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dans ses yeux

El Secreto de Sus Ojos
Espagne, Argentine - 2009 - 2h09
Sélection officielle San Sebastian et Toronto 2009 - Oscar du meilleur film étranger 2010 - Grand prix et prix spécial police 2e Festival du Film Policier de Beaune (présidé par Olivier Marchal) - Goya du meilleur film hispano-américain et Goya de la meilleure révélation féminine (Soledad Villamil) 2010
film - version originale sous-titrée en français
de

Juan José Campanella

scénario : Eduardo Sacheri, Juan José Campanella
d'après l'oeuvre de : Eduardo Sacheri
direction de la photographie : Felix Monti
musique ou chansons : Federico Jusid
avec : Soledad Villamil (Irene Menéndez Hastings), Ricardo Darin (Benjamín Expósito), Pablo Rago (Ricardo Morales), Javier Godino (Isidoro Gómez), Guillermo Francella (Pablo Sandoval), José Luis Gioia (inspecteur Báez), Carla Quevedo (Liliana Coloto), Rudy Romano (Ordóñez), Mario Alarcon (le juge Fortuna Lacalle), Alejandro Abelenda (Pinche Mariano)
séances : semaine du mercredi 9 juin 2010
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
18:30
21:30
18:30
21:00
14:30
18:30
21:00
séances : semaine du mercredi 16 juin 2010
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
18:00
21:55
18:00
21:55
18:45
18:00
21:55
séances : semaine du mercredi 19 janvier 2011
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
21:00
18:30
21:00
16:15
séances : semaine du mercredi 25 mars 2015
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 31
20:00*
séance spéciale :
* Lisathèque : jeu 26 mars à 20:00, au Lisa, 303 avenue de Navarre - entrée libre

synopsis

1974, Buenos Aires. Benjamin Esposito enquête sur le meurtre violent d'une jeune femme. 25 ans plus tard, il décide d'écrire un roman basé sur cette affaire "classée" dont il a été témoin et protagoniste. Ce travail d'écriture le ramène à ce meurtre qui l'obsède depuis tant d'années mais également à l'amour qu'il portait alors à sa collègue de travail. Benjamin replonge ainsi dans cette période sombre de l'Argentine où l'ambiance était étouffante et les apparences trompeuses...

notes de production

C’est la deuxième fois que l’Argentine reçoit l’Oscar du meilleur film étranger (la France présentait Un Prophète de Jacques Audiard), la première fois étant en 1986 pour le film L’Histoire officielle.
C’est le deuxième film du réalisateur Juan José Campanella à représenter l’Argentine aux Oscars. La première fois, c’était en 2002 avec Le Fils de la mariée.
Le réalisateur Juan José Campanella fait un caméo dans le rôle du docteur qui s’occupe du problème de coeur de Rafael.
Avec Dans ses yeux, c’est la quatrième fois que l’acteur Ricardo Darin collabore avec le réalisateur Juan José Campanella (El Mismo amor, la misma lluvia en 1999, Le Fils de la mariée en 2001, Luna de Avellanena en 2004). Pour l’actrice Soledad Villamil, il s’agit de sa deuxième collaboration avec le réalisateur argentin. La première fois, c’était pour El Mismo amor, la misma lluvia, dix ans auparavant, où elle partageait déjà l’affiche avec Ricardo Darin.

Le scénario de Dans ses yeux est adapté de La Pregunta de sus ojos (littéralement la question ou l’interrogation de ses yeux), roman de l’auteur argentin Eduardo Sacheri. L’écrivain a d’ailleurs travaillé avec le réalisateur Juan José Campanella sur l’adaptation cinématographique de son roman. Sur leur collaboration, Juan José Campanella s’exprime en ces termes : j’ai alors décidé de rencontrer Eduardo Sacheri pour lui demander s’il accepterait de collaborer avec moi. Il a travaillé pendant longtemps dans le domaine judiciaire et connaissait donc bien le vocabulaire technique. Mais je voulais que l’on s’amuse à déconstruire le roman et pas qu’il défende chaque mot, chaque phrase de son livre et ça a plus que bien fonctionné ! Il a même fallu que je le freine parfois. Mon but était de poser cette question : cet homme qui marche vers nous, que sait-on de lui ? Qu’apprendrait-on de lui si on avait tout à coup un gros plan sur ses yeux ? Quels secrets nous raconteraient-ils ?
Le réalisateur s’avoue fasciné par la mémoire individuelle mais aussi collective que l’on retrouve comme un élément clé dans le film : la mémoire me fascine ainsi que la façon dont les décisions prises il y a 20 ou 30 ans peuvent nous affecter aujourd’hui. Cela peut aussi s’appliquer à la mémoire d’une nation. En tant que pays, alors que nous retrouvons maintenant notre mémoire des années 1970, nous savons que l’horreur a commencé à prendre forme avant la dictature militaire. L’histoire se déroule dans une Argentine où l’atmosphère est lourde et étouffante même pour les principaux protagonistes.

