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black swan

Usa - 2010 - 1h43
sorti en France le 9 février 2011
Oscar 2011 de la meilleure actrice (Natalie Portman)
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - version originale sous-titrée en français
de

Darren Aronofsky

scénario : Mark Heyman, Andres Heinz, John J. McLaughlin
d'après l'oeuvre de : Andres Heinz
direction de la photographie : Matthew Libatique
musique ou chansons : Clint Mansell, Piotr Ilitch Tchaïkovski
avec : Natalie Portman (Nina), Mila Kunis (Lilly), Vincent Cassel (Thomas Leroy), Winona Ryder (Beth MacIntyre), Barbara Hershey (Erica), Sebastian Stan (Andrew), Janet Montgomery (Madeline), Toby Hemingway (Tom)
séances : semaine du mercredi 18 janvier 2012
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
14:00*
16:00
18:00
20:15
séance spéciale :
* Festival Télérama / Afcae 3 euros pour tous grâce au Pass Télérama (valable pour 2 personnes) aux séances indiquées ci-dessus.

synopsis

Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...

notes de production

A l’instar des Chaussons rouges (1) de Michael Powell et Emeric Pressburger ou du Tournant de la vie (2) d’Herbert Ross, Black swan de Darren Aronofsky est également centré sur le monde fermé de la danse classique, sujet peu abordé au cinéma. Le réalisateur de The Wrestler (3) et de Requiem for a dream (4) y impose sa pâte habituelle, filmant les performances des acteurs de l’intérieur et plaçant sa caméra au cœur de la scène pour mieux capter l’intensité de l’action.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chaussons_rouges
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tournant_de_la_vie
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film17
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Requiem_for_a_Dream

Après avoir exploré le monde des toxicomanes (Requiem for a dream), d’avoir suivi sur le ring un catcheur vieillissant (The Wrestler), Darren Aronofsky signe un thriller psychologique à la limite du fantastique. Le scénariste insiste sur la grande diversité de genres qu’embrasse le film : plus nous approchions de la version finale de l’histoire, plus cela devenait difficile de la placer dans un genre ou dans un autre. Est-ce un thriller fantastico-horrifique sur une femme qui se transforme en un cygne démoniaque, ou bien le portrait, fascinant d’une artiste ambitieuse qui perd la raison sous une pression extrême ? Peut-être les deux en même temps.
Et la productrice exécutive Jennifer Roth d’ajouter : Black swan n’est pas seulement un thriller ou un film sur la danse. Il englobe tous ces aspects et les sublime pour créer une histoire sombre et passionnante.

Pour la seconde fois, Darren Aronofsky s’intéresse au corps et à ses souffrances. Tout comme le corps malmené de Mickey Rourke dans The Wrestler, celui de Natalie Portman semble parfois exulter. Le réalisateur s’exprime en ces termes lorsqu’il évoque les correspondances possibles entre les deux films : certaines personnes disent que le catch est la plus basse des formes d’art, et d’autres que le ballet est la plus haute, et pourtant ces deux disciplines ont beaucoup de points communs. L’histoire du catcheur de Mickey Rourke ressemble beaucoup à celle de la ballerine de Natalie Portman. Ce sont tous les deux des artistes qui utilisent leur corps pour s’exprimer, et qui redoutent de se blesser parce que ce corps est leur seul moyen d’expression. Ce qui m’intéressait était de montrer que ces deux histoires sont liées, bien qu’elles se déroulent dans des mondes qui semblent complètement différents. Le style visuel relie également les deux films qui, tous deux, plongent les spectateurs dans la subjectivité des personnages.

