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bugsy malone (du rififi chez les mômes)

ciné môme
Gb - 1976 - 1h35
sorti en France le 25 août 1976
compétition Cannes 1976 - 3 Bafta awards 1977
accessible aux enfants à partir de 8 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Alan Parker

scénario : Alan Parker
direction de la photographie : Peter Biziou, Michael Seresin
musique ou chansons : Paul Williams
avec : Scott Baio (Bugsy Malone), Jodie Foster (Tallulah), Florrie Dugger (Blousey Brown), John Cassidi (Fat Sam), Dexter Fletcher (Baby Face), Martin Levin (Dandy Dan), Paul Murphy (Leroy Smith), Sheridan Earl Russell (Knuckles), Albin Jenkins (Fizzy), Paul Chirelstein (Smolsky / Boxer), Michael Jackson (Razamataz)
séances : semaine du mercredi 17 mars 2010
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
14:30
14:45
14:30*
séance spéciale :
* Séance organisée en partenariat avec Le Théâtre scène nationale Angoulême, dans le cadre de la manifestation La Tête dans les nuages. Le film est précédé du court métrage d'animation : "Le Silence sous l'écorce" court métrage d’animation de Joanna Lurie - France 2010 (11’) - production Lardux films, avec le soutien de la région Poitou-Charentes et du Département de la Charente. Réveillé en pleine nuit par un violent incident, un jeune esprit séquoia quitte son arbre endommagé pour se laisser séduire par la beauté de la neige. Il déambule au coeur de la grande forêt et rencontre sur son passage la petite Anouk, esprit d’un arbre voisin… http://www.lardux.com/spip.php?article347
séances : semaine du mercredi 24 mars 2010
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
14:30
14:45
14:45

synopsis

Dans l'Amérique de la prohibition, le chef de gang et gérant d'un club clandestin Gros Sam engage Bugsy Malone. Ils déclarent la guerre à Dan le Dandy et sa bande, qui possèdent une arme secrète invincible : une mitraillette à crème pâtissière... (comédie musicale entièrement jouée par des enfants, avec Jodie Foster dans un de ses premiers rôles marquants)

notes de production

Pour être franc, ce film était une idée de doux-dingue qui ne pouvait être tentée qu’en début de carrière. À l’époque, nous ne pensions pas une seule seconde qu’un concept aussi absurde ne puisse marcher. S’il y eut du courage et de l’audace de notre part, nous étions bien trop candides pour nous en apercevoir. Il s’agissait surtout d’un projet qui tenait à cœur tout un nombre de personnes travaillant alors sur leur premier film ; et c’est probablement la raison pour laquelle, d’une drôle de façon, ce film de nigaud fonctionne à merveille.
Alan Parker

La même année que la sortie de Bugsy Malone, Jodie Foster creva l’écran à 14 ans avec son interprétation d’Iris, la jeune protégée de Robert De Niro dans le Taxi driver de Martin Scorsese. Le cinéaste l’avait d’ailleurs déjà dirigée deux ans plus tôt dans Alice n’est plus ici (2).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxi_Driver
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film917
C’est à l’âge de 10 ans qu’Alicia Christian Foster (plus connue sous le nom de Jodie Foster) interprète son premier rôle, celui d’une fugueuse, dans Napoleon and Samantha (1972), une production Disney. Elle n’a que 13 ans lorsque, dans Alice n’est plus ici de Martin Scorsese (déjà), sa mère (interprétée par Ellen Burstyn) lui intime l’ordre de mettre une sourdine à Mott the Hoople, un vinyle qu’elle écoute ardemment. Les amateurs de rock des seventies s’y retrouveront.
Gilles Marchal - La Cité

La musique du film a été composée par Paul Williams. Si ce nom ne vous dit pas grand chose, jetez un œil du côté de la bo du cultissime Phantom of the Paradise (3) de Brian De Palma : en plus d’incarner le diabolique Swan, il signe la bo du film, ce qui lui valu d’ailleurs une citation à l’Oscar de la meilleure musique.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1330

Bien que le film soit une comédie musicale avec un casting d’enfants, les chansons ont été enregistrées...par des adultes ! Par ailleurs, tous le casting ne dépasse pas la moyenne d’âge de 16 ans.

