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donne-moi la main

France - 2009 - 1h20
sorti en France le 18 février 2009
film produit par la Région Poitou-Charentes - festival international du film Turin 2009 - festival du film francophone Angoulême 2009 (sélection "Bijoux de famille")
film - film francophone
de

Pascal-Alex Vincent

scénario : Pascal-Alex Vincent, Martin Drouot
direction de la photographie : Alexis Kavyrchine
musique ou chansons : Tarwater, Colette Magny
avec : Victor Carril (Quentin), Alexandre Carril (Antoine), Anaïs Demoustier (Clementine), Katrin Sass, Fernando Ramallo, Samir Harrag (Hakim), Patrick Hauthier
séances : semaine du mercredi 31 décembre 2008
mercredi 31 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
20:30*
séance spéciale :
* Avant-première, en présence de l'équipe du film Séance organisée en partenariat avec Poitou-Charentes Cinéma
séances : semaine du mercredi 26 août 2009
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 31 mardi 1er
19:30
séances : semaine du mercredi 31 décembre 2008
mercredi 31 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
20:30*
séance spéciale :
* Avant-première, en présence de l'équipe du film Séance organisée en partenariat avec Poitou-Charentes Cinéma
séances : semaine du mercredi 18 février 2009
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
18:30
20:45*
20:00
18:00
20:00
20:00
séance spéciale :
* Rencontre avec Pascal-Alex Vincent Le film sera précédé de Candy Boy, court métrage de Pascal-Alex Vincent.
séances : semaine du mercredi 25 février 2009
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 1er lundi 2 mardi 3
14:45
21:00
18:30
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synopsis

Quentin et Antoine ont 18 ans et ils sont jumeaux. Ils entreprennent ensemble, à l'insu de leur père, un voyage jusqu'en Espagne où doit avoir lieu l'enterrement de leur mère qu'ils ont très peu connue. Leur parcours en stop sera ponctué de rencontres, de disputes, de réconciliations et d'expériences. Sur la route vont aussi se révéler la différence de leurs attirances, et la confusion de leurs sentiments. Autant d'éléments qui font de ce périple lumineux un véritable voyage initiatique qui va les transformer à jamais en changeant leur relation et les amener vers l'âge adulte...

Pascal-Alex Vincent sur le tournage de Donne-moi la main, en gare d’Angoulême

notes de production

C’est en s’interrogeant sur la condition des jumeaux qu’est né l’idée du film dans la tête de Pascal-Alex Vincent : Donne-moi la main est né de ma fascination pour les rapports qui régissent une même fratrie - de surcroît, lorsque des frères (ou des sœurs) sont jumeaux - tant ce qui circule entre les membres de cette fratrie est du domaine de l’impalpable. Comment devient-on, comment se réalise-t-on, face à une altérité aussi écrasante d’un frère jumeau ? Comment peut-on se construire face à cet "Autre" ? Paradoxalement, si la gémellité procure, parait-il, un sentiment d’immortalité, cet Autre semble toujours être de trop. Les deux jumeaux de la mythologie, Castor et Pollux (1), étaient inséparables mais rivaux. L’un était immortel, l’autre non. J’ai décidé de partir de ce postulat pour faire un road-movie - étant issu d’une famille un peu bohème et souvent sur la route. L’idée était de suivre de jeunes jumeaux dans un périple buissonnier, et d’assister à l’érosion de leur relation fusionnelle. Rien ne vaut le voyage pour mettre à l’épreuve ce qui nous lie à nos proches .
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioscures

Les deux personnages principaux Antoine et Quentin sont interprétés par des vrais jumeaux Alexandre et Victor Carril. Les deux jumeaux avaient déjà collaboré avec le réalisateur sur son court-métrage Bébé requin (2). Le scénario s’est beaucoup nourri et inspiré de leurs relations, souvent conflictuelle et complexe. Ils sont donc au cœur de mon road-movie, qui est également le récit d’une double initiation, et d’une double affirmation.
(2) https://www.frenchtvmovies.com/bebe-requin.html

Le réalisateur a eu la volonté artistique de mettre en avant l’aspect visuel plutôt que l’histoire en elle-même. Je voulais que l’approche du sujet soit visuelle et poétique, et que Donne-moi la main ne soit pas écrit ni tourné dans une direction réaliste ou explicative. Le film s’inspire partiellement de certains road-movies américains des années 70, qui se caractérisaient par une absence d’évènements dramatiques spectaculaires - au profit de l’atmosphère, des rencontres et des moments en creux - mais aussi par le jeu sur l’espace et le temps. J’ai également décidé de démarrer le film par une séquence en animation, afin de déréaliser l’ensemble du film, de le déconnecter d’office du réel.

Fait rare au cinéma, le film a été tourné au rythme de l’histoire. En effet, dans quasiment tous les films, le tournage ne se fait pas dans l’ordre chronologique, on réuni les séquences à tourner selon les lieux de tournages, les disponibilités des acteurs etc... Or pour Donne-moi la main, le réalisateur a choisi de filmer dans l’ordre chronologique du scénario afin que ce qui circule naturellement entre les deux frères soit le "carburant" du projet. L’équipe a donc fait le périple Nord-Sud, au rythme du scénario, jusqu’au Pays Basque espagnol.

