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Les Amours Imaginaires

Québec - 2009 - 1h35
Prix "Regards jeunes" Un Certain regard Cannes 2010 hommage au cinéma québécois festival du film francophone Angoulême 2013
film - film francophone
de

Xavier Dolan

scénario : Xavier Dolan
direction de la photographie : Stéphanie Weber-Biron
avec : Monia Chokri (Marie Camille), Niels Schneider (Nicolas M.), Xavier Dolan (Francis Riverëkim), Anne Dorval (mère de Nicolas), Perrette Souplex (la coiffeuse), Anne-Elisabeth Bossé, Magalie Lépine-Blondeau, Olivier Morin, Eric Bruneau, Gabriel Lessard
séances : semaine du mercredi 8 décembre 2010
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
20:05
20:05
20:05
20:05
16:45
20:05
19:55
séances : semaine du mercredi 21 août 2013
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
21:30*
séance spéciale :
* sam 21:30 en présence de l'équipe du film

synopsis

Amis de longue date, un garçon (Xavier Dolan, son rictus) et une fille (Monia Chokri, ses habits polis) entendent leurs cœurs battre à l'unisson lorsqu'à une soirée, ils croisent le regard d'un bellâtre magnétique au visage d'ange exterminateur. Pour lui, ils vont tout sacrifier (leur temps, leur amitié, leur orgueil), s'épuiser dans l'expectative d'un geste ou d'un mot, devenir des bêtes jalouses et dociles...

notes de production

Les Amours imaginaires est inspiré d’un road trip que Xavier Dolan a réalisé avec deux de ses amis, devenus acteurs principaux de son film : le voyage avait été particulièrement riche en péripéties, et de déserts arides en pittoresques obèses, notre huis-clos intensif avait fait germer l’idée d’un projet inspiré de notre triumvirat, raconte-t-il.

Après avoir remporté trois prix à la 41e Quinzaine des Réalisateurs avec son précédent J’ai tué ma mère, lors du Festival de Cannes 2009, Xavier Dolan est sélectionné dans la catégorie Un Certain regard au Festival de Cannes 2010 pour son deuxième film Les Amours imaginaires. Coup de cœur du Festival, ce dernier a reçu le prix "Regards jeunes", en marge de la compétition.

A l’origine, le long métrage Les Amours imaginaires n’était pas prévu au programme de Xavier Dolan. Son deuxième film devait être tourné en octobre 2009 mais a été annulé, faute d’argent et de temps. La perspective de ne rien faire pendant un an m’horrifiait, et l’automne montréalais étant fécond en tournages de films, j’étais taraudé par d’incessants panneaux annonçant je-ne-sais-plus-quels plateaux de cinéma, explique le réalisateur.

La frustration de ne pouvoir travailler pendant près d’un an pousse Xavier Dolan à écrire un scénario dans l’urgence. Il commence à rédiger les premières lignes des Amours imaginaires pendant son voyage en train pour le Festival de Toronto : devant le défilé irisé du Lac Ontario, je sortis mon ordinateur et écrivis le scénario des Amours imaginaires. Je le peaufinai pendant le Festival et sur la route du retour. Revenu à Montréal, j’avais entre les mains mon deuxième long-métrage.

Le tournage des Amours imaginaires a débuté un an, presque jour pour jour, après le début de celui de J’ai tué ma mère, le premier film de Xavier Dolan : extirpés du lit à des heures aurorales, et sous la dictature néronienne du bon gel agreste, nous buvions un café infâme dans une forêt de Lotbinière, et je criais Action !, au septième ciel, ravi, se souvient-il.

Pendant le tournage, le réalisateur Xavier Dolan avait peur que Les Amours imaginaires ne soit comparé ou considéré comme une suite à son premier film. Mais comme par magie, comme si l’inconscient collectif du plateau avait voulu m’éviter l’écueil de la redondance, Les Amours imaginaires se distingua de lui-même de fil en aiguille, imposant sa voix, son âme et sa couleur propres.

Comme pour son précédent film J’ai tué ma mère, Xavier Dolan occupe plusieurs postes clés : il y est scénariste, producteur, réalisateur et acteur tenant l’un des rôles principaux. Le cinéaste est aussi devenu créateur des costumes pour Les Amours imaginaires.

