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La Nuit d’en face

La Noche de enfrente
Chili, France - 2012 - 1h50
film - version originale sous-titrée en français
de

Raoul Ruiz

scénario : Raoul Ruiz
direction de la photographie : Inti Briones
musique ou chansons : Jorge Arriagada
avec : Christian Vadim (Jean Giono), Sergio Hernandez (Don Celso), Valentina Vargas (Nigilda), Chamila Rodríguez (Rosina), Santiago Figueroa (Celso jeune)
séances : semaine du mercredi 1er août 2012
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
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séances : semaine du mercredi 8 août 2012
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
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17:00*
séance spéciale :
* dernière séance dimanche 12 août 0 17h00

synopsis

Trois âges d'un homme qui voit la mort venir s'entrecroisent... Le film-testament de Raoul Ruiz.

notes de production

Pendant la préparation de La Nuit d’en face, Raoul Ruiz a semé plusieurs doutes concernant l’idée du film. Il a par exemple dit qu’il s’est inspiré des contes d’Hernan Del Solar pour raconter l’histoire du père de l’un de ses vieux amis. Il s’est avéré par la suite que le film reflète l’histoire de son propre père. Le producteur François Margolin a même parlé d’un retour presque autobiographique sur l’enfance. Le but de ces ambiguïtés a été de brouiller les pistes pour que personne ne sache que le réalisateur n’avait qu’une chose en tête : réaliser son ultime film.

François Margolin s’est chargé pour la troisième fois ici de la production d’un film de Raoul Ruiz. Le producteur français a déjà collaboré avec le cinéaste dans Dias de campo (2003) et La Maison Nucingen (2007) : Raoul m’a donné le goût du Chili. En allant là-bas, je me suis rendu compte que ce qu’on croyait être son surréalisme était en fait la réalité quotidienne du pays, partage-t-il.

La Nuit d’en face a été entièrement financé par le Chili, chose qui ne s’est pas faite pour les films de Raoul Ruiz, depuis Palomita blanca réalisé en 1973.

Pour son dernier film, Raoul Ruiz s’est inspiré des contes d’Hernan Del Solar pour donner à son film un aspect imaginiste : dans les œuvres de Del Solar coexistent le quotidien et l’onirique, la tendresse et la cruauté, les évocations littéraires et l’omniprésence de l’univers de l’enfance. Ses fictions imposent une double lecture permanente. Elles exigent, à la fois, d’y croire et de cesser d’y croire. Tout cela pour dire que ces fictions sont d’une inspiration totalement libre. Qui est un défi pour le cinéma, mais un défi stimulant, explique-t-il.

On retrouve dans La Nuit d’en face le personnage de Jean Giono, interprété par Christian Vadim. C’est en rencontrant la fille de l’écrivain français que Raoul Ruiz a eu l’idée d’intégrer ce personnage à sa fiction : il y a quelques années, j’ai eu la chance de rencontrer la fille de l’écrivain Jean Giono (...). Elle me raconta que l’ultra-provincial Giono, à qui un voyage à Paris semblait un saut vers l’inconnu, aimait rêver de voyages extraordinaires à l’autre bout de la terre. Un jour, il annonça ainsi à sa famille qu’il était en train de se préparer pour un voyage sans retour dans une ville nommée, Antofagasta. Un port, situé tout au nord du Chili. Dans ma libre adaptation, je fais le postulat que Jean Giono effectua ce voyage réellement, confie le réalisateur.

La Nuit d’en face est donc le dernier film de Raoul Ruiz. C’est même un film posthume puisqu’il est décédé avant d’avoir pu le terminer totalement. Le montage ayant été achevé par sa femme et plus proche collaboratrice, Valeria Sarmiento. Il avait commencé à travailler sur un autre film d’ailleurs, Les Lignes de Wellington, sans pouvoir le tourner (ce qui sera qui sera également fait par sa femme). Il y aura peut-être des débats parmi les cinéphiles pour déterminer lequel de ces deux films représentera son ultime geste de cinéaste...
http://www.laterna-magica.fr/blog/?p=16478

Le Festival de Cannes 2012 a rendu hommage au réalisateur franco-chilien Raoul Ruiz décédé en 2011. La Nuit d’en face a été programmé dans la section Quinzaine des réalisateurs pendant cette 65e édition.

Jorge Arriagada parle de Raoul Ruiz
Je suis arrivé en France en 1966 où j’ai fini mes études de musique avec une bourse, et je rencontre Raoul lorsqu’il a été récompensé au Festival de Locarno en 68/69. On se retrouve à Paris, puis à Berlin, puis on fait un premier travail, Colloque de chiens, en 1977.
C’est quelqu’un qui vient de l’art contemporain, l’abstraction de ses films le démontre. A mon avis, ce qui l’intéressait chez moi, c’est que je venais de la musique contemporaine, avec Pierre Schaeffer notamment, et je pense que c’est ce côté contemporain qui l’intéresse...

http://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20120525145958

Raoul Ruiz
Né le 25 juillet 1941 à Puerto Montt (Chili), décédé à Paris le 19 août 2011.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Ruiz

Valeria Sarmiento
Née en 1948 à Valparaíso (Chili).
Réalisatrice, épouse et collaboratrice du réalisateur Raul Ruiz...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Valeria_Sarmiento

Inti Briones
http://www.commeaucinema.com/personne/inti-briones,36713
http://www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=100603.html

Jorge Arriagada
Né le 20 août 1943 à Santiago du Chili.
Sert les films de plusieurs réalisateurs confirmés ou prometteurs, tout en composant les musiques de 40 films de Raoul Ruiz...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jorge_Arriagada

Christian Vadim
Né Christian Igor Christoph Plemiannikov, le 18 juin 1963 à Paris.
Fait ses débuts en interprétant un petit rôle dans le film Surprise party de son père Roger Vadim...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Vadim

Valentina Vargas
Née le 31 décembre 1964 à Santiago.
Elle jouait la jeune fille dans Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Valentina_Vargas

extrait(s) de presse

Critikat - "La Noche de enfrente" est un film clairement testamentaire, mais sous une forme de patamétaphysique débarrassée des oripeaux mortifères...
Laterna magica - Visuellement le film offre des choses très intéressantes comme des surimpressions numériques très belles et la mise-en-scène de Ruiz fait toujours des merveilles dans son jeu de travelling aller/retour qu’il avait déjà utilisé dans "Les Mystères de Lisbonne"...