le corps de Soko a été mis à rude épreuve : au tournage, ses membres sont tirés par des cordes, qui la malmènent en tous sens, elle ne peut rien contrôler. Son corps est devenu un monstre qui prend le dessus, explique la réalisatrice.

Alice Winocour n’a pas eu à adapter le décor de l’hôpital de la Salpêtrière pour le rendre plus cinématographique : ce n’était pas vraiment un lieu de soins, mais plutôt un théâtre d’expériences, un monde mystérieux, sulfureux, clos, violent, donc fait pour le cinéma, explique la réalisatrice.

Avec son premier long métrage Augustine, la réalisatrice Alice Winocour a représenté la France dans les projets sélectionnés à l’Atelier de la Cinéfondation.

On doit déjà à Alice Winocour des courts métrages comme Kitchen (2004) et Magic Paris (2006), primés dans plusieurs festivals. Après avoir également collaboré à l’écriture du scénario d’Ordinary People et de Home, elle s’intéresse principalement, pour sa première réalisation, aux théories sur l’hystérie féminine mises à mal à travers la rencontre entre un célèbre médecin et une jeune femme se prénommant Augustine.

La production Dharamsala a attendu que Benoît Poelvoorde (1) termine le tournage du film Les Adorés, une adaptation du roman sulfureux de Régis Jauffret, pour commencer celui d’Augustine.

Benoît Poelvoorde (1) affirme vouloir travailler avec des réalisateurs moins bankable et plus intéressants. Alice Winocour en fait partie, avec ce film d’époque, en lui proposant un rôle qu’il n’aurait pas interprété s’il avait choisi seulement en fonction du contrat.
(1) C’est en fait Vincent Lindon qui interprétera le rôle.

Entretien avec Soko
Vous vous êtes battue pour avoir le rôle.
Mon agent m’avait passé le scénario tout en me précisant que je n’étais pas dans la course. J’ai harcelé la réalisatrice et les productrices pendant huit mois pour les convaincre de me prendre. Augustine, c’était pour moi...
http://cinema.nouvelobs.com/articles/18565-cannes-2012-soko-temoigne-comment-je-suis-entree-dans-la-peau-d-augustine

Jean-Martin Charcot
Né à Paris le 29 novembre 1825, décédé à Montsauche-les-Settons le 16 août 1893.
Connu comme chef de file de l’École de la Salpêtrière pour ses travaux sur l’hypnose et l’hystérie...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Martin_Charcot

Alice Winocour
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/329391/alice-winocour

Georges Lechaptois
http://www.imdb.fr/name/nm0496055/
http://www.commeaucinema.com/personne/georges-lechaptois,20618

Jocelyn Pook
Née le 14 février 1960.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jocelyn_Pook

Vincent Lindon
Né le 15 juillet 1959 à Boulogne-Billancourt.
Petit-fils de Raymond Lindon, qui participa à la création de l’État d’Israël...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Lindon

Stéphanie Sokolinski
Née en 1985 à Bordeaux.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soko_%28chanteuse%29

Chiara Mastroianni
Née le 28 mai 1972 à Paris.
C’est son ami Melvil Poupaud qui la convainc de devenir comédienne...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiara_Mastroianni

Olivier Rabourdin
Né le 3 mars 1959.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Rabourdin

Roxane Duran
Née le 27 janvier 1993 à Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roxane_Duran

Ange Ruzé
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/314066/ange-ruze

Lise Lametrie
Née à Luneray le 20 février 1955.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lise_Lam%C3%A9trie

Sophie Cattani
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Cattani

Grégoire Colin
Né le 27 juillet 1975 à Châtenay-Malabry.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_Colin

extrait(s) de presse

Le Nouvel obs - « Augustine » : Soko, séchante, donne la réplique à un Vincent Lindon d'une absolue sobriété...
Le Monde - Avec « Augustine », Alice Winocour dresse un portrait de femme intemporel...
Libération - Charcot est-il un tortionnaire et Augustine, une martyre ?
Clapmag - L’attrait du romanesque n’est pas mort pour les jeunes cinéastes français ; Augustine le prouve...
L'Express - Alice Winocour ne s'est pas trompée en faisant de Soko son Augustine...