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how to talk to girls at parties

GB, USA - 2017 - 1h42
sorti en France le 27 juin 2018
Cannes 2017 : sélection officielle hors compétition
film - version originale sous-titrée en français
de

John Cameron Mitchell

scénario : John Cameron Mitchell, Philippa Goslett
d'après l'oeuvre de : Neil Gaiman
direction de la photographie : Frank G. DeMarco
musique ou chansons : Nico Muhly, Jamie Stewart
avec : Elle Fanning (Zan), Alex Sharp (Enn), Nicole Kidman (la Reine Boadicea), Ruth Wilson (PT Stella), Joey Ansah (PT Bob), Ethan Lawrence (John), Alice Sanders (Spinning Jenny), Tom Brooke (PT Waldo)
séances : semaine du mercredi 8 août 2018
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
16:30
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séance spéciale :
* tarif matinée : 3,50€ pour tous
* mardi 20h30 : dernière séance

synopsis

1977 : trois jeunes anglais croisent dans une soirée des créatures aussi sublimes qu’étranges. En pleine émergence punk, ils découvriront l’amour, cette planète inconnue et tenteront de résoudre ce mystère : comment parler aux filles en soirée…

notes de production

How To Talk To Girls At Parties est une adaptation du roman graphique de Neil Gaiman, auteur très courtisé par le cinéma et les séries. Plusieurs de ses oeuvres ont en effet été portées à l’écran : Coraline, Stardust, Le mystère de l’étoile ou encore American Gods. Traduits dans trente langues, ses livres ont été vendus à près de sept millions d’exemplaires à l’étranger.

John Cameron Mitchell explique ce qui l’a séduit dans l’oeuvre de Neil Gaiman : « En général, j’aime créer mon univers moi-même mais dans ce projet, il y avait quelque chose de spécial. Le film s’inspire de la jeunesse punk de Neil Gaiman à Croydon et, par certains côtés, on a peut-être davantage besoin d’esprit punk maintenant que dans les années 70, à cause de cette impression de noirceur, de dureté, d’accablement qui règne en chacun d’entre nous à l’heure actuelle ».
Il ajoute : « C’est aussi une vraie histoire d’amour entre un punk et une extraterrestre, c’est un mélange de cultures et de sous-cultures. Les extraterrestres et les punks sont deux tribus en marge, dans le monde gris et normal du Croydon des années 70 ».

C’est Howard Gertler, le producteur associé de John Cameron Mitchell, qui a découvert l’oeuvre de Neil Gaiman. Il a immédiatement été séduit par l’histoire et a rencontré l’auteur britannique qui lui a donné sa bénédiction pour l’adapter au cinéma. Il a ensuite soumis le projet au réalisateur de Shortbus.

L’oeuvre s’inspire de l’adolescence de Neil Gaiman. Ainsi, ce dernier admet que le personnage d’ Enn lui ressemble un peu : « Le titre a été la première chose à trouver. J’ai pensé : ’Je n’ai même pas besoin d’inventer des personnages, ça sera simplement moi et mes amis à Croydon en 1977. Et je prendrai ces moments et je raconterai l’abîme qui sépare les garçons et les filles à cet âge-là – les filles pourraient tout aussi bien être des extraterrestres.’ J’ai eu cette idée, je suis allé au fond du jardin et je l’ai écrite en 12 heures. Il m’a fallu encore 12 heures pour l’améliorer et puis je l’ai envoyée – ça a été comme un cadeau magique des dieux. »

Il s’agit de la deuxième collaboration entre Nicole Kidman et John Cameron Mitchell après Rabbit Hole en 2011. L’actrice australienne retrouve également Elle Fanning après Les Proies de Sofia Coppola.