Le livre d’Andres Heinz raconte un drame mettant en scène la dangereuse rivalité qui s’installe entre une actrice et sa mystérieuse doublure à Broadway. Le réalisateur, témoin durant son enfance de la formation éprouvante de danseuse de ballet suivie par sa sœur, transpose l’action dans un ballet de New York. Ce changement a mené à la création de Nina et Lily, deux stars montantes de la danse prêtes à tout sacrifier pour arriver à la perfection. Je suis parti des premières versions du scénario et y ai intégré l’intrigue du "Lac des Cygnes" en la plaçant au centre de l’histoire. Cela a tout changé. C’est devenu le point de départ d’une histoire moderne sur la dualité et sur la peur de voir quelqu’un ou quelque chose vous voler votre vie, rapporte Mark Heyman, scénariste du film.

Le réalisateur a rencontré l’actrice pour parler du projet de Black swan il y a dix ans dans un café de Times Square. Portman rêvait alors d’incarner une ballerine. Le rôle de Nina était une occasion en or pour elle de renouer avec la danse (elle en a fait dans son enfance) et d’incarner un personnage torturé. Elle délivre sa perception du personnage : Nina recherche la perfection, mais la perfection ne peut exister que durant un bref instant, et comme tous les artistes elle risque de se détruire elle-même en tentant de l’atteindre. Quand elle essaye de devenir le Cygne noir, une chose sinistre et inquiétante se réveille en elle. Elle va alors traverser une crise d’identité durant laquelle, en plus de ne plus savoir qui elle est, elle ne mesure plus vraiment la différence entre elle-même et les autres. Elle commence à se voir un peu partout.
Darren Aronofsky, plus que satisfait de l’impressionnante prestation délivrée par l’actrice, a d’ailleurs salué son travail : Natalie a été absolument fantastique. Nina était un rôle très différent de ceux qu’elle a joués avant. Pour elle, c’était autant un défi physique qu’une prouesse d’actrice.

Pour jouer Lily, la rivale de Natalie Portman, Darren Aronofsky a choisi Mila Kunis, une actrice ukrainienne qui s’est fait connaître grâce à ses rôles dans Le Livre d’Eli (5) et Sans Sarah rien ne va ! (6), et qui a apporté l’aplomb et la sensualité enivrante dont le réalisateur avait besoin pour jouer cette ambitieuse nouvelle recrue. Darren Aronofsky raconte : Mila joue Lily comme une personne qui a tout ce dont rêve Nina. Elle est plus libre, plus vivante que Nina, elle assume sa sexualité. Lily est libre de s’exprimer, et cela ne fait qu’attiser l’attraction et la répulsion que Nina ressent envers elle.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Livre_d’Eli
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sans_Sarah,_rien_ne_va_!
Je n’aurais pas fait ce film avec un autre réalisateur que Darren, parce que Lily est un personnage qui aurait pu devenir très hasardeux entre de mauvaises mains. Il n’existait pas une seule et unique bonne façon de l’interpréter, confie d’ailleurs la jeune actrice.

Vincent Cassel interprète le chorégraphe frenchy, Thomas Leroy, de Natalie Portman. Il avoue avoir éprouvé beaucoup de plaisir à danser : c’était un rôle que je ne pouvais pas refuser, d’abord parce que j’ai toujours voulu travailler avec Darren, et ensuite parce qu’il y avait Natalie, une actrice que j’admire depuis des années. L’idée de faire un thriller qui se déroule dans le monde de la danse classique me plaisait beaucoup. Il y avait tous les ingrédients pour faire quelque chose d’intéressant. Je savais que cela allait être à la fois sombre et sexy. Ensuite, j’ai appris que Mila Kunis et Winona Ryder allaient aussi jouer dans le film, et que j’allais me retrouver au milieu de toutes ces femmes sublimes. Comment aurais-je pu refuser ?
Pour se préparer à ce rôle exigeant, Vincent Cassel a longuement observé et étudié la vie de grands chorégraphes tels que George Balanchine (7) et Mikhaïl Baryshnikov (8), ainsi que le chorégraphe du film Benjamin Millepied (9). L’acteur a également dû cerner la psychologie de son personnage : ce n’est pas vraiment un homme à femmes. Je pense que les femmes ne l’excitent pas autant que la perspective d’atteindre la perfection et la beauté ultime dans l’art. Ce qu’il veut, c’est voir les danseuses qu’il a choisies s’épanouir et exprimer l’idée qu’il se fait de l’art porté à son apogée, et pour y parvenir il utilise des méthodes parfois très, très dures, explique-t-il.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Balanchine
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Barychnikov
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Millepied

