Perfect sense - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > Perfect sense

Perfect sense

Gb - 2011 - 1h32
film - version originale sous-titrée en français
de

David MacKenzie

scénario : Kim Fupz Aakeson
direction de la photographie : Giles Nuttgens
musique ou chansons : Max Richter
avec : Ewan McGregor (Michael), Eva Green (Susan), Ewen Bremner (James), Connie Nielsen (Jenny), Stephen Dillane (Samuel)
séances : semaine du mercredi 9 mai 2012
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
19:45
19:45
19:45
16:45
19:45
19:45
séances : semaine du mercredi 16 mai 2012
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
20:00
21:45
18:00
20:00
14:45
21:40

synopsis

Tous n'en mouraient pas, mais tous étaient touchés. A Glasgow, dans une époque qui pourrait être la nôtre, une jeune chercheuse, Susan, et Michael, un cuisinier talentueux, tombent amoureux l'un de l'autre. Ils ne le savent pas encore, mais une terrible menace pèse sur la planète. Un jour, un chauffeur routier vient consulter Susan : il a perdu l'odorat. Il est le premier d'une épidémie qui va se répandre en galopant aux quatre coins du globe....

notes de production

Il y a l’obscurité. Puis vient la lumière.
C’est par ces deux brèves phrases en voix off que débute Perfect sense.
http://www.culturopoing.com/Cinema/Perfect+Sense+David+MacKenzie-4732

Après Contagion (1), montrant la planète décimée par une pandémie mondiale, voici Perfect sense, qui fait l’état d’un monde ravagé par un étrange virus faisant perde aux gens leurs perceptions sensorielles. Face à la récurrence de ces thèmes apocalyptiques dans le cinéma contemporain, le réalisateur David MacKenzie constate : je crois que l’humanité est arrivée à un carrefour, un point de rupture (...) Les cinéastes peuvent difficilement passer à côté de ce sujet.
(1) de Steven Soderbergh (2011), avec Matt Damon, Kate Winslet...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Contagion_%28film%29

Selon David MacKenzie, cette impression de dégénérescence de nos sociétés que véhicule actuellement le cinéma serait la métaphore des ravages du système capitaliste. Le monde ne sait plus où il va. A ce sujet, le cinéaste déclare : aujourd’hui, avec la crise bancaire il n’y a qu’une accélération des choses, mais on ne sait pas vers quoi, si ce n’est un inévitable changement.

Alors que le réalisateur a toujours raconté des histoires centrées sur un amour torturé dans ses précédents films, pour Perfect sense, il s’est laissé aller à plus de romantisme. Loin du mélo, son film retrace une idylle fleur bleue. David MacKenzie explique ce changement par sa récente paternité : c’est seulement depuis peu, depuis que je suis devenu père que j’ai réalisé que l’amour pouvait être quelque chose de bon en soi, s’émeut-il.

Selon le réalisateur britannique, les scènes de sexe au cinéma sont souvent malhonnêtes, trop sensuelles et charnelles pour représenter la réalité. MacKenzie affiche le parti pris de montrer l’acte sexuel de manière plus crue, comme une collision entre deux êtres. Selon lui, ce traitement est plus pertinent et permet d’introduire des enjeux narratifs pour la suite de l’histoire.

En plus d’être un film romantique, Perfect sense ne fait pas que se focaliser sur deux êtres, mais dépeint aussi la propagation d’un virus à l’échelle d’une population toute entière. Pour trouver l’équilibre entre microcosme et macrocosme, David MacKenzie confesse s’être inspiré de Titanic. Selon lui, le traitement de James Cameron allie parfaitement la romance intime avec le drame qui se joue plus largement sur le bateau.

Loin de David MacKenzie l’idée de réaliser un blockbuster : tous ceux qui ont travaillé sur ce film étaient conscients qu’on était pas dans le registre du blockbuster mais de quelque chose de plus subtil, métaphorique. La part de science-fiction de Perfect sense se devait d’être discrète pour rester plausible, donner l’air de se passer dans un futur très proche (...) Plus les films hollywoodiens en font des caisses, plus je les trouve creux, sans substance, précise le metteur en scène.

L’identité européenne est un facteur non négligeable dans Perfect sense. En plus des choix de mise en scène minimalistes, David MacKenzie est allé tourner en Ecosse, comme il l’explique : on a tourné à Glasgow, mais en essayant de la rendre méconnaissable, qu’elle devienne une ville contemporaine typique : urbaine et cosmopolite. Par ailleurs, le réalisateur admet avoir été influencé par trois films européens pour réaliser ce long-métrage, à savoir La Jetée, Alphaville et Radio on. (2)
(2) La Jetée, film français de science-fiction de Chris Marker (1962). http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Jet%C3%A9e
Alphaville, film de science-fiction de Jean-Luc Godard (1965), avec Eddie Constantine, Anna Karina... http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphaville,_une_%C3%A9trange_aventure_de_Lemmy_Caution
Radio on, film de Christopher Petit (1979), produit par Wim Wenders... http://www.filmsduparadoxe.com/radiocat.html

