ouaga girls - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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ouaga girls

Burkina faso, France, Suède - 2017 - 1h22
sorti en France le 7 mars 2018
documentaire - version originale sous-titrée en français
de

Theresa Traore Dahlberg

direction de la photographie : Iga Mikler, Sophie Winquist
musique ou chansons : Christoffer Roth, Seydou Richard
séances : semaine du mercredi 16 mai 2018
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
20:30*
séance spéciale :
* en partenariat avec Musiques Métisses, en prélude à la 43ème édition du festival - projection suivie d’un débat animé par les associations Baobab et Femmes solidaires de Charente - tarif unique 3,50 €

synopsis

Bien décidées à devenir mécaniciennes, Bintou, Chantale et Dina apprennent le métier à Ouagadougou. Au programme ? Étincelles sous le capot, mains dans le cambouis et surtout, bouleversements joyeux des préjugés : aucun métier ne devrait être interdit aux femmes !

notes de production

L’une des raisons ayant poussé Theresa Traore Dahlberg à faire Ouaga girls réside dans le fait qu’elle était fatiguée de voir des films africains toujours liés à la pauvreté, la guerre ou la maladie. La réalisatrice confie : je voulais plus de chaleur et d’humour, de vie quotidienne de jeunes femmes dont on n’entend jamais parler.
Ouaga girls a été tourné dans la ville de l’enfance de la réalisatrice Theresa Traore Dahlberg.

Ouaga girls a été soutenu en développement par Europe creative, le Swedish film institute et les chaines scandinaves DR, SVT, YLE, RVU, séduites par ce projet offrant un regard moderne et non misérabiliste sur l’Afrique, sont toutes entrées dans l’aventure. Les chef-opératrices suédoises, Iga Mikler Sophie Winquist, et la chef monteuse française Alexandra Strauss (I am not your negro (1) de Raouel Peck, Les Amants réguliers (2) de Philippe Garrel, Nous les vivants (3) de Roy Andersson...), ont entouré la réalisatrice de leurs compétences et leur grande expérience.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1926
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Amants_r%C3%A9guliers
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous,_les_vivants_(film,_2007)

Le film a été sélectionné dans de très nombreux festivals tels que l’Idfa (le festival international du film documentaire d’Amsterdam), Visions du Réel à Nyon, le Fespaco et Les Journées Cinématographiques de Carthage 2017, où il a remporté le Prix du Credif pour la création cinématographique féminine.

Toutes les phases de transition représentent des moments emprunts de fragilité dans la vie d’une personne. Avec ce film, j’ai choisi de capturer l’instant crucial où les choix déterminants s’opèrent et sont en phase de devenir réalité. Cet entre-deux éphémère où se côtoient les rêves, les désirs et le courage mélangés à la prise de conscience du regard des autres, aux attentes de la société et des peurs inhérentes à cette naissance en tant que femme. Il y est, aussi, question du sentiment de se détacher à jamais de l’enfance et de l’entrée dans l’âge adulte. Un sentiment d’indépendance enivrant accompagne cette nouvelle saison qui est aussi celle des amitiés qui construisent un être (...). Au travers de Ouaga girls, j’ai souhaité créer une histoire qui puisse inspirer et aider à grandir, teintée de chaleur, de rires mais aussi de profondeur.
Theresa Traore Dahlberg

Ce n’est cependant que dans ces petits moments que le film transcende la pesanteur qu’il installe. Évitant l’interview, Theresa Traoré Dahlberg privilégie des mises en scène d’échanges et de situations jouées ou rejouées où la caméra pèse fort. Est-ce la crainte d’avoir trop de sous-titres ? Les conversations sont essentiellement en français, tandis qu’on voit parfois le mooré s’imposer plus naturellement. Cela contribue à figer quelque peu les comportements alors que les jeunes femmes pétillent de vie. Les nombreux plans de coupe sur les rues de Ouaga et les tribulations des étudiantes neutralisent le rythme du film et semblent être préférés à l’approfondissement d’un ou deux personnages tandis que la relation à la réalisatrice est éludée. Tout cela contribue à faire de Ouaga girls un exercice inaccompli alors même que la vie est là, qui ne demanderait qu’à être captée.
http://africultures.com/ouaga-girls-de-theresa-traore-dahlberg-14281/

Theresa Traore Dahlberg
Née en 1983, Theresa Traore Dahlberg a grandi en Suède et au Burkina. Aujourd’hui, la réalisatrice vit à Stockholm. Après quelques années passées à New-York en tant qu’assistante réalisatrice, photographe, productrice. Elle a étudié le cinéma d’abord au sein de la New school de New York, puis à l’Académie des arts dramatiques de Stockholm. Son film d’étude, Taxi sister, a reçu de nombreux prix et a été diffusé dans différents festivals dans le monde. Aujourd’hui, Theresa Traore Dahlberg poursuit une maîtrise au Royal institute of art en Suède et signe son premier long-métrage documentaire Ouaga girls.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Theresa_Traore_Dahlberg

Iga Mikler
https://www.imdb.com/name/nm2760453/

Sophie Winquist
https://www.imdb.com/name/nm3467129/

extrait(s) de presse

Critikat - Suivant ces apprenties mécaniciennes en route vers leur avenir (que le plan final, un peu appuyé par le ralenti, laisse ouvert), en s’attachant en particulier à certaines d’entre elles, la cinéaste ne les instrumentalise aucunement. Elle ne réalise pas un film sur elles mais avec elles.
Ecran large - Riche, sensible, humain et passionnant, "Ouaga Girls" est définitivement un film à voir, au-delà de la question de la femme dans la société africaine d'aujourd'hui. Theresa Traoré Dahlberg réalise un film qui parlera à tout le monde, d'une grande subtilité, avec intelligence et sans s'éparpiller et nous prouve qu'au fond de nous, nous sommes tous un peu ces femmes destinées à devenir mécaniciennes. Très fort.
Fiches du cinéma - Chaque femme devrait avoir le droit d’exercer le métier qu’elle souhaite : c’est ce que proclament haut et fort les protagonistes de Theresa Traoré Dahlberg, héroïnes opiniâtres de ce documentaire humble, délicat et qui, par-dessus tout, évite le misérabilisme.