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La Terre outragée

Land of oblivion
Pologne, Ukraine, France - 2012 - 1h48
film - version originale sous-titrée en français
de

Michale Boganim

scénario : Michale Boganim, Antoine Lacomblez, Anne Weil
direction de la photographie : Giorgos Arvanitis, Antoine Héberlé
musique ou chansons : Leszek Mozdzer
avec : Olga Kurylenko (Anya), Andrzej Chyra (Alexei), Serguei Strelnikov (Dmitri), Vyacheslav Slanko (Nikolaï), Nikita Emshanov (Piotr), Ilya Iosifov (Valery), Tatyana Rasskazova (la mère d’Anya), Nicolas Wanczycki (Patrick)
séances : semaine du mercredi 20 juin 2012
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
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synopsis

26 avril 1986, Pripiat, à quelques kilomètres de Tchernobyl. En cette belle journée de printemps, Anya et Piotr célèbrent leur mariage, le petit Valery et son père Alexeï, ingénieur à la centrale, plantent un pommier, Nikolaï, garde forestier, fait sa tournée habituelle dans la forêt… C’est alors qu’un accident se produit à la centrale. Piotr est réquisitionné pour éteindre l’incendie. Il n’en reviendra jamais. La radioactivité transforme la nature immédiatement affectée par ce sinistre. Les populations sont évacuées brutalement. Alexeï, condamné au silence par les autorités, préfère disparaître... Dix ans plus tard. Pripiat, ville fantôme désertée par ses habitants, est devenue un no man’s land, gigantesque Pompéi moderne érigé en un étrange lieu de tourisme… Anya est aujourd’hui guide dans la zone, tandis que Valery y cherche les traces de son père et que Nikolaï, lui, persiste à cultiver son jardin empoisonné...

notes de production

Le film fait allusion à la catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986, dans la centrale nucléaire de Lénine, à 16km de la petite ville de Tchernobyl, en Ukraine. Considéré comme le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu’à présent, ses conséquences ont été considérables, tant du point de vue sanitaire qu’écologique. On estime à 985 000 le nombre de décès causés par la catastrophe (pour la plupart en Russie, en Biélorussie et en Ukraine).

La chanson de Desireless intitulée Voyages voyages, véritable tube des années 80, fait partie de la bande originale du film. C’est "la chanson française" par excellence ! Elle est reprise partout, et est ultra connue en Ukraine, s’enthousiasme la réalisatrice Michale Boganim.

Le temps de tournage étant de plus en plus limité jour après jour par les autorités soviétiques (officiellement pour ne pas exposer l’équipe de production aux radiations, mais officieusement pour l’empêcher de tourner, selon Michale Boganim), la production n’a pas hésité à détourner le projet en écrivant un faux scénario pour rassurer les responsables de la zone interdite.

Certains hauts responsables politiques ukrainiens ayant eu vent du projet de la cinéaste Michale Boganim n’ont pas hésité à prendre de très violentes positions contre le film, lui demandant notamment de quel droit elle se penchait sur cette affaire, encore fortement ancrée dans la mémoire des peuples soviétiques.

La première fois que la cinéaste Michale Boganim a visité Tchernobyl, cette dernière avait une guide. Rassurante, toujours bien habillée, cette jeune femme russe ne semblait avoir aucun problème. Quand la réalisatrice est revenue sur les lieux pour tourner son film, la guide avait disparu ! Certains locaux affirmaient qu’elle était morte, d’autres, qu’elle était malade... La réalisatrice n’eut aucune explication claire sur le sujet et fut priée de s’atteler rapidement au tournage.