Alan Parker et Peter Biziou travaillèrent ensemble pour la première fois sur le court métrage Our Cissy (4) en 1974. Bugsy Malone est leur première collaboration sur un long métrage. On doit également à ce chef opérateur réputé la photographie du cultissime Pink Floyd, the wall (5), ainsi que celle de Mississippi burning (6).
(4) http://www.bfi.org.uk/films-tv-people/4ce2b752b9079
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Wall_(film)
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mississippi_Burning

Alan Parker eut l’idée de réaliser un film noir-musical entièrement joué par des enfants en 1973, à l’époque de Noël. La rédaction du scénario dura une année, puis commença la très longue préparation du film. Ce sont dix mille enfants qui furent auditionnés lors de la présélection pour les essais qui devaient être enregistrés sur bande vidéo. Alan Parker visita toutes les écoles de Brooklyn, du Bronx, de Harlem, celles d’Angleterre (7) et assista à une centaine de fêtes de Noël.
(7) La principale différence culturelle entre l’Angleterre et l’Amérique réside dans le fait que l’Angleterre a toujours été fortement ancrée dans une tradition théâtrale qui a parfois étouffé l’industrie du cinéma.
Alan Parker

Lorsqu’il se mit en chasse pour l’acteur devant interpréter le personnage de Fat Sam, Alan Parker se rendit dans une école située dans le quartier de Brooklyn, à New York. en s’adressant aux élèves d’une classe, il leur demanda qui était le plus méchant d’entre eux. Les élèves désignèrent alors John Cassidi !
Pour les autres rôles, seuls Martin Lev et Jodie Foster avaient déjà une expérience professionnelle (2). Tous les autres étaient des débutants. Florrie Dugger, qui à l’origine n’avait qu’un petit rôle dans le film, se vit confier une semaine avant le début du tournage l’un des grands rôles (celui de Blousey).
Les enfants choisis pour les numéros musicaux travaillèrent avec Gillian Gregory (8) pendant six semaines. Quand aux jeunes musiciens de la Speakeasy band, tous étaient membres du British national youth jazz orchestra (9).
(8) https://www.imdb.com/name/nm0339820/
(9) https://en.wikipedia.org/wiki/National_Youth_Jazz_Orchestra

(...) L’idée de génie du réalisateur découle directement d’un désir d’enfant : celui de son jeune fils qui lui demandait, lors des longs trajets en voiture pour rejoindre la maison de campagne familiale, de lui inventer des histoires de gangsters où les protagonistes seraient uniquement des enfants. Le résultat est d’une fraîcheur et d’une drôlerie réjouissantes. Une parodie-hommage plus vraie que nature, où l’âge des acteurs ne se lit que sur leurs visages juvéniles. Car de dos, de loin, mais aussi dans la façon de s’approprier la gestuelle maniérée des gangsters ou la lascivité exagérée des femmes fatales, les jeunes comédiens sont les parfaites répliques de leurs aînés. Rythme effréné, codes du genre repris et adaptés aux enfants (les mitraillettes sont des fusils à crème pâtissière, les voitures sont à pédales mais avec bruit de moteur réel, les whisky sont des sirops colorés…), décors et costumes typiquement années vingt : tout est reconstitué minutieusement, dans les studios Pinewood (10), jusqu’à l’accent italo-américain du chef de gang et les réparties bien senties des filles qui ne s’en laissent pas compter.
Les références vont de Scarface (11) au Parrain (12) en passant par les films de Fred Astaire (13). On pense aussi à Some like it hot (14), dans le même esprit de parodie et de détournement tout autant que d’hommage au genre gangster. Gangster, mafia, film noir, Bugsy Malone est aussi une épatante comédie musicale, mettant en scène des talentueuses jeunes danseuses de claquettes et des chansons orchestrées par Paul Williams, compositeur mythique, entre autres, de la bande originale de Phantom of the Paradise (3) mais aussi du générique de La croisière s’amuse (15) ! Finalement, en se jouant de la violence des adultes en la mettant en scène avec des enfants, Bugsy Malone reste dans la cour des grands. Il fut sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes 1976 (16).
https://www.critikat.com/actualite-cine/critique/bugsy-malone/
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinewood_Studios
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Scarface_(film,_1932)
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Parrain_(film)
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Astaire
(14) http://www.citebd.org/spip.php?film200
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_croisi%C3%A8re_s%27amuse
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_1976