Barbara Hershey, qui prête ses traits à la mère énigmatique de Nina, définit cette dernière comme un personnage tourmenté(...). Elle aime sa fille, et pourtant elle l’étouffe. Elle veut qu’elle réussisse, mais en même temps elle sait que sa santé mentale est fragile. Elle est terriblement jalouse d’elle, mais elle veut lui offrir le monde. Elle désire que Nina prenne son envol, mais elle ne veut pas la voir partir, poursuit l’actrice. Étant dans l’impossibilité d’assister aux répétitions du film, Barbara Hershey s’est préparée à son personnage en écrivant, selon les conseils de Darren Aronofsky, deux lettres à Nina (en se mettant dans la peau de sa mère). Ces lettres ont ensuite été remises à Natalie Portman à des moments stratégiques du tournage.

Winona Ryder incarne le personnage de Beth, une ancienne danseuse étoile délaissée par tous après sa carrière. Sa situation tragique est présentée comme le sort qui attend inéluctablement Nina. A travers Beth, le film porte aussi un regard sur la quête de perfection. Ce que doivent endurer les danseurs pour perfectionner leur art dépasse de loin tout ce que les gens peuvent imaginer. Beth s’est entraînée très dur depuis son plus jeune âge, et soudain elle arrive à ce moment où tout ce qu’elle a construit pendant ces années de sacrifice s’écroule. Et elle n’arrive pas à l’accepter, explique l’actrice.

Durant les dix mois qui ont précédé le tournage, Natalie Portman s’est entraînée tous les jours pendant cinq heures sous la tutelle de plusieurs professeurs et répétitrices professionnelles, dont Mary Helen Bowers, une ancienne ballerine du New York city ballet (10) qui, grâce à une formation extrêmement exigeante, a fait d’elle une véritable danseuse classique en un temps record. L’actrice raconte : je me suis beaucoup entraînée à la danse, mais j’ai aussi fait de la natation, de la musculation et du cross training pour ne pas me blesser, parce que la danse est très traumatisante pour le corps. C’est vraiment très difficile d’apprendre le ballet à 28 ans. Même si vous avez pris des cours de danse auparavant, vous n’imaginez pas le degré de perfection que cela requiert. Chaque geste doit être fait d’une façon très précise et avec beaucoup de légèreté et de grâce. Je savais que ce serait un défi, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi dur sur le plan physique.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/New_York_City_Ballet

Mila Kunis en a pensé de même : au début, je pensais que j’allais être superbe et pleine de grâce dans mon tutu, mais on n’imagine pas à quel point c’est difficile et éprouvant avant de se mettre à danser. Cette grâce, vous l’obtenez au prix de vraies souffrances physiques.

Natalie Portman et Mila Kunis ont eu droit à un entrainement physique particulièrement intense et difficile. Les pointes font tellement mal aux pieds que je suis incapable de les porter plus de vingt minutes. Vous n’avez même pas besoin de faire des pointes pour avoir mal, il suffit de marcher avec. Votre pied ne peut pas glisser vers l’avant du chausson parce qu’il y a cette petite coque rigide à l’extrémité qui peut aussi vous faire trébucher. Quand vous les portez toute la journée, vos pieds gonflent et deviennent bleus et noirs, raconte Mila Kunis. Natalie Portman ajoute : la douleur était très intense et ne m’a pas quittée pendant la moitié du tournage. Mais c’est difficile de se plaindre quand on voit ce que les danseurs professionnels endurent à longueur de temps. Même avec des blessures très graves, comme une entorse, ils continuent de danser. Ils sont habitués à danser en dépit de la douleur.