Une fois que l’équipe de tournage obtint, au terme de longues négociations, l’autorisation de se rendre dans la zone de Tchernobyl, il lui était implicitement demandé de redorer l’image des Soviétiques à travers le film. La cinéaste Michale Boganim évoque ces pressions : j’ai reçu une lettre du maire de Slavoutitch (ville qui a été construite à 60 km de Tchernobyl), il trouvait que je donnais une image très négative de l’endroit. Les autorités auraient voulu que je parle du sauvetage de Tchernobyl de manière héroïque, que j’explique comment les liquidateurs se sont sacrifiés pour construire le Sarcophage. On nous a donc mis sournoisement des bâtons dans les roues. Certains endroits de la zone nous sont restés interdits, on avait en permanence avec nous des gens de la sécurité, qui étaient là officiellement pour nous protéger, mais aussi pour surveiller ce qu’on tournait.

La Terre outragée a été présenté en sélection officielle dans un nombre important de festivals. Parmi eux, ceux de Venise, Toronto, Angers, Tokyo, Thessalonique, Varsaw, Sao Paulo, Chicago, Palm Spring, Montréal, Molodist, Bergen, Göteborg, San Francisco, Istanbul ou encore Munich.

La réalisatrice Michale Boganim, qui officie également en tant que scénariste, a construit son scénario à partir de dizaines de témoignages de victimes de l’accident nucléaire de Tchernobyl. Un travail de recherche d’envergure pour la cinéaste qui n’a pas hésité à se rendre sur les lieux du drame : je suis allée dans la zone et en Biélorussie qui a été également affectée par le nuage. Je me suis imprégnée du lieu. J’ai pris beaucoup de photographies de repérages. A la manière des anthropologues, j’ai vécu avec les gens pour aller vers l’intime, confie-t-elle.

Il s’agit du premier long-métrage réalisé par la cinéaste israélienne Michale Boganim.
Son nom ne vous dit peut-être rien, mais la comédienne Olga Kurylenko, qui tient le rôle titre du film, s’est faite connaître du grand public en intégrant le casting de films d’action à gros budgets tels que Hitman ou encore Max Payne. Elle a également été la belle James Bond girl de Daniel Craig dans Quantum of solace en 2008.

En plus d’avoir été récompensé du Prix du public du Festival Premier Plan d’Angers 2011 ainsi que du Prix du public au Festival International du Film d’Environnement (FIFE), La Terre outragée a été nommé aux festivals internationaux des villes de Venise, Toronto et Tokyo.

Michale Boganim
http://www.toutlecine.com/star/biographie/0010/00101817-michale-boganim.html
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/319315/michale-boganim

Antoine Lacomblez
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/142605/antoine-lacomblez
http://www.commeaucinema.com/personne/antoine-lacomblez,39256

Anne Weil
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/133615/anne-weil
http://www.toutlecine.com/star/filmographie/0007/00079794-anne-weil.html

Giorgos Arvanitis
Né en 1941 en Grèce.
http://www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=465598.html

Antoine Héberlé
http://www.commeaucinema.com/personne/antoine-heberle,18357
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/131728/antoine-heberle

Leszek Mozdzer
Né à Gdansk le 23 mars 1971.
Joue du piano dès l’âge de cinq ans...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Leszek_Mo%C5%BCd%C5%BCer

Olga Kurylenko
Olga Kostyantynivna Kurylenko (en ukrainien : Ольга Костянтинівна Куриленко), ou Olga Kourylenko en graphie française, est née le 14 novembre 1979 à Berdiansk (Ukraine).
Parallèlement à son activité de mannequin, Olga Kurylenko prend des cours de théâtre...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olga_Kurylenko

Andrzej Chyra
Né le 27 août 1964 à Gryfów Śląski (Pologne).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrzej_Chyra
http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/179320/Andrzej-Chyra.html

extrait(s) de presse

Critikat - "La Terre outragée" ressuscite de manière troublante les vestiges d’un paradis perdu...
La Croix - " La Terre outragée est un film au registre singulier, qui ne cherche pas à faire le récit spectaculaire d’une catastrophe...
Libération - L’accident nucléaire n’est qu’un prétexte pour évoquer sans pathos les exils intérieurs...
Positif - Film romanesque et courageux sur les effets du Tchernobyl...
Fiches du cinéma - "La Terre outragée" rappelle avec âpreté l'impact, entre mémoire et oubli, de cette tragédie sur les habitants de Pripiat...