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La Légende de la forêt

ciné môme
Mori no densetsu
Japon - 2002 - 0h54
accessible aux enfants à partir de 3 ans
film d'animation - version française
de

Osamu Tezuka

séances : semaine du mercredi 1er août 2012
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
14:30
14:30
14:45
14:30*
séance spéciale :
* dernière séance mardi 7 août à 14h30

synopsis

Pour raconter l'histoire d'une forêt menacée de destruction par l'homme, le réalisateur déroule l'histoire du cinéma d'animation en cinq courts métrages: {La Légende de la forêt} Acte 1: Un petit écureuil volant tombe du nid. Il survit mais va devoir se confronter à la folie destructrice d'un bûcheron. Acte 2: La forêt est menacée de destruction par des bulldozers. Les animaux, les elfes et les lutins tentent de la sauver... {La Sirène}. La passion d'un pêcheur et d'une sirène entravée par la jalousie des hommes... {La Goutte}. Un marin en perdition meurt de soif sur un radeau. Des gouttes d'eau suspendues au mât lui donnent espoir... {Le Film cassé}. 1885. Un vrai werstern. Le film casse et les personnages quittent le cadre pour une ballade insolite... {Le Saut}. Une caméra suit les bonds d'un personnage qui ne peut plus s'arrêter de sauter...

notes de production

Monsieur Tezuka était de ceux dont le destin est de nous montrer le chemin. Il était extraordinairement altruiste et talentueux. La valeur d’un film comme Painting at an exhibition est inestimable. Monsieur Tezuka, du fond du coeur, je veux vous dire : merci.
René Laloux

A côté de séries à succès telles Astro boy et Le roi Léo, Osamu Tezuka a également produit et réalisé de nombreux courts-métrages indépendants, artistiques et détachés de toute contrainte commerciale. Le programme La Légende de la forêt se propose de nous dévoiler cet aspect moins connu de sa carrière.

La Sirène
(1964 - 8 mn)
Un jeune homme, rêveur et romantique, croit voir une sirène au bord de la plage. Celle-ci, bien réelle, l’emmène à la découverte des fonds marins et de merveille en merveille. Mais de retour sur la terre ferme, leur passion se trouve confrontée à la vilénie des hommes...
Tezuka profite du succès d’Astro boy pour produire l’un des ses premiers courts-métrages. Pointant du doigt l’esprit trop terre à terre des hommes, cette oeuvre se révèle être sensible et touchante. Techniquement, c’est très artisanal et aussi très vivant. Pour parfaire son idée, Tezuka s’est octroyé pour l’occasion les postes de réalisateur, animateur, dessinateur et décorateur.

La Goutte
(1965 - 4 mn)
En plein coeur de l’océan, un homme se trouve seul sur un radeau et dérive au gré des flots. Les minutes, les heures, les jours passent et la soif se fait sentir toujours plus pressante. Du coin de l’oeil il aperçoit quelques gouttes suspendues à son mât sur lesquelles reposent tous ses espoirs...
Encore moins coûteux que le court-métrage La Sirène, La Goutte est née d’une idée simple, rapide à mettre en images. Tezuka, après avoir fait le voyage aux Usa, rencontré Walt Disney et vendu aux Yankees les licences du Roi Léo et d’Astro boy, a besoin de reposer les pieds sur terre. Cette histoire absurde et loufoque lui permet de se détendre et nous offre à nous spectateurs une franche part de rigolade.

Le Film cassé
(1985 - 6 mn)
1985, année du cinéma d’animation. Le festival rassemble toute les pointures du genre, de Grimault à Chuck Jones en passant par Brestislav. Tezuka remporte le prix avec son Film cassé, qui se présente avant tout comme un hommage aux productions passées. L’utilisation du noir & blanc, le thème abordé et son environnement, le style graphique et l’humour omniprésent contibuent à le rapprocher des premiers dessins animés américains. A cela s’ajoute un autre intérêt que nous explique Tezuka : l’idée était d’imaginer ce qu’aurait été un film d’animation réalisé en 1885, en tenant compte de l’usure de la copie projetée un siècle plus tard. Il a fallu créer de nouveaux effets spéciaux pour faire apparaître toutes les poussières sur la pellicule.

Le Saut
(1985 - 6 mn)
Réalisé entièrement en caméra subjective, Le Saut est certainement le film le plus expérimental de tous ceux qui nous sont aujourd’hui présentés. Un personnage avance par petits bonds d’abord. On découvre un quartier résidentiel tranquille, mais à mesure que les bonds s’amplifient, on s’éloigne rapidement, à la découverte d’un monde terrifiant : le nôtre !
Au début, c’est un enchaînement de bonds traité sur le ton de l’humour puis, subitement, c’est la guerre. Je voulais que ce film traite d’un thème grave. On voit quelqu’un, un humain ou un animal, qui, au fur et à mesure qu’il saute, n’arrive plus à s’arrêter, et finit par sauter sur une bombe. C’est une métaphore de la civilisation humaine qui, prise dans l’engrenage de sa course technologique effrénée, risque de mourir suite à une guerre atomique.

