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alice comedies 2

ciné môme - ciné répertoire
Usa - 1924 - 0h40
sorti en France le 17 janvier 2018
accessible à partir de 3 ans
court(s) métrage(s) - film muet
de

Walt Disney

musique ou chansons : Orchestre de chambre d'hôte, Manu Chao
séances : semaine du mercredi 9 mai 2018
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
14:00*
14:30
14:30*
séance spéciale :
* enfant 3,50 € - adulte accompagnant 6,00 € (tarifs valables à toutes les séances)
* dimanche 14h30 dernière séance

synopsis

Alice, personnage principal, évolue dans un monde de toons avec lesquels elle partage des aventures burlesques, entre rêve et réalité. Grâce à ce procédé visuel, qui mêle animation et prise de vues réelle, la fillette, tantôt joueuse de flûte, pêcheuse sur la banquise, exploratrice ou équilibriste dans un cirque, vit des situations que seul le dessin animé autorise. Quatre films en hommage à l’enfance et à sa propension à croire à tous les possibles !

notes de production

Jour de pêche
Alice’s fishy story, 1924, 11 mn
musique Orchestre de chambre d’hôte
Alice s’échappe en douce avec sa bande de copains pour une partie de pêche pleine de surprises : elle se retrouve au Pôle Nord avec les esquimaux !
https://www.chroniquedisney.fr/cartoon-02-alice/1924-fishy.htm

La Magie du cirque
Alice’s circus daze, 1927, 7 mn
musique Orchestre de chambre d’hôte
Alice et son ami Julius jouent les équilibristes et le lion croque le dompteur ! C’est un cirque de folie !
https://www.chroniquedisney.fr/cartoon-02-alice/1927-circus.htm

L’Ouest moutonneux
Alice in the wooly west, 1926, 7 mn
musique Orchestre de chambre d’hôte
Alice repart à la conquête du Far West et nous refait l’attaque de la diligence. Avec l’apparition d’un nouveau méchant : Pat Hibulaire !
https://www.chroniquedisney.fr/cartoon-02-alice/1926-wooly.htm

Alice joueuse de flûte
Alice the piper, 1924, 7 mn
musique Manu Chao
Une interprétation très libre du Joueur de flûte de Hamelin, où Alice et Julius se confrontent à des souris... pas si bêtes que ça…
https://www.chroniquedisney.fr/cartoon-02-alice/1924-piper.htm

Alice comedies est une série de courts-métrages d’animation (1) produits par Walt Disney de 1923 à 1927. Il s’agit des débuts de sa carrière à Hollywood ainsi que du studio d’animation Disney, aujourd’hui appelé The Walt Disney company.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1879

Walt Disney puise l’idée des Alice dans une série de cartoons des frères Fleischer (2), Out of the inkwell (3), dans laquelle des personnages quittent le monde animé pour s’inviter dans la réalité. Il inverse le concept en projetant une actrice chez les toons. Il embauche ainsi une petite fille de quatre ans, Virginia Davis, pour jouer Alice. Elle a pour mission de découvrir le pays virtuel de Cartoonland.
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film594
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Out_of_the_Inkwell

Alice comedies (1) totalise 57 courts-métrages muets en noir et blanc qui mêlent animation et prises de vue réelles.

Les interactions entre acteurs en chair et en os et personnages animés étaient parfois si compliquées à réaliser que certains mouvements d’Alice étaient composés à partir de photographies. La prise de vue réelle mise en boîte, la pellicule était ensuite placée dans une caméra spéciale adaptée pour projeter les images originales. Le film était ensuite projeté image par image sur la table de l’animateur, où ce dernier traçait les contours d’Alice sur une feuille de papier pour pouvoir dessiner l’animation autour d’elle.
L’actrice Virginia Davis, première interprète d’Alice, témoigne : nous filmions dans un bâtiment vide. Walt recouvrait un grand panneau et le sol d’une bâche blanche et je devais jouer la pantomime. Ensuite, ils ajoutaient l’animation. C’était tellement amusant. Les enfants du voisinage jouaient aussi en tant que figurants. La pellicule était très chère, en général nous ne faisions qu’une seule prise.

