le viager - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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le viager

ciné répertoire
France - 1972 - 1h41
sorti en France le 2 février 1972
pour tous publics
film - film francophone
de

Pierre Tchernia

scénario : René Goscinny et Pierre Tchernia
direction de la photographie : Jean Tournier
musique ou chansons : Gérard Calvi
avec : Michel Serrault (Louis Martinet), Michel Galabru (Léon Galipeau), Rosy Varte (Elvire Galipeau), Jean-Pierre Darras (Emile Galipeau), Odette Laure (Marguerite Galipeau), Yves Robert (le capitaine Bucigny-Dumaine) Claude Brasseur (Noël Galipeau), Noël Roquevert (le grand-père d'Elvire), Jean Carmet (Maître Vierzon), Jean Richard (Jojo, malfrat) Gérard Depardieu (le complice de Jojo)
séances : semaine du mercredi 20 juin 2018
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
20:45*
séance spéciale :
* dans le cadre de l'exposition "Goscinny et le cinéma"

synopsis

Au debut des années 30, condamné à terme par son médecin, un célibataire de 59 ans met en viager une proprieté à Saint-Tropez. Mais il s'obstine à ne pas mourir, ce qui ne fait pas l'affaire de tout le monde...

notes de production

Une partie de l’écriture du scénario du film se déroule lors des voyages en train que font René Goscinny et Pierre Tchernia chaque semaine pendant deux ans vers Bruxelles pour surveiller tous les « stades de la fabrication » du film d’animation Lucky Luke : Daisy Town (co-réalisé et écrit avec Morris).
Après la scène où l’on voit les actualités ciné, le projectionniste demande au facteur où est Martinet. On aperçoit alors l’affiche d’un film intitulé Ah ! Si j’étais restée pucelle . On voit aussi d’autres affiches de films, comme Fabiola, Le Castillan et Monsieur Vincent.
Il s’agit du dernier long métrage tourné par Noël Roquevert, mort en 1973.
La fiction se trouvera dépassée par la réalité des années plus tard, avec la longévité exceptionnelle de Jeanne Calment, qui avait elle aussi vendu sa maison en viager (non à son médecin, mais à son notaire) à l’âge de 90 ans, soit 32 ans avant sa mort. Comme Martinet, Jeanne Calment a survécu à son débiteur.
Le film Un éléphant ça trompe énormément (1976) réalisé par Yves Robert, pourrait être perçu comme un clin d’œil à la chanson homonyme chantée par les boy-scouts belges dans Le Viager, au moment où le capitaine Bucigny-Dumaine (incarné justement par Yves Robert) doit arrêter Martinet.
Le générique précise que la scène de l’explication du viager par des dessins enfantins est signée « du petit Gotlib ». Ce dessinateur la reprendra avec Goscinny dans une planche de sa Rubrique-à-brac, parue dans le journal Pilote.
Les drapeaux américains, au 15 août 1944, arborent 50 étoiles. Or en 1944 il n’y en avait que 48 car Hawaï et l’Alaska n’ont rejoint l’union qu’en 1959.
Quand on veut montrer que l’officier de marine a commis « une petite erreur », on lui montre un journal avec un navire en train de couler. Il s’agit en réalité de La Bourrasque, coulée lors de la débâcle de Dunkerque.
Les noms de famille Martinet et Galipeau ne sont pas pris au hasard : Un galipot en argot désigne plusieurs choses, mais toujours de manière péjorative (excrément3 ou semence humaine4) ;
Martinet peut se comprendre comme celui qui donne une correction à cette famille cupide et malhonnête que sont les Galipeau.

Pour interpréter le personnage de Martinet, Michel Serrault a demandé à porter un faux nez.
Première réalisation au cinéma de Pierre Tchernia, Le Viager rencontra un succès public, attirant 2 191 183 spectateurs.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Viager

extrait(s) de presse

Télérama - Mine de rien, le film marche sur les traces de Guitry