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L’Amour et rien d’autre

Über uns das all
Allemagne - 2012 - 1h28
film - version originale sous-titrée en français
de

Jan Schomburg

scénario : Jan Schomburg
direction de la photographie : Marc Comes
musique ou chansons : Tobias Wagner, Steven Schwalbe
avec : Sandra Hüller (Martha Sabel), Georg Friedrich (Alexander Runge), Felix Knopp (Paul Sabel), Kathrin Wehlisch (Trixi), Valerie Tscheplanowa (Anja), Stephan Grossmann (Bruno Heimann), Aljoscha Stadelmann (Bernd), Piet Fuchs (Bestatter Soltau), Martin Reinke (le professeur Gellendorf), Verena Plangger (madame Blume), Julia Wieninge (Monika), Laura Sundermann (Esther)
séances : semaine du mercredi 15 août 2012
mercredi 15 jeudi 16 vendredi 17 samedi 18 dimanche 19 lundi 20 mardi 21
18:30
14:30
18:30
20:30
18:30*
séance spéciale :
* dernière séance mardi 21 à 18h30

synopsis

Est-il possible que quelqu’un vous manque si fort qu’on puisse le retrouver dans un autre ? Martha est une jeune femme épanouie et heureuse en amour. Lorsque son mari Paul disparait soudainement, elle découvre qu’elle ne connaissait rien de lui. Alors qu’elle tente de faire face, elle rencontre Alexander, qui tombe amoureux d’elle. Un geste suffit pour que Martha projette l’image de Paul sur ce nouvel homme... Alexander pourra-t-il combler le vide laissé par Paul ? A quoi peut ressembler une nouvelle histoire d’amour après la fin soudaine du grand amour ?...

notes de production

Etrangement, les scènes ont été tournées à l’inverse de la chronologie dans laquelle elles s’inscrivent. Ainsi, l’actrice Sandra Hüller a d’abord tourné les séquences avec celui qui interprète son nouveau compagnon avant de tourner celles qui mettent en scène sa première histoire d’amour, avec son défunt mari. Là encore, on ignore si il est question de hasard : je ne sais pas si c’était une chose voulue par Jan ou si c’était le fruit du hasard, s’interroge Sandra Hüller.

Lorsque la comédienne Sandra Hüller est interrogée sur ses croyances, elle répond qu’il est possible pour un individu de recommencer à zéro seulement lorsque le destin le permet, que ce soit par une issue heureuse ou bien fatidique, comme la mort par exemple...

Sandra Hüller doit jouer une femme endeuillée, ce qui a d’abord été problématique, car elle même n’a jamais traversé de telles épreuves. La comédienne raconte comment elle a abordé son rôle : je n’ai personnellement connu aucune expérience de deuil. C’est pourquoi j’ai interrogé plusieurs amis. Ce faisant, j’ai remarqué que tous avaient une façon particulière de vivre la perte d’une être cher, qu’il n’y a pour cela ni règles ni conseils à donner. Cela m’a laissé une grande liberté pour interpréter Martha, explique-t-elle.

Lorsque le cinéaste Jan Schomburg s’exprime au sujet des mensonges que peuvent faire les hommes à leur famille, notamment sur le plan financier, il en vient à raconter des anecdotes pour le moins insolites. Par exemple, quand certaines femmes, après avoir découvert les supercheries de leur mari, se rendent à l’I.R.S pour prendre connaissance de leur réelle situation économique, beaucoup ne se remettent pas du choc : il était même question d’approvisionner un placard rempli d’alcool dans les bureaux, pour consoler les femmes venant se renseigner sur les mensonges de leur conjoint...

Alors que l’héroïne du film, endeuillée par la perte de son mari, fait la rencontre d’un homme en qui elle croit reconnaître le défunt, la question de la ressemblance entre les deux acteurs masculins s’est très vite posée au cinéaste Jan Schomburg, qui a même pensé un temps attribuer les deux rôles au même acteur ! Finalement, il a choisi de faire prédominer l’idée de fantôme au détriment de la pure ressemblance physique, faisant donc appel à deux comédiens différents.

Concernant la manière dont Jan Schomburg travaille avec ses acteurs, il semblerait que le réalisateur laisse libre cours à l’inspiration de ses comédiens, à qui il ne donne pas de directives : je me sens surtout responsable de la création d’un environnement afin que les acteurs ne soient pas distraits, affirme-t-il.

Pour le cinéaste allemand, l’important reste d’établir une sorte de connexion avec ses acteurs avant le début du tournage. Il s’explique en ces termes : pour moi, le moment essentiel lorsque vous travaillez avec des acteurs a lieu avant le tournage. Il s’agit alors de développer une relation de confiance, intime. Il poursuit en déclarant : je ne crois pas que les interprétations sont meilleures quand les comédiens passent par un processus douloureux et chargé de conflits ou par une manipulation psychologique et ce genre de choses.