En plus de son entrainement physique draconien, Natalie Portman a également pu préparer son personnage de l’intérieur puisque l’actrice avait suivi des cours de psychologie à Harvard alors qu’elle était étudiante. Nina est prise dans un cycle d’obsessions et de compulsions. Le côté positif pour les artistes et les danseurs, c’est que se concentrer autant sur son art peut faire de vous un virtuose, mais il y a aussi un côté plus sombre, une dérive malsaine qui peut vous faire perdre le contact avec la réalité. C’est là que je devais entraîner Nina, explique-t-elle.

Le tournage de Black swan a eu lieu au Lincoln center, où se tient habituellement le New York city ballet (10), ainsi que dans plusieurs autres lieux stratégiques de New York. Darren Aronofsky a opté pour un style brut et réaliste, filmant les danseurs caméra à l’épaule, au plus près de leurs mouvements. J’avais (...) le sentiment que filmer caméra à l’épaule allait nous aider à entrer dans le monde du ballet, comme cela nous a aidés à monter sur le ring avec les catcheurs de The Wrestler (3). La caméra danse et tourbillonne avec les danseurs. Elle saisit de près leur énergie, la sueur, la douleur et leur talent, explique le cinéaste.

Visuellement, Darren Aronofsky a donné une place d’honneur aux miroirs, qui sont des éléments cruciaux au niveau symbolique. Le réalisateur explique : dans le monde du ballet, il y a des miroirs partout. Les danseurs passent leur temps à s’observer quand ils travaillent ; la relation qu’ils ont avec leur reflet est donc une part importante de leur identité. Les cinéastes sont eux aussi fascinés par les miroirs, ils ont souvent joué avec, mais je voulais aller encore plus loin sur le plan visuel, explorer le sens profond du miroir et du reflet, montrer ce que cela signifie vraiment de regarder dans un miroir. Dans le film, les miroirs jouent un rôle très important dans la compréhension du personnage de Nina, chez qui la notion de double et de reflet joue un si grand rôle.

Benjamin Millepied, danseur étoile du New York City Ballet, a été choisi par Darren Aronofsky pour créer les chorégraphies du film. Darren voulait rester fidèle au « Lac des Cygnes », mais nous savions tous les deux que nous ne pouvions pas transformer une actrice en première danseuse en six mois, nous avons donc choisi pour Natalie et Mila des figures et des pas qu’elles étaient capables de faire. Natalie avait déjà commencé son entraînement quand on me l’a présentée et elle avait pris des cours de danse durant son enfance, mais Mila n’avait aucune formation. Mon rôle a donc été de perfectionner leurs mouvements et d’utiliser la chorégraphie pour faire ressortir ce qui nous intéressait. Heureusement, Darren connaît très bien la danse, et cela a rendu mon travail plus facile, raconte Millepied, qui a également interprété le rôle de David, le premier danseur de la compagnie dans Black swan.

La chef décoratrice Thérèse DePrez a dû relever le défi de recréer des décors qui soient fidèles au "Lac des Cygnes", tout en reflétant l’aspect thriller psychologique de Black swan. Son travail a ainsi consisté à concevoir une version sombre et moderne du ballet de Tchaïkovski. Je voulais travailler avec Thérèse depuis longtemps. Avec un budget très serré, elle a créé une fantastique toile de fond pour le film, un monde qui n’est pas le monde réel, mais qui semble réel, raconte Darren Aronofsky.