Après le 1er volet de Alice comedies (1), Malavida a une nouvelle fois fait appel à l’Orchestre de chambre d’hôte pour créer la bande son de ce programme de courts métrages. Il s’agit d’un duo guitare électrique (Jean-Paul Raffit) / flûte traversière (Isabelle Bagur) formé en 2009 qui a composé la musique de trois des courts métrages. En ce qui concerne le dernier court, Alice joueuse de flûte, c’est Manu Chao, l’auteur-compositeur-interprète français d’origine espagnole, qui signe une musique originale joyeuse, drôle et dynamique à l’image de son héroïne.

Première égérie des Alice comedies (1), Virginia Davis est née le 31 décembre 1918 à Kansas City. Elle commence très tôt à étudier le théâtre et la danse. La légende voudrait que Walt Disney l’ait repérée dans une publicité pour le pain Warneker. Une partie du pilote d’Alice comedies a été tournée en partie au studio Laugh-O-Grams et chez les Davis.
Après la faillite du studio Laugh-O-Gram, Walt Disney part à Los Angeles et doit convaincre les Davis de le suivre. Ils y voient l’opportunité de lancer la carrière de leur fille et de soigner la tuberculose dont elle souffre grâce au climat californien. Ils ne tardent donc pas à accepter l’offre de Disney. Elle tournera 16 épisodes jusqu’à la fin 1925, date à laquelle le contrat n’est pas renouvelé faute d’avoir trouvé un accord financier avec les Davis. Elle va poursuivre sa carrière d’actrice dans les années 1920, mais Alice restera son plus grand rôle. Premier symbole des studios Disney, où elle a travaillé au département encrage et peintures, elle se verra décerner le titre de Disney Legends en 1988. Elle décède le 15 août 2009 à l’âge de 90 ans.
Si Virginia Davis a fait connaître Alice, deux autres petites filles vont aussi l’incarner : Lois Hardwick qui jouera dans une dizaine d’Alice, puis fera quelques rôles au cinéma, devenant la 1ère femme de Donald Sutherland et Margie Gay qui interpréta ce rôle dans 31 des 57 films de la série.

A ses débuts, Walt Disney est un admirateur de Charlie Chaplin (4). Il possède également quelques rudiments en animation, puisés dans les ouvrages de Edwin G. Lutz (Animated cartoons, 1920) et d’Eadweard Muybridge (5), célèbre photographe de la fin du XIXe siècle, spécialiste de la locomotion humaine et animale. Il connaît aussi le praxinoscope du Français Emile Reynaud (6), les films d’Emile Cohl (7) et ceux du pionnier américain Winsor McCay (8).
(4) http://www.citebd.org/spip.php?film1819
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Eadweard_Muybridge
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Reynaud
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Cohl
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Winsor_McCay
Plus précisément, le court Alice joueuse de flûte trouve son inspiration dans la légende allemande transcrite notamment par les frères Grimm et arrivée jusqu’à notre époque sous le titre original Der Rattenfänger von Hameln (9) (L’Attrapeur de rats de Hamelin).
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film1468

extrait(s) de presse

Culturebox - Les "Alice comédies" constituent des trésors irrésistibles d’humour et d’inventivité qui annoncent le grand créateur qu’est sur le point de devenir Disney.
Le Monde - Le charme primitif et la facture inventive de ces courtes bandes sont restés intacts à travers les âges. Parents et ­enfants en redemandent.
Positif - (...) délicieux programme (...) où l'on sent l'influence du burlesque (...).
La Croix - Du beau travail qui a su rester fidèle à la copie d’origine, évitant de trop lisser l’image et préservant l’éclat vif du regard de la formidable Virginia Davis, première interprète de cette Alice au pays des dessins animés.