Alors que Jan Schomburg déclare croire aux signes du destin, il explique avoir rencontré son actrice principale par hasard, dans un train ! Le cinéaste se souvient de cette matinée insolite : Sandra Hüller et moi-même nous sommes rencontrés par hasard ; dans un train Berlin-Hanovre incroyablement bondé, tôt le matin. Nous étions tous les deux très fatigués, mais comme nous étions là, debout dans le couloir à l’extérieur des toilettes, nous avons réalisé à quel point nous voulions travailler ensemble. Il ne fut pas vraiment possible de se débarrasser du sentiment que cette rencontre accidentelle était une bénédiction et que le destin était du côté de cette collaboration. Quel heureux hasard !

Lorsque l’on interroge le cinéaste sur sa vision de l’amour, il répond en ces termes : bien entendu, il y a quelque chose comme le véritable amour, mais je refuse d’accepter l’idée de la prédestination. D’une certaine manière, je trouve cela humiliant et mesquin. Je trouve par contre vraiment romantique de donner un sens à une histoire d’amour à travers des histoires mythologiques basées sur les coïncidences curieuses, les rencontres fatidiques et les anomalies numérologiques. Parfois, un « caprice » du destin nous fait prendre une décision. Il aime croire que l’humain n’est pas seul responsable de son propre sort, thème qu’il aborde en filigrane dans son film.

L’intrigue du film repose sur le fait qu’une femme s’aperçoive, après la mort de son mari, que celui qu’elle a épousé n’était pas celui qu’elle pensait avoir connu. Mensonges, cachoteries, etc. L’idée est venue au réalisateur Jan Schomburg alors qu’il a lui-même été témoin d’un évènement de ce genre dans son entourage : une femme mariée depuis plusieurs années a soudainement découvert que le soi-disant travail excellent que son mari tenait dans une banque n’existait pas, qu’ils étaient fauchés et sans même la moindre assurance, raconte le metteur en scène.

Entretien avec Jan Schomburg
Le personnage principal de votre film est Martha. Après la disparition de son mari bien-aimé, elle commence à réaliser qu’elle ne le connaissait pas du tout. Comment vous est venue l’intrigue, vous êtes-vous inspiré d’une histoire vraie ?
En fait, il s’est passé une histoire similaire dans mon cercle d’amis. Une femme mariée depuis plusieurs années a soudainement découvert que le soi-disant travail excellent que son mari tenait dans une banque n’existait pas, qu’ils étaient fauchés et sans même la moindre assurance. Certaines personnes mènent des doubles vies à tel point qu’elles maintiennent ces mensonges même dans le contexte le plus privé et intime. Ce type de prétexte, qui évoque un faux succès, semble être plus ou moins spécifique aux sexes...
http://www.cinemovies.fr/fiche_info-23751-prod.html

Jan Schomburg
Né le 23 évrier 1976 à Aix la chapelle.
http://de.wikipedia.org/wiki/Jan_Schomburg

Tobias Wagner
http://www.imdb.fr/name/nm1329639/filmoyear

Steven Schwalbe
http://www.imdb.fr/name/nm3011001/

Sandra Hüller
Née en 1978 à Suhl (Allemagne).
Ours d’argent de la meilleure actrice en 2006...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sandra_H%C3%BCller

Georg Friedrich
http://www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=81175.html
http://www.commeaucinema.com/personne/georg-friedrich,46465

extrait(s) de presse

Chronic'art - "L'Amour et rien d'autre" se présente ainsi comme une sorte de variation féminine sur "Vertigo"...
Le Figaro - Le très freudien Jan Schomburg s'intéresse au transfert amoureux...
Le Point - Le cinéaste allemand Jan Schomburg aborde des thématiques douloureuses qu'il traite avec pudeur et distance...
Libération - Pour son premier film, Jan Schomburg livre un puzzle rigoureux et habile...
Ecran large - "L'amour et rien d'autre" est un film qui interroge et qui laisse perplexe, un film attirant autant que déconcertant, qui nous laisse avec un arrière goût difficile à définir, tantôt amer, tantôt doux...
La Croix - "L’Amour et rien d’autre" ou les vertiges de la vie après la mort de l’autre...
Les Fiches du cinéma - Premier long métrage ambitieux, "L'amour et rien d'autre" aborde le thème du deuil de manière neuve, avec justesse et poésie...
Culturopoing - "L'amour et rien d'autre dispose", et c'est son point fort, d'un scénario des plus habiles qui soit...