La Légende de la forêt
Entamé au tout début des années 70, La Légende de la forêt est un projet qui tenait Tezuka particulièrement à coeur mais qu’il ne parviendra jamais à achever. Après qu’il a lancé les premiers jets de l’histoire et dessiné une partie du story-board, le film capote une première fois suite aux déboires financiers de Mushi productions. Dix ans plus tard, Tezuka revient à la charge et parachève le scénario. Il doit cependant à nouveau jeter l’éponge. Un peu plutart, contraint par la maladie à présenter La légende de la forêt rapidement, il ne peut que proposer au public une version tronquée de celle qu’il avait imaginée sur la base des matériaux déjà prêts.
Première partie
Un bûcheron travaille dans la forêt. Il provoque la fuite des animaux nichés dans et sur le tronc des arbres qu’il coupe. Un écureuil est coincé avec sa portée de petits qui viennent juste de naître et encore peu différents de foetus. . Il est obligé de les transporté un par un vers un autre arbre mais au cours d’un trajet, l’un d’entre eux lui échappe et disparait dans les brousailles an contre-bas. Le père abandonne tout espoir de le retrouver.
Le petit n’a rien heureusement et reste sur la feuille d’une branche. L’arbre s’arrange alors pour le nourrir avec sa sève et l’élève en quelque sorte. Devenu grand, l’écureuil use de ses capacités avec brio. Capable de planer, il peut défier les oiseaux et doté de griffes et d’un sale caractère, il se fait respecter. Un jour, l’ordre des choses est remis en cause. Le bûcheron vient abattre l’arbre qui a élevé l’écureuil...
Quatrième partie
Cela commence avec le même thème, une équipe de bûcherons déboise une forêt et mettent en fuite non seulement les bêtes et les différentes créatures magiques des bois. La situation devenant intenable, une grande réunion est organisée pour décider des mesures à prendre contre les humains. Les loups veulent la guerre, les magiciens proposent de les changer en anes mais les nymphes veulent les mettent à l’épreuve en leur offrant un pot de fleur.
Cette dernière proposition est adoptée et un groupe de sept nains quittent la forêt avec la plante vers le camp de travail des humains...

En 1987, Osamu Tezuka est affaibli par la maladie, son studio connaît de grandes difficultés : la réalisation de son film est une nouvelle fois retardée. Osamu Tezuka décide alors de se fixer comme objectif une projection de La Légende de la forêt à l’occasion de la remise des prix Asahi, en février 1988. Diminué, l’artiste comprend que La Légende de la forêt pourrait bien être sa dernière création animée. Il ne s’avoue pas vaincu, mais voyant qu’il ne parviendra pas à achever les quatre volets du film, il choisit d’en réaliser une version sur la base des actes déjà prêts. Au public il reste la version de La Légende de la forêt telle que Tezuka l’a mis en scène à l’occasion de cette projection.
http://krapooarboricole.wordpress.com/2010/11/06/la-legende-de-la-foret-osamu-tezuka/

Communiqué de Tezuka productions à propos du film
Ce film est un hymne à la nature, mais aussi un hommage à l’oeuvre immense de Walt Disney. Walt Disney a joué un rôle capital dans l’histoire du cinéma d’animation, au point que l’on peut parler des ères pré et post Disney. Les ravages que font les récentes technologies d’animation limitée (standard ne comprenant que de 6 à 12 images par seconde) me sont insupportables. Ce film centré sur Disney est une parodie de l’évolution des techniques du cinéma d’animation de ses origines à nos jours. La première partie évoquera l’expression dynamique de la peinture, le style d’Emile Cohl dans l’esprit de Fantoche, les Silly symphonies, les techniques employées pour donner vie à Gertie le dinosaure ainsi que les débuts des frères Fleischer et du cinéma d’animation en couleurs. La seconde partie reproduira le style Disney à ses débuts avec l’utilisation du système multi-plan. La troisième partie rendra hommage au cinéma d’animation expérimental en utilisant les techniques de dessin sur négatif. La quatrième partie mélangera plusieurs techniques traditionnelles d’animation limitée (UPA, Hanna et Barbera, etc) pour en tirer le meilleur parti. La musique de l’intégralité de l’œuvre sera la Symphonie n°4 de Tchaïkovski, interprétée par l’orchestre de Tokyo et pré-enregistrée de manière à ce que les animateurs puissent travailler en parfait accord avec la mélodie.

Makoto Tezuka, fils du célèbre Osamu Tezuka, devrait s’atteler au film Mori no densetsu inachevé de son père...
http://www.mata-web.com/japon/index.php?option=com_content&view=article&id=650&catid=22&Itemid=6

Osamu Tezuka
Né le 3 novembre 1928 à Toyonaka, décédé le 9 février 1989 à Tōkyō.
Son œuvre adopte souvent des allures de méditation sur la nature et la destinée humaine...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Osamu_Tezuka
http://www.dvdanime.net/articleview.php?id=27
http://www.evene.fr/celebre/biographie/osamu-tezuka-22927.php

extrait(s) de presse

Film de culte - Compilation inédite, "La Légende de la forêt" laissera les néophytes et les connaisseurs sur leur faim, mais confirme la formidable créativité de Tezuka.
Les Inrocks - Le programme proposé ici regroupe quatre de ces films courts et un moyen, donnant une bonne idée de l’évolution du style du réalisateur et de la diversité de ses approches...