Amy Westcott, également chef costumière sur The Wrestler, s’est employée à refléter la personnalité des personnages de Black swan dans la conception de leurs tenues vestimentaires. Elle a ainsi opposé les couleurs pour raconter la descente aux enfers de Nina : il fallait montrer qu’au tout début, la mère de Nina a beaucoup d’influence sur sa façon de s’habiller. Elle veut que sa fille reste une enfant ; Nina porte donc trois couleurs de petite fille : le blanc, le gris et le rose. Au début, il y a beaucoup de rose, mais à la fin du film elle ne porte presque plus que du noir. Quand on la voit avec des collants noirs, au lieu de collants roses, on sait que quelque chose a changé en elle et qu’elle est passée de l’autre côté du miroir, explique-t-elle. Pour créer les costumes du nouveau ballet du "Lac des Cygnes", Darren Aronofsky a fait appel aux célèbres soeurs stylistes Kate et Laura Mulleavy, qui ont notamment créé la maison de couture Rodarte.

S’inspirant bien évidemment de la célèbre musique de Tchaïkovski, le compositeur Clint Mansell a allié la partition originale à des tonalités plus sombres et plus modernes, pour créer celle de Black swan. Avec la volonté de donner l’impression que le personnage de Nina est hanté par la musique du "Lac des Cygnes", Mansell s’est ainsi attelé à cette lourde tâche. Ce fut un immense privilège de travailler avec cette musique absolument fantastique de Tchaïkovski. J’ai le plus profond respect pour elle, mais j’avais aussi le sentiment de ne devoir me fixer aucune limite. J’espère vraiment que les gens ne se diront pas : "ce morceau-ci est de Tchaïkovski, et celui-là non". J’espère avoir réussi un mélange équilibré des deux qui propose un nouveau regard sur le « Lac des Cygnes », raconte le musicien.
Je crois que c’est la plus belle musique que Clint ait composée de sa carrière. On sent partout la présence de Tchaïkovski, mais cela semble aussi complètement nouveau. C’est étrange, hypnotique, magnifique, commente Darren Aronofsky.

Darren Aronofsky assimile son film à un conte de fées. Il présente nottamment le personnage de Natalie Portman, qui se transforme la nuit en une créature mi-cygne mi-humaine, comme une représentation du mythe du loup-garou.

Si Natalie Portman a longtemps pratiqué la danse classique dans son enfance, Vincent Cassel a également fait du ballet alors qu’il était à l’école du cirque. Darren Aronofsky, quant à lui, a grandi dans un univers lié à la danse classique, sa sœur étant aussi danseuse de ballet.

Pour Black swan, Darren Aronofsky a retrouvé plusieurs cinéastes avec lesquels il avait déjà collaboré par le passé, à savoir le directeur de la photographie Matthew Libatique, la chef décoratrice Thérèse DePrez, la chef costumière Amy Westcott, le chef monteur Andrew Weisblum et le superviseur des effets visuels Dan Schrecker. Tous ces artistes avaient ainsi déjà travaillé avec le réalisateur sur des films comme The Wrestler, The Fountain ou Requiem for a dream.

Le script, titré au départ La Doublure (The Understudy), est un projet vieux de dix ans, qui trouve enfin sa concrétisation. A l’origine, Black swan devait se passer dans le milieu du théâtre new-yorkais, mais Darren Aronofsky a préféré le situer dans le milieu de la danse. De même, le personnage de Nina s’appelait Alexandria.

L’actrice Blake Lively (Serena dans Gossip girl) a auditionné pour le rôle de Lilly.

Il s’agit du premier long métrage d’Aronofsky (déjà auteur de cinq films) dans lequel Mark Margolis ne joue pas de rôle.

Le film devait se tourner à Budapest, et l’action se situer en France, mais pour des raisons de budget et de design, la production a dû y renoncer.

Darren Aronofsky a offert à Mila Kunis le rôle de Lily par Skype (le téléphone par internet) sans même la rencontrer.

L’actrice Meryl Streep avait été pressentie pour jouer Erica, la mère de Nina. Des rumeurs ont également évoqué Rachel Weisz et Jennifer Connelly pour les rôles principaux.

Natalie Portman et Benjamin Millepied se sont rencontrés sur le tournage de Black swan. Le chorégraphe français entraînait la jeune actrice pour les besoins du "Lac des cygnes" et le coup de foudre a dû être immédiat puisque peu après la fin de l’aventure, en 2009, ils se sont fiancés et attendent un enfant pour la fin 2011.

