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la route sauvage

Lean on Pete
Gb, France - 2017 - 2h01
sorti en France le 25 avril 2018
Prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune espoir (Charlie Plummer) Mostra de Venise 2017 - Flèche de Cristal, prix d’interprétation masculine (Charlie Plummer), prix de la meilleure musique originale (James Edward Baker), prix de la meilleure photographie (Magnus Nordenhof Jonck) festival du cinéma européen des Arcs 2017
film - version originale sous-titrée en français
de

Andrew Haigh

scénario : Andrew Haigh
d'après l'oeuvre de : Willy Vlautin
direction de la photographie : Magnus Nordenhof Jønck
musique ou chansons : James Edward Barker
avec : Charlie Plummer (Charley Thompson), Steve Buscemi (Del), Chloë Sevigny (Bonnie), Travis Fimmel (Ray), Thomas Mann (Lonnie), Steve Zahn (Silver), Justin Rain (Mike), Frank Gallegos (Santiago), Lewis Pullman (Dallas), Julia Prud'homme (Ruby), Bob Olin (Mr Kendall), Teyah Hartley (Laurie), Alison Elliot (Tante Margy), Rachael Perrel Fosket (Martha), Jason Rouse (Mitch)
séances : semaine du mercredi 25 avril 2018
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 1er
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 2 mai 2018
mercredi 2 jeudi 3 vendredi 4 samedi 5 dimanche 6 lundi 7 mardi 8
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séance spéciale :
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 9 mai 2018
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* lundi 18h30 dernière séance

synopsis

Charley Thompson a quinze ans et a appris à vivre seul avec un père inconstant. Tout juste arrivé dans l’Oregon, le garçon se trouve un petit boulot chez un entraineur de chevaux et se prend d’affection pour Lean on Pete, un pur-sang en fin de carrière. Le jour où Charley se retrouve totalement livré à lui-même, il décide de s’enfuir avec Lean on Pete, à la recherche de sa tante dont il n'a qu’un lointain souvenir. Dans l'espoir de trouver enfin un foyer, ils entament ensemble un long voyage…

notes de production

Pour son quatrième long métrage, l’auteur et réalisateur anglais Andrew Haigh a choisi d’adapter au cinéma, un roman de l’écrivain étatsunien, Willy Vlautin. C’est en 2011, peu de temps avant la sortie américaine de Week-end (1), que Haigh a découvert Lean on Pete - publié en français sous le titre Cheyenne en automne (2). Le roman partage des thématiques avec ses films : la solitude du personnage principal, les liens inattendus qu’il parvient à créer - notamment avec Lean on Pete, un vieux quarter horse. Andrew Haigh a tout de suite vu le potentiel cinématographique du récit : les grands espaces de l’Ouest étatsunien que les personnages traversent, mais aussi la puissance émotionnelle de leur parcours, ainsi que la capacité d’espoir, dans l’adversité, du jeune Charley. Pour Andrew Haigh, il y avait la matière d’une odyssée américaine contemporaine.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Week-end_(film,_2011)
(2) https://www.decitre.fr/livres/cheyenne-en-automne-9782363740281.html#resume

Le livre de Willy Vlautin a comme personnage central un adolescent de 15 ans, solitaire et autonome, que le monde ne cesse de décevoir, mais qui refuse d’abandonner sa quête de stabilité, de liens avec autrui et d’un foyer. Alors qu’il traverse les plaines de l’Ouest à la recherche d’une famille, le jeune héros, Charley Thompson, trouve un équilibre dans l’amitié qui le lie au cheval de course dont son propriétaire bourru, Del Montgomery, lui a confié la garde et le soin. Willy Vlautin décrit de façon très vivante la vie quotidienne au champ de course, explique Andrew Haigh. Ce n’est pas comme dans les grands hippodromes : ici, les portefeuilles ne sont pas bien garnis et personne ne fait fortune. Mais une communauté s’y forme - presque une famille.
Willy Vlautin a placé en épigraphe de son roman ces mots de John Steinbeck, tirés de À l’est d’Éden (3) : j’en conviens, nous sommes faibles, malades, laids et querelleurs, mais si nous n’étions que cela, il y a bien longtemps que nous aurions été rayés de la surface de la Terre. La phrase résonne au fil du roman, à travers l’infatigable résilience du jeune Charley, particulièrement dans la deuxième partie du livre, alors qu’il parcourt la campagne étatsunienne...
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_l%27est_d%27%C3%89den