Pascal-Alex Vincent souhaitait que son film soit à la lisière du fantastique et du féerique, mais paradoxalement, il voulait absolument filmer en lumière naturelle. C’est la raison pour laquelle un immense travail de préparation a été effectué en amont pour sélectionner les décors que les frères jumeaux allaient traverser. Après un long repérage, le réalisateur s’est longuement entretenu avec le chef opérateur Alexis Kavyrchine pour mettre au point un planning de tournage pour profiter des heures où la lumière serait la plus belle. L’idée était que la nature serait le troisième personnage du film, et qu’il fallait avoir une approche sensuelle de chaque scène, en mettant à contribution la beauté sauvage des paysages traversés par les deux protagonistes.

Si le réalisateur souhaite nous faire voyager dans son univers poétique, il est évident que la bande-son doit avoir un rôle primordial dans le film. Pour accompagner cette balade, il semblait évident que la bande-son soit aussi riche que les décors traversés. Mon choix s’est très vite porté sur le groupe électro Tarwater, que j’avais souvent vu en concert. J’ai demandé au groupe berlinois de faire intervenir des instruments de type rural (banjo, guimbarde, harmonica), afin d’organiser une sorte de télescopage avec leur musique, très urbaine. Le groupe a composé la musique au fur et à mesure de l’arrivée des rushes, et leur partition est devenue la véritable charpente du film.

Donne-moi la main est le premier long-métrage du réalisateur Pascal Alex-Vincent. Avec ce road-movie où deux frères jumeaux se rendent à l’enterrement de leur mère, le réalisateur a eu les honneurs de faire la clôture du festival gay et lesbien en novembre 2008.

(...) Donne-moi la main donne parfois l’impression de se rassurer en réactivant bon nombre de poncifs sur le deuil, le voyage comme cristallisateur de différences ou la découverte de l’homosexualité (l’initiation de Quentin passe par un jeune beur garçon de ferme, la scène où Antoine essaie de vendre son frère semble sortie d’un film de Téchiné (3) de la fin des années 1980). Tous les chemins pris par ce film ne sont pas convaincants, mais il y a dans cette marche bucolique vénéneuse un trouble permanent qui suffit à nous rendre captifs. En passant du court au long et à l’image de l’évolution des deux personnages de Donne-moi la main, le cinéma de Pascal-Alex Vincent est en tout cas sur le point d’accéder à une maturité que l’on prédit prometteuse.
https://www.critikat.com/actualite-cine/critique/donne-moi-la-main/
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1949

Pascal-Alex Vincent
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal-Alex_Vincent

Martin Drouot
https://www.imdb.com/name/nm2411899/

Alexis Kavyrchine
voir fiche du film Le Secret de la chambre noire
http://www.citebd.org/spip.php?film1854

Tarwater
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tarwater

Colette Magny
Née le 31 octobre 1926 à Paris et décédée le 12 juin 1997 à Villefranche-de-Rouergue.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Colette_Magny

Victor Carril
https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Carril

Alexandre Carril
https://www.imdb.com/name/nm1734661/

Anaïs Demoustier
voir fiche du film La Villa
http://www.citebd.org/spip.php?film2006

Katrin Sass
https://fr.wikipedia.org/wiki/Katrin_Sass

Fernando Ramallo
https://www.imdb.com/name/nm0707979/

Samir Harrag
https://www.imdb.com/name/nm2409593/
voir aussi fiche du film Trois souvenirs de ma jeunesse
http://www.citebd.org/spip.php?film1470

Patrick Hauthier
https://www.imdb.com/name/nm1592054/
voir aussi fiche du film La Tête ailleurs
http://www.citebd.org/spip.php?film571

extrait(s) de presse

Libération - (...) On veut bien lui donner la main, à ce film qui chante "Melocoton" de Colette Magny tout en ambrassant le XXIe siècle.
Première - (...) Film grave et lumineux, limpide et plein de secrets. Une réussite très prometteuse.
Chronicart - (...) En ces temps de flux incessants, "Donne-moi la main" croit encore au minimalisme du foot-movie. C'est tout à son honneur. (...)
Le Jdd - (...) Ce premier long-métrage surprend agréablement (...).
Le Monde - Pascal-Alex Vincent fait essentiellement le récit de la prise de conscience chez un jeune homme d'une homosexualité avec laquelle il vivait depuis toujours, sans l'avoir véritablement identifiée.
Télérama - (...) On aimerait, évidemment, que les jeunes cinéastes français -surtout s'ils sont doués- aient une vision du monde plus profonde. Celle de Pascal-Alex Vincent a au moins le mérite de l'élégance et du lyrisme.
La Croix - [Le] film, sensuel et troublant, porte en lui une poésie et une beauté singulière qui doit beaucoup, malgré la faiblesse de leur jeu, à ces deux frères.