(...) La violence qui régnait à New-York, dans les ruelles sombres peuplées de voyous, ressemblait parfois à l’horreur de la découverte des voix des comédiens du muet. Les mouvements accélérés des 18 images par seconde du muet, les numéros comiques exécutés à la façon de Laurel et Hardy (17), le rythme des claquettes dansées à la manière de Ginger (18) et Fred (13) forment une image du cinéma de cette époque, du passage du muet au parlant, en appuyant la métaphore de la jubilation par une plaisanterie enfantine. Les bruitages du film sortent tout droit des vieux films de gangsters : la voiture-bicyclette freine comme une vraie voiture lancée à grande vitesse ; dans la scène du meurtre chez le coiffeur, on entend le claquement des ciseaux, le match de foot à la radio… le tout accompagné par quelques accords de piano menaçants. Le cinéma des débuts du parlant avait beaucoup profité de la friture pour tester la ligne.
Une des particularités du slapstick (19) était que les acteurs adoraient tourner en dérision leur propre travail. La scène finale, où chacun a le droit à sa tarte à la crème dans la figure, tourne au grand goûter chahuteur. On peut imaginer l’enthousiasme des mômes, à l’écoute du mot Action ! du réalisateur. Les règles du jeu posées au début du film - tarte à la figure égal mort - sont cassées : ça devient ridicule ! dit le Gros Sam. Tout se termine avec une grande réconciliation.
Ce film est resté dans la fraicheur de l’enfance, du cinéma des débuts, de la période du muet, de sa jeunesse. Éden perdu qu’Alan Parker traduit par le cinéma-pastiche des bambins face à la maturité des codes du genre. Un cruel monde d’adultes, vu à travers le prisme fragile du monde de l’enfance, d’où se dégage un rire à peine critique, mais surtout amusé.
https://www.iletaitunefoislecinema.com/bugsy-malone/
(17) http://www.citebd.org/spip.php?film758
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginger_Rogers
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Slapstick

Alan Parker
Né Alan William Parker le 14 février 1944 à Londres.
Issu d’un milieu modeste, Alan Parker débute dans la publicité avant de se lancer définitivement dans le cinéma...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Parker

Peter Biziou
Né le 8 août 1944 au Pays de Galles (lieu indéterminé).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Biziou

Michael Seresin
Né le 17 juillet 1942 à Wellington.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Seresin

Paul Williams
voir fiche du film Phantom of the Paradise
http://www.citebd.org/spip.php?film1330

Scott Baio
Né le 22 septembre 1960 à New York.
Principalement connu pour avoir tenu le rôle de Chachi dans la série Happy days...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Scott_Baio

Jodie Foster
voir fiche du film Alice n’est plus ici
http://www.citebd.org/spip.php?film917

Florrie Dugger
https://www.imdb.com/name/nm0240967/

Dexter Fletcher
voir fiche du film Elephant man
http://www.citebd.org/spip.php?film1863

Le Silence sous l’écorce
court métrage d’animation de Joanna Lurie
France, 2010. 11’
Production Lardux films, avec le soutien de la région Poitou-Charentes et du Département de la Charente.
Réveillé en pleine nuit par un violent incident, un jeune esprit séquoia quitte son arbre endommagé pour se laisser séduire par la beauté de la neige. Il déambule au coeur de la grande forêt et rencontre sur son passage la petite Anouk, esprit d’un arbre voisin…
http://www.lardux.com/spip.php?article347

extrait(s) de presse

Evene - "Bugsy Malone" reste en 2009 un délice récréatif pour les yeux des petits et des grands...
Excessif - "Bugsy Malone" ravira les plus jeunes et fera sourire les plus grands...
Avoir-Alire - L’interprétation des jeunes acteurs est tout bonnement époustouflante de réalisme...
Critikat - Un régal mêlant références à la grande tradition américaine des films de mafia et comédie musicale version cabaret...
Free - Des gamins qui se lancent des tartes à la crème et pots entiers de chantilly en pleine face en chantonnant des titres en mode Broadway !
Comme au cinéma - Un classique indémodable pour petits et grands, à voir et à revoir !
Il était une fois le cinéma - Ce film est resté dans la fraicheur de l’enfance, du cinéma des débuts, de la période du muet, de sa jeunesse...
Dvd toile - Une œuvre authentiquement originale, inventive, drôle tout en suscitant également chez certains de ses jeunes spectateurs une vocation d'acteur et/ou de cinéaste...