Entretien avec Darren Aronofsky
Avez-vous reçu le soutien du monde du ballet ?
Ce fut difficile. Ces gens sont très occupés et très concentrés sur leur propre monde. Je pense qu’ils sont intéressés aux autres formes d’art mais ils mettent le leur très loin au premier plan. Si vous les dérangez, ils ne se sentent pas concernés. C’est étrange car lorsque vous faites un film, toutes les portes s’ouvrent. Si je veux tourner sur le toit de Notre-Dame, je peux. Le monde du ballet n’a pas été d’un grand secours et pénétrer dans cet univers a pris beaucoup de temps...
http://www.excessif.com/cinema/actu-cinema/dossiers/black-swan-interview-darren-aronofsky-6236469-760.html

Darren Aronofsky
Né le 12 février 1969 à Brooklyn.
En 1996, il parvient à rassembler les 60 000 $ nécessaires pour la réalisation de son premier long métrage...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Darren_Aronofsky

Matthew Libatique
Né 19 juillet 1968 à New York.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Matthew_Libatique
http://en.wikipedia.org/wiki/Matthew_Libatique

Clint Mansell
Né le 7 Janvier 1963 à Coventry.
Fut le chanteur et le guitariste du groupe pop Will eat itself...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clint_Mansell

Piotr Ilitch Tchaïkovski
Né le 7 mai 1840 à Votkinsk, décédé le 6 novembre 1893 à Saint-Pétersbourg.
Incarne la figure dominante du romantisme russe du XIXe siècle dans toute sa vitalité populaire et généreuse...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Piotr_Ilitch_Tcha%C3%AFkovski

Natalie Portman
De son vrai nom Natalie Hershlag (hébreu : נטלי הרשלג), née le 9 juin 1981 à Jérusalem. Elle a fait ses débuts au cinéma dans Léon de Luc Besson, aux côtés de Jean Reno en 1994...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Natalie_Portman

Mila Kunis
(en russe : Милена Маркοвна Кунис, en ukrainien : Мілена Марківна Куніс), née le 14 août 1983 à Tchernivtsi (Ukraine).
Elle apprend l’anglais grâce à l’émission télévisée The Price is right...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mila_Kunis

Vincent Cassel
Voir la fiche du film A Dangerous method.

Winona Ryder
Née Winona Laura Horowitz le 29 octobre 1971 dans le Minnesota.
Obtient un succès significatif avec Tim Burton dans Beetlejuice (1988)...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Winona_Ryder

Barbara Hershey
Née Barbara Lynn Herzstein le 5 février 1948 à Hollywood.
Son interprétation d’une femme violée par un être invisible dans L’Emprise (1981) est resté dans les annales...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara_Hershey

Sebastian Stan
Né le 13 août 1983 à Constanta (Roumanie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sebastian_Stan

Janet Montgomery
Née le 29 octobre 1985 à Bournemouth.
A débuté sa carrière d’actrice à l’âge de 12 ans...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Janet_Montgomery

extrait(s) de presse

Ecran large - "Black swan" s'impose comme une œuvre majeure...
Excessif - "Black swan" se présente comme le pendant féminin de "The Wrestler"...
Films actu - Une fable cynique et tragique, à la lisière de l'irréel dont la beauté n'a d'égal que sa percutante puissance...
Le Monde - Le cinéaste est allé jusqu'au bout de ses fantasmes, de ses hallucinations...
L'Humanité - "Black swan" est de ces rares films dont on est sûr qu’on ne les oubliera jamais.
Positif - Darren Aronofsky (...) signe un film somptueux...
Le Figaro - Une sorte de cauchemar éveillé, cathartique, où les pointes et les fouettés sont autant de souffrances et de défis...
Libération - Ce troublant et performant "Black swan" est un peu son "Carrie au bal du diable".