quel cirque ! - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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quel cirque !

ciné môme
Tchéquie - 2017 - 0h35
sorti en France le 11 octobre 2017
accessible à partir de 3 ans
film d'animation - film muet
de

collectif

séances : semaine du mercredi 18 avril 2018
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
14:00*
15:00
séance spéciale :
* dans le cadre du festival "Play it again", en partenariat avec l’association des distributeurs de films de patrimoine

synopsis

Un programme de trois courts métrages consacré à l’univers du cirque, trois regards poétiques, tendres et drôles, réalisés par de grands auteurs du cinéma d’animation tchèque...

notes de production

Le cirque et le cinéma entretiennent des relations étroites depuis les origines de ce dernier. Il n’y a qu’à penser aux nombreuses projections organisées à la fin du 19e et au début du 20ème siècle par des forains, sous chapiteau, souvent parmi d’autres attractions. Dès le début, le cirque devient l’objet de films (citons par exemple la série Foottit et Chocolat (1) des frères Lumière, vers 1900, ou L’Électrocution d’un éléphant (2) de Thomas Edison, de 1903). La brièveté des premières bandes et leur enchaînement lors des projections s’apparentent à l’esprit des numéros de cirque. S’il ne vient pas directement du monde circassien, l’approche de l’inventeur cinématographique et constructeur du premier studio en Europe Georges Méliès (3) est celle du prestidigitateur qu’il fut à l’origine. À l’instar de Buster Keaton (4) et Charlot (5), nombreuses furent les premières stars de cinéma, notamment burlesque, à venir du monde du cirque, ou du cabaret. Le cinéma burlesque dans son ensemble s’est beaucoup inspiré du cirque, reprenant directement beaucoup de ses éléments : dégringolades, plus particulièrement dans des bassins, écrasements dont on se relève comme par miracle, déshabillages impossibles, chorégraphies trépidantes…
http://www.malavidafilms.com/cinema/quelcirque
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Chocolat_(clown)
(2) https://www.chosesasavoir.com/lelephant-topsy-fut-electrocute-volontairement/
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_M%C3%A9li%C3%A8s
(4) http://www.citebd.org/spip.php?film728
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1339

Le Petit parapluie
Paraplíčko 1957, 16mn, couleur, sans paroles
de Břetislav Pojar
À minuit, une fois les lumières des maisons éteintes, un lutin descend du ciel étoilé à l’aide d’un parapluie magique et pénètre dans une chambre d’enfant. Les jouets prennentvie et se lancent dans un spectacle éblouissant...
Le Petit parapluie dépasse de loin le simple exercice de style du fait de la position de voyeur du spectateur. Ce petit cirque des jouets qui s’emballe et se change en mardi gras, est un moment privé, secret, et c’est en quelque sorte un privilège que d’y assister ainsi, émerveillé, au prix de ne pas en comprendre tous les tenants et aboutissants. La force évocatrice du film vient du fait que le spectateur doit imaginer le reste de l’iceberg.

Deux cœurs en piste
Komu patří její srdce 1983, 9mn, couleur, sans paroles
de Zdeněk Ostrčil
Dans un cirque ambulant, une jeune acrobate et un clown sont amoureux, mais le reste de la troupe étant très jaloux, il leur faudra surmonter bien des épreuves avant que leur amour ne soit accepté !
La morale ? Ne pas se laisser abattre, aimer, rester insouciant, avec une saine dose d’irrévérence.

Monsieur Prokouk acrobate
Pan Prokouk Akrobatem 1959, 11mn, couleur, sans paroles
de Karel Zeman
Le cirque plein d’originalité de M. Prokouk arrive en ville. Il en est le clou du spectacle, avec un numéro très