Pour mener son film à terme, Xavier Dolan devait réunir une somme de 600 000 dollars, mais commença le tournage des Amours imaginaires avant d’avoir pu obtenir la totalité de cette somme. C’est avec l’intervention d’investisseurs privés, peu après le début du tournage, qu’il a pu terminer son deuxième long métrage : ils nous donnèrent tout, et furent littéralement les héros du film, confie-t-il.

L’acteur Niels Schneider signe avec Les Amours imaginaires sa deuxième collaboration avec Xavier Dolan. Ils s’étaient donnés la réplique dans le premier film de Dolan, J’ai tué ma mère sorti en 2009.

Louis Garrel, qui fait une apparition à la fin du film, est à l’affiche du troisième long métrage de Xavier Dolan, Lawrence anyways (1). Monia Chokri fait également partie de la distribution.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film863

Il faut reconnaître à Dolan le grand mérite d’être dans un rapport assez juste avec ce qu’il fait : il assume de traiter les sujets de son âge, d’avoir la naïveté de son âge, d’aimer dans le cinéma ce qui "fait cinéma", d’avoir envie d’essayer des choses, tout en s’employant à faire des films qui tiennent debout. Et cela fonctionne. Car on peut effectivement se retrouver dans cette fragile chronique romantique et se laisser émouvoir.
Louis Roux in L’Annuel du cinéma 2011

Entretien avec Xavier Dolan et Monia Chokri
Après un premier long-métrage couronné de succès, est-ce qu’on se permet plus de choses ou au contraire on se méfie ?
Non, je me suis même permis de faire un film complètement différent du premier pour justement désamorcer les attentes, pour essayer d’aller ailleurs...
http://www.critikat.com/Xavier-Dolan-et-Monia-Chokri.html

Les Amours imaginaires est sorti en France le 29 septembre 2010

Xavier Dolan
Né Xavier Dolan-Tadros le 20 mars 1989 à Montréal.
Fils de Manuel Tadros, Xavier Dolan débute sa carrière à la télévision, dans une vingtaine de publicités...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Dolan

Monia Chokri
Née à Québec, elle entreprend sa carrière de comédienne après des études en jeu au Conservatoire d’art dramatique de Montréal...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monia_Chokri

Niels Schneider
Né à Paris en 1987.
Il a ses premiers contacts avec le théâtre en accompagnant son père dans les coulisses des spectacles dirigés par ce dernier...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Niels_Schneider

Anne Dorval
Née le 8 novembre 1960 à Rouyn-Noranda (Québec).
Depuis le début de sa carrière en 1985, elle a joué dans une trentaine de productions théâtrales...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Dorval

Perrette Souplex
Née le 22 avril 1930 à Paris.
Elle est la fille de Raymond Guillermain, plus connu sous son nom d’acteur, Raymond Souplex, à qui elle ressemble fortement...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perrette_Souplex

extrait(s) de presse

Films actu - Le charme opère du début à la fin, on en redemande...
Le Figaro - Un film emballant pour ceux, bien sûr, qui n'ont pas oublié leurs 20 ans...
Le Point - Vorace, mais très original, Dolan déploie pour son Jules et Jim moderne une liberté tous azimuts...
Les Inrocks - Le film est une irrésistible mosaïque de couleurs et de mélodies (le track-listing de la BO est impeccable) qui exacerbent tous les sens...
Excessif - Un crève-cœur noir désir sur les désillusions amoureuses, dans un écrin rose bonbon de roman-photo. Bouleversant...
Le Monde - Cette histoire bête comme un râteau prend sa saveur dans la mise en scène de Dolan, qui la raconte au moyen d'un collage de citations cinéphiles, artistiques, musicales, littéraires...
Télérama - Xavier Dolan n'a peur de rien. Après J'ai tué ma mère, chronique enlevée d'un désamour filial, le voilà qui s'attaque à un thème éternel : le caractère illusoire du sentiment amoureux...
Critikat - Du haut de ses 20 ans, Xavier Dolan reste néanmoins un jeune cinéaste génial, capable d’assumer une envie de cinéma et de la nourrir jusqu’à en accoucher d’objets aussi improbables que déconcertants...