L’Argentine, alors neuvième puissance économique mondiale, élit en 1946 le général Juan Peron. Celui-ci met en place un mouvement national-populaire. Le partage des richesses est désormais moins équilibré et la classe ouvrière argentine soutient Peron. Cependant, l’opposition de la bourgeoisie est pour le moins active ; dès le retournement de la conjoncture économique, au début des années 1950, le leader populiste va être amené à pratiquer l’autoritarisme pour continuer à contrôler l’Etat et le pays. En 1955, un coup d’Etat le chasse du pouvoir, les militaires mettent en place un régime bureaucratique et autoritaire. En réaction à cette violence, les mouvements sociaux, les syndicats, les étudiants et les ouvriers se battent contre le régime. La première pueblada a lieu en 1969. 1973 marque la fin du régime militaire, Peron revient au pouvoir. Le pays s’enfonce alors dans une guerre sale entre pro et anti-peroniste, qui fera plus de 30 000 victimes et où opèrent les funestes escadrons de la mort. Peron meurt en 1974 et sa femme lui succède à la tête du pays mais elle est renversée en mars 1976 par un nouveau coup d’Etat militaire. En 1983, Raul Alfonsin est le symbole d’un retour à la démocratie : il abroge l’amnistie déclarée avant que les forces armées ne perdent le pouvoir et demande de poursuivre neuf dirigeants de la junte militaire. Il nomme en même temps une commission nationale sur la disparition des personnes. Mais sous la pression de l’armée, son gouvernement instaure la loi des pardons. Carlos Menem lui succède en 1989. Une croissance exceptionnelle s’ensuit, très vite brisée en 2001 par la crise économique. Nestor Kirchner est élu en 2003 et son épouse, Cristina Kirchner, lui succède en 2007.
Le bras-de-fer se poursuit en Argentine, où la présidente Cristina Kirchner s’expose à un revers politique et judiciaire...
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201001/10/01-937747-argentine-la-presidente-sexpose-a-un-revers-politique-et-judiciaire.php
Les électeurs argentins ont infligé une véritable débâcle électorale à la présidente Cristina Kirchner ( 29/06/2009)...
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-06-29/debacle-electorale-pour-les-kirchner/924/0/356663
Un tribunal de Buenos Aires a condamné mardi 20 avril 2010 à 25 ans de prison l’ancien dictateur argentin Reynaldo Bignone (1982-1983), pour enlèvements et tortures de prisonniers politiques...
http://fr.news.yahoo.com/3/20100420/twl-justice-argentine-bignone-1be00ca_2.html

Juan José Campanella
Né le 19 juillet 1959 à Buenos Aires.
Metteur en scène de cinéma, et également scénariste, producteur et parfois acteur...
http://www.toutlecine.com/star/biographie/0006/00063097-juan-jose-campanella.html
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=50034.html

Entretien avec Juan José Campanella
Avec Dans ses yeux vous vous éloignez de vos récits précédents. Pourquoi avez vous introduit un nouvel élément (un crime) ; vouliez vous donner un autre cap à votre filmographie ?
Non, ce ne fut pas un choix stratégique, simplement cette histoire m’a plu. Il m’a semblé qu’elle touchait à des éléments qui m’intéressent depuis toujours, et c’était quelque chose que je voulais essayer...
http://www.cinecritic.biz/fra/index.php?option=com_content&view=article&id=204

extrait(s) de presse

La Dépêche - L'opus de Juan José Campanella est l'une des histoires les plus riches et passionnantes du cinéma argentin de ces dernières années.
Excessif - L'histoire s'avère très intéressante et réserve bon nombre de surprises...
Free - Juan José Campanella maîtrise parfaitement le déroulement de cette histoire aux multiples ramifications...
aVoir-aLire - Belle œuvre universelle, à l’image de La vie des autres dont il se rapproche beaucoup...
Toujours raison - Dans ses yeux n'a sans doute pas volé la plupart des prix et éloges reçus ces derniers temps. Chacun devrait aller s'en convaincre en salles.