John Cameron Mitchell a tenu à représenter le naturalisme brut britannique et le côté fantastique débridé de la nouvelle. L’équipe n’ayant pas les moyens de tourner en 16 mm, le chef-opérateur Frank DeMarco a cadré avec un effet de vignettage et a utilisé des objectifs pour créer un aspect années 70 plus doux pour le Londres de l’époque punk. À l’inverse, la soirée des extraterrestres a été filmée en haute résolution sans grain afin de donner un éclat d’un autre monde. Trois aspects ont été créés par les costumières et les chefs décorateurs, comme l’explique le réalisateur : « le brutalisme décrépit des années 60 déguisé dans les couleurs faussement optimistes de la banlieue de Croydon des années 70 ; le collage en camaïeu de gris avec des objets de récupération bricolés de la sous-culture punk ; et une esthétique chakra-arc-en-ciel, géométrique et sursaturée pour les Colonies ».

John Cameron Mitchell voulait éviter d’utiliser des tubes pour la bande originale de son film et a préféré se tourner vers des morceaux et artistes moins connus comme les Damned, les Homosexuals ou encore du dub reggae. On entend également des chansons live d’un groupe punk fictionnel, les Dyschords, fondé par Martin Tomlinson et Bryan Weller.
Le réalisateur revient en détail sur les autres musiciens impliqués : « Carl Newman (des New Pornographers) et Ezra Furman ont aussi composé de la musique punk. Nico Muhly, génie de la musique classique, a créé les arrangements vocaux extraterrestres ainsi que la musique du film en collaboration avec Matmos, les maestros des sons organiques. J’ai briefé Matmos pour qu’ils créent des boucles hypnotiques inspirées du krautrock et des rythmes qui ne sonnent pas trop électro : plutôt le son de Can que celui d’une machine. Jamie Stewart (de Xiu) et moi avons écrit notre seule vraie chanson de comédie musicale, chantée en live par Elle et Alex, l’hybride punk-alien Eat Me Alive, ainsi que Between the Breaths inspirée par les Cocteau Twins, interprétée par l’incroyable Mitski. Amber Martin et Brett Every ont fourni les superbes “tubes” radio des années 70 ».

Pour les séquences animées qui représentent les fantasmes et rêves d’Enn, le superviseur des effets visuels John Bair s’est inspiré de nombreuses oeuvres psychédéliques et de science-fiction des années 70 : « Des couleurs primaires intenses, des vues troubles et bulbeuses, des formes symboliques et des corps, tout s’est intégré dans l’esthétique globale de l’animation. (...) Afin de renforcer l’idée que nous voyons ce que voit Enn, les animations sont toutes perçues à travers des objectifs de très grand angle. Il était essentiel de créer des environnements vastes et détaillés pour obtenir des compositions visuelles dynamiques ».

Marion Cotillard devait initialement faire un caméo dans le film mais elle était occupée par le tournage d’Assassin’s Creed. L’actrice française avait déjà tourné en 2011 sous la direction de John Cameron Mitchell dans deux courts métrages pour la marque Dior, Lady Grey London et L.A.dy Dior.

extrait(s) de presse

Télérama - Comme dans Shortbus (2006), son film le plus réussi, la jeunesse se déchaîne, musique et libido confondues. La scène punk irrigue ce film totalement fantasque, inspiré d’une nouvelle du Britannique Neil Gaiman.
Le Nouvel Observateur - A la manière d'un John Waters, le réalisateur célèbre la marge, le queer pour faire œuvre de moraliste et brode une fable foutraque, réjouissante, anticonservatrice
Première - C’est une œuvre foutraque, sincère, amusante, énergique, bordélique. Soit, finalement, une assez bonne définition du punk-rock.
Libération - How to Talk to Girls at Parties, encore plus rétro que prévu, est un film hippie - d’après lui, notre seul avenir, qu’il nous fasse ou non froid dans le dos. Relâchez-vous, et tout ira bien.
Bande à part - Le choc des cultures, des matières et des couleurs, pour une fiesta juvénile en pleine ère punk. C’est drôle et allumé. Welcome on board.