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little palestine, journal d’un siège

Little Palestine, Diary of a Siege
Liban,France, Quatar - 2021 - 1h29
sorti en France le 12 janvier 2022
documentaire - version originale sous-titrée en français
de

Abdallah Al-Khatib

séances : semaine du mercredi 19 janvier 2022
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
16:30
14:00
21:00
11:00
17:15
16:15
16:15
séances : semaine du mercredi 26 janvier 2022
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 31 mardi 1er
15:45
15:00
16:45
14:00

synopsis

Suite à la révolution syrienne, le régime de Bachar Al-Assad assiège le quartier de Yarmouk (banlieue de Damas en Syrie), plus grand camp de réfugiés palestiniens au monde. Yarmouk se retrouve alors isolé et le réalisateur témoigne des privations quotidiennes, tout en rendant hommage au courage des enfants et des habitants du quartier.
- voir la bande annonce

notes de production

Un film né de l’urgence politique
Abdallah Al-Khatib est né à Yarmouk, en Syrie. Quand la Révolution a éclaté, il étudiait la sociologie à l’Université de Damas et travaillait pour l’ONU comme coordinateur des activités et des bénévoles, ainsi qu’à l’UNRWA (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) comme responsable du Centre de Soutien à la Jeunesse (Youth Support Center) de Yarmouk. Il n’avait jamais touché une caméra auparavant mais la Révolution a bousculé sa vie et celle de ses proches. Il a récupéré la caméra de son ami Hassan Hassan, qui a été torturé à mort par les forces du régime syrien après avoir tenté de franchir clandestinement le checkpoint.
Abdallah Al-Khatib raconte : « j’avais gardé sa caméra. Je ne savais pas comment l’utiliser, mais je me sentais le devoir de filmer et de documenter notre quotidien et les crimes commis par le régime syrien contre les Palestiniens. […] Je n’avais pas le sentiment que ces séquences m’appartenaient, parce qu’elles contenaient des réalités et des histoires des personnes vivant en état de siège. Ma seule préoccupation était qu’elles soient utilisées dans un contexte qui rende justice à la souffrance de ces gens. Je filmais sans imaginer qu’un jour j’envisagerais d’en faire un film. »

Un tournage risqué
Après avoir quitté Yarmouk, à chaque étape de son déplacement, le réalisateur ne conservait aucun des disques durs, de peur qu’ils ne soient confisqués ou détruits. Il les confiait à des amis pour qu’ils soient acheminés en lieu sûr. Ce n’est qu’à son arrivée en Allemagne, où il a obtenu le statut de réfugié politique, qu’il a pu avoir accès à l’ensemble des images et a commencé à travailler sur l’écriture et le montage du film.

Yarmouk en quelques dates
- Situé en banlieue sud de Damas, le camp de Yarmouk a été créé en 1957 par les réfugiés Palestiniens suite à la guerre de 1948.
- En 2002, le camp abritait l’une des plus grandes diasporas palestiniennes du monde avec plus de 100 000 réfugiés.
- De 2013 à 2015, le régime de Bachar al Assad a assiégé le camp. Peu à peu, les habitants furent privés de nourriture, d’eau, d’électricité et de médicaments. 181 habitants de Yarmouk sont morts de faim pendant le siège.
- En 2015, l’État Islamique a pris le contrôle du camp.
- En 2018, sous prétexte d’éliminer l’État Islamique, les avions russes et l’armée syrienne ont détruit 80% de Yarmouk et ont permis à Daech de s’échapper dans le désert syrien. Le régime a empêché la population de regagner ses maisons détruites. Les habitants du camp sont maintenant dispersés dans le monde entier.

extrait(s) de presse

les cahiers du cinéma - (...) l’intensité tient précisément à la durée de l’observation à l’aune de la lenteur du temps du siège. Loin de toute exhibition obscène de la douleur ou de la terreur, le film met en œuvre un art à la fois politique et poétique que plusieurs intermèdes inspirés explicitent « Cherche du sens dans les détails que tu crains de voir disparaître. Prends une caméra, cherche du sens.
critikat.com - Le décalage temporel vis-à-vis des faits accouche d’une mise à distance avec le réel : la matière filmique, dont on peut aisément imaginer l’extrême brutalité qu’elle s’attelle à capter, semble modelée de manière à raisonner l’enfer vécu.
Les Inrockuptibles - Little Palestine est par sa nature clandestine un film important, qui accomplit un devoir de mémoire et donne à voir ce que l’on ne voit nulle part et qui se réduit souvent à des données chiffrées amères.