Habituée aux rôles glamours comme dans Kingdom of heaven ou Casino royale (3), l’ancienne James Bond girl Eva Green a été déglamourisée pour les besoins de Perfect sense. Elle a troqué ses talons hauts, son maquillage charbonneux et ses robes au profit de vêtements épais et larges. David MacKenzie voulait ainsi lui donner des allures de scientifique revêche.
(3) Kingdom of heaven de Ridley Scott (2005), avec Orlando Bloom, Liam Neeson... http://fr.wikipedia.org/wiki/Kingdom_of_Heaven
Casino royale de Martin Campbell (2006) avec Daniel Craig dans le rôle de James Bond... http://fr.wikipedia.org/wiki/Casino_Royale_%28film,_2006%29

Plutôt que de passer des heures à filmer des scènes dans des laboratoires médicaux et à montrer des chercheurs en blouses blanches en train d’enquêter sur le virus, le cinéaste a préféré établir le postulat d’une contagion sans trop s’orienter vers le domaine purement scientifique. Ceci étant, il a tout de même soumis le scénario à plusieurs professionnels (spécialistes des épidémies, etc.) pour évaluer la crédibilité de son intrigue avant de se lancer dans le projet.

Comme le soutient David MacKenzie, l’être humain n’est pas qu’un corps, mais aussi la combinaison de ses émotions. C’est en ce sens que le metteur en scène a voulu que les symptômes de la pandémie s’illustrent également sur le plan émotionnel de tout un chacun, entraînant une sorte de feu d’artifice d’émotions.

Même si Perfect sense raconte comment la propagation d’un virus décime la population, le cinéaste David MacKenzie se veut optimiste. Selon lui, son film montre surtout la capacité d’adaptation de l’être humain à toute épreuve. Même dans les pires contextes demeure un espoir de survie. Pour lui, son histoire rend compte de cette magie inhérente à l’espèce humaine, et peut se lire comme un conte de fées pour nihilistes !

Entretien avec David MacKenzie
"Perfect sense" renoue avec certaines thématiques de vos films précédents, notamment celles de "Young Adam", mais sous un angle beaucoup plus romantique.
Young Adam était précisément un film anti-romantique. Et c’est probablement ce qui m’a attiré vers Perfect sense, l’envie de raconter une histoire similaire sous l’angle opposé. Certains critiques anglais ont écrit que Perfect sense était un film “extatiquement romantique“. À un certain niveau, tous mes films sont fleur bleue. Mais jusqu’à ce film, j’avais toujours pensé que pour qu’une romance soit réussie il fallait qu’elle soit un peu torturée...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/perfect-sense,179631-note-96220

David MacKenzie
Né à Corbridge (Gb), le 10 mai 1966.
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=31947.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Mackenzie

Kim Fupz Aakeson
http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/auteurs/fiche-auteur-nvo.php?fAuteur=985
http://www.commeaucinema.com/personne/kim-fupz-aakeson,39311

Giles Nuttgens
http://www.toutlecine.com/star/0006/00063628-giles-nuttgens.html
http://www.commeaucinema.com/personne/giles-nuttgens,36101

Max Richter
Né en 1966.
Se produit régulièrement en concert et travaille sur des musiques de films comme celle de Valse avec Bachir...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Richter

Ewan McGregor
Né le 31 mars 1971 à Crieff (Écosse).
Son premier rôle marquant fut celui de Renton dans Trainspotting (1996)...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ewan_McGregor

Eva Green
Née le 5 juillet 1980 à Paris.
Entame sa carrière filmographique en jouant le rôle d’Isabelle dans Innocents - The Dreamers, de Bernardo Bertolucci...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eva_Green

Ewen Bremner
Né le 23 Janvier en 1971 à Édimbourg.
http://www.cinefil.com/star/ewen-bremner/biographie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ewen_Bremner

Connie Nielsen
Née le 3 juillet 1965 à Elling (Danemark).
En plus de ses talents d’actrice, elle est chanteuse, danseuse et maîtrise l’anglais, l’allemand, le danois, le suédois, le français et l’italien...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Connie_Nielsen

Stephen Dillane
Né à Londres le 30 novembre 1956.
http://www.commeaucinema.com/personne/stephen-dillane,24843
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Dillane

extrait(s) de presse

Critikat - Film métaphore, "Perfect sense" déroute tout autant qu’il fascine...
Ecran large - "Perfect sense" réussit le tour de force d'être à la fois un film dans l'air du temps mais aussi totalement singulier...
Excessif - Le Chaos, traité avec subtilité, intelligence et poésie...
La Croix - "Perfect sense" a la couleur singulière de ses décors maussades et poétiques...
Le Monde - "Perfect sense" : retrouver la valeur de tout ce que l'on perd...
Positif - Davis Mackenzie hésite entre la fable futuriste paranoïaque et la romance sensuelle...
Slasherhouse - "Perfect sense" ressemble à une comédie romantique sur fond de fin du monde. Alors que c’est en réalité un film apocalyptique...
Abus de ciné - "Perfect sense" touche au cœur.