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madres paralelas

Espagne - 2021 - 2h00
sorti en France le 1er décembre 2021
film - version originale sous-titrée en français
de

Pedro Almodóvar

avec : Penélope Cruz, Milena Smit, Israel Elejalde
séances : semaine du mercredi 19 janvier 2022
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
20:45*
18:00*
16:30*
séance spéciale :
* dans le cadre du festival Télérma

synopsis

Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d'hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d'âge mûr, n'a aucun regret et durant les heures qui précèdent l'accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu'elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l'hôpital. Les quelques mots qu'elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d'une manière qui changera leur vie à toutes les deux.
- voir la bande annonce


notes de production

Madres Paralelas est le septième long-métrage dans lequel Pedro Almodóvar dirige Penélope Cruz. Le réalisateur qualifie sa prestation de « tour de force » et considère qu’il n’avait jamais mis un personnage dans une situation aussi difficile, avec celui d’Elena Anaya dans La Piel que habito : « De par l’originalité et la noirceur des péripéties du personnage, ce n’était pas évident de donner à Penélope Cruz des références tirées de la vraie vie. La diriger a été un processus minutieux pendant lequel j’avais besoin qu’elle se donne à moi comme dans un état d’hypnose. » La comédienne étant très émotive, le réalisateur a dû canaliser ses larmes et a préféré accentuer dans son jeu la culpabilité et la honte.
Note d’intention
Selon Pedro Almodóvar, tous les éléments réunis dans Madres Paralelas en font un mélodrame mais il a décidé d’en faire « un drame tendu et contenu, difficile à interpréter et avec une héroïne qui n’est peut-être pas un modèle de vertu, mais qui m’attirait justement pour cette raison. »
Jeune première
Face à Penélope Cruz, on découvre Milena Smit, qui fait dans Madres Paralelas sa deuxième apparition dans un long-métrage, après le thriller Cross The Line. Pedro Almodóvar la qualifie de « grande révélation » : « tout ce qu’elle fait devant la caméra est empreint d’une grande vérité… Il n’était pas simple de ne pas s’effacer quand on a en permanence devant soi une Penélope Cruz qui est un tourbillon dans son rôle de Janis, mais Milena est le contrepoint parfait, sa pureté et son innocence accentuent les parties les plus sombres de Janis. »
Les charniers franquistes
Madres Paralelas évoque les charniers franquistes contenant des milliers de cadavres d’opposants à la dictature de Franco, qui ont été enterrés dans des fosses communes clandestines. Aujourd’hui encore de nombreuses familles espèrent une identification des corps afin d’offrir une vraie sépulture à leurs proches disparus. Dans les premières versions du scénario, le sujet des charniers était plus présent mais Pedro Almodóvar a décidé qu’il était trop fort pour être mélanger à d’autres. Il souhaitait qui plus est se concentrer sur le destin de ces mères : « De façon à développer cette trame, j’ai décidé de laisser pour la fin l’ouverture de la fosse commune. J’espère malgré tout que ce que je montre de ce sujet aidera à mettre en lumière un problème urgent et toujours actuel de la société espagnole. » Il souligne toutefois qu’il n’était pas question pour lui d’en faire un règlement de comptes, « à l’instar des familles des victimes qui ne font qu’exiger une pierre tombale où inscrire le nom de leurs êtres chers ainsi que le droit de pouvoir les enterrer dans un lieu digne où elles puissent leur rendre hommage. C’est quelque chose que la société espagnole leur doit encore aujourd’hui, c’est une dette urgente ».

extrait(s) de presse

La septième obsession - Un chef-d'oeuvre, dont la puissance à tous les étages (d'émotion, de fascination, de subversion) est digne des plus grands titres du cinéaste.
Positif - Madres paralelas reste, avec ses décors somptueux, ses costumes à la dernière mode et ses cadrages impeccables, du très grand spectacle : c’est une fête pour les yeux. Mais le spectacle est plus somptueux que sensationnel : la manière de traiter scénario et motifs est plus retenue, contenue justement par la perfection formelle d’un cinéaste qui, désormais, se paye le luxe du bon goût.
Télérama - Si le film n’a pas tout le temps l’éclat magique des deux précédents longs métrages d’Almodóvar (Julieta, Douleur et gloire), il reste un modèle d’intensité.