Ce n’est pas uniquement le folklore des champs de course de seconde zone et de ceux qui les fréquentent qui a attiré Andrew Haigh. La solitude du personnage principal, son désir de liens affectifs, familiaux ou amicaux, fait écho à ses précédents films : la rencontre des deux héros de Week-end, et l’amitié inattendue qui les lie l’espace de quarante-huit heures, les failles qui se créent au cœur du couple de vieux mariés de 45 ans, les relations compliquées du petit groupe de personnages de Looking (4), la série à laquelle il a participé en tant qu’auteur, producteur et réalisateur - jusqu’à en signer l’ultime épisode sous la forme d’un long-métrage pour Hbo (5).
Il y avait une simplicité dans le roman que je voulais retrouver dans le film, explique Andrew Haigh. Le voyage de Charley n’est pas qu’un classique récit d’apprentissage qui le conduirait vers l’âge adulte. Il y a quelque chose de plus fondamental : ce qui l’entraîne est un besoin désespéré d’appartenance à un foyer, une famille - la quête d’un lieu où il se sentirait protégé.
Le cinéaste appréciait aussi la façon dont le romancier ne juge ni ne condamne aucun de ses personnages, quels que soient leurs actes. Il sait que ce sont des gens essayant de garder la tête hors de l’eau et que cet effort a un impact sur leur conduite. C’est vraiment un texte sur la recherche de compassion de la part de ceux qui sont dans le besoin.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Looking
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Home_Box_Office

La principale difficulté a été de trouver un adolescent capable de jouer le rôle de Charley Thompson, qui est de toutes les scènes du film. Cette tâche a été confiée à la directrice de casting Carmen Cuba (6). Nous avons vu très tôt Charlie Plummer, mais nous avons continué à recevoir de jeunes acteurs. Mais nous savions qu’il avait quelque chose de spécial, notamment grâce au film King Jack, dans lequel il s’était fait remarquer.
Charlie Plummer avait eu un rôle récurrent dans la série Boardwalk empire (7) avant de se révéler, à l’adolescence, dans des films comme King Jack (8), prix du public au festival de Tribeca 2014, The Dinner (9), ou la série Netflix (10) Granite flats (11). Depuis il a joué John Paul Getty Jr dans Tout l’argent du monde (12) de Ridley Scott. Pour son audition avec Andrew Haigh, il avait préparé une vidéo et écrit une lettre détaillée, expliquant pourquoi il serait l’interprète idéal de Charley Thompson.
Cela m’a prouvé qu’il avait compris le personnage, explique Andrew Haigh. Et j’admire chez lui son intériorité, sa capacité à enfouir ses émotions. Charlie Plummer a puisé dans sa propre vie la matière de son interprétation : enfant, j’ai beaucoup bourlingué, explique-t-il, j’ai connu huit ou neuf écoles différentes. J’ai pu comprendre la quête de Charley d’un foyer stable. Ce qui me frappait, c’est son refus d’abandonner, quelles que soient les circonstances. Je n’ai pas vécu ce qu’il traverse mais moi aussi j’ai appris à ne jamais renoncer, même quand les choses paraissent insupportables. Cela en fait un personnage plein d’espoir.
Bien que l’équipe casting ait vu des centaines d’adolescents, Andrew Haigh n’a jamais caché sa préférence pour Charlie Plummer : les qualités que je demande à mes acteurs sont toujours les mêmes : sensibilité et subtilité. Charlie possède les deux. Beaucoup de comédiens auraient pu trouver en eux les émotions du personnage, mais Charlie a quelque chose en plus, d’à peine visible : quelque chose de délicat, difficile à nommer, mais qui paraît toujours sincère.
(6) http://www.imdb.com/name/nm0002480/
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Boardwalk_Empire
(8) https://www.senscritique.com/film/King_Jack/21064491
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Dinner_(film)
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Netflix
(11) https://www.senscritique.com/serie/Granite_Flats/16251365
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout_l%27argent_du_monde

La distribution de La Route sauvage ne serait pas aussi complète sans sa partie animale : une vingtaine de chevaux de race pour la course de Portland meadow, et six chevaux acteurs, dont Starsky, qui fait ses débuts à l’écran dans le rôle de Lean on Pete. Les dresseurs Lauren Henry et Roland Sonnenburg, ainsi que Terry Bechner, conseiller spécial pour les scènes de course, ont travaillé de près avec l’équipe avant et pendant le tournage. C’est un défi d’essayer d’obtenir deux choses différentes d’un cheval, précise le producteur Tristan Goligher (13) : d’une part, une interaction émotionnelle avec un acteur humain, de l’autre des actions simples comme les courses ou même l’accident.
Les deux réclament un entraînement intensif pour les acteurs et pour les chevaux. Charlie Plummer est arrivé à Portland trois semaines avant le début du tournage pour rencontrer Andrew Haigh et discuter du personnage, tout en s’acclimatant avec le fait de travailler avec son partenaire principal, une bête de 700 kilos ! Des exercices très spécifiques ont permis une alchimie palpable entre le garçon et l’animal. Les chevaux sont intelligents et ils sentent si vous vous sentez à l’aise ou non avec eux, raconte le jeune comédien.
(13) http://www.imdb.com/name/nm2571063/

Le tournage de La Route sauvage a commencé à Portland le 13 août 2016 pour s’achever le 10 septembre. Après Portland et ses environs, le tournage s’est déplacé vers les montagnes qui entourent le Mont Hood, à l’est, puis en plein désert dans la petite ville de Burns (14). L’idée était de capturer les pleines verdoyantes de l’Ouest, puis les grands espaces écrasés de soleil du Haut Désert de l’Oregon, les dernières étapes du voyage de Charley vers le Wyoming et le Colorado. Andrew Haigh et son chef-opérateur Magnus Nordenhof Jønck ont cherché leur inspiration visuelle en revoyant beaucoup de films, de Fat city (15) de John Huston à Paris, Texas (16) de Wim Wenders, via The Master (17) de Paul Thomas Anderson...
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Burns_(Oregon)
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_Chance_(film,_1972)
(16) http://www.citebd.org/spip.php?film1454
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Master_(film)

Andrew Haigh
Né le 7 mars 1973 à Harrogate.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Andrew_Haigh

Willy Vlautin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Willy_Vlautin

Magnus Nordenhof Jønck
voir fiche du film A War
http://www.citebd.org/spip.php?film1753

James Edward Barker
http://www.imdb.com/name/nm1886083/

Charlie Plummer
Né le 24 mai 1999 à Poughkeepsie.
http://www.imdb.com/name/nm4055138/

Steve Buscemi
voir fiche du film La Mort de Staline
http://www.citebd.org/spip.php?film2088

Chloë Sevigny
Née le 18 novembre 1974 à Springfield.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlo%C3%AB_Sevigny

Travis Fimmel
voir fiche du film Maggie a un plan
http://www.citebd.org/spip.php?film1691

Thomas Mann
Né le 27 septembre 1991 à Portland.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Mann_(acteur)

Steve Zahn
Né le 13 novembre 1967 à Marshall.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Zahn

Justin Rain
http://www.imdb.com/name/nm3171589/

Frank Gallegos
http://www.imdb.com/name/nm0302740/

Lewis Pullman
http://www.imdb.com/name/nm5730649/

Julia Prud’homme
http://www.imdb.com/name/nm1351573/

Bob Olin
http://www.imdb.com/name/nm1700833/

Alison Elliot
http://www.imdb.com/name/nm0254362/

Rachael Perrel Fosket
http://www.imdb.com/name/nm3722426/

Jason Rouse
http://www.imdb.com/name/nm4134597/

extrait(s) de presse

Le Bleu du miroir - "La Route sauvage" est un film authentique et intimiste, où l’émotionnel est capté avec un sens naturaliste qui donne toute sa force à l’histoire. Un dépouillement de l’être qui touche par la grâce de l’interprétation.
àVoir-àLire - Le meilleur du cinéma indépendant américain. Un récit d'apprentissage sobre, qui sort des sentiers balisés de la narration hollywoodienne.
Bande à part - Un regard juste sur l’adolescence esseulée et la détermination, sur fond de grands espaces ouest-américains, d’amitié avec l’animal, et de célébration des êtres en marge.
Critikat - Le refus de pesanteur, et l'interdiction de signifier l’arrêt définitif du récit, font toute la beauté envoûtante de "La Route sauvage" et de l’œuvre de son cinéaste.
Culturebox - Pour son adaptation au cinéma, le réalisateur britannique Andrew Haigh a choisi la sobriété. Fidèle au roman, la caméra reste constamment au plus près du personnage de Charley, magnifiquement interprété par le jeune Charlie Plummer.
La Croix - Malgré ce découpage tranché, le film se révèle cohérent, porté magnifiquement par Charlie Plummer, récompensé du prix du meilleur espoir à la Mostra de Venise.
La Voix du nord - Nous vous conseillons chaleureusement cette douce balade mélancolique et vaporeuse.
Les Inrocks - Au-delà de son infinie délicatesse, "La Route sauvage" est aussi le lieu d’une double résurrection ; celle du fantôme de River Phoenix en Charlie Plummer et celle d’un état révolu du cinéma de Gus Van Sant dans ce film d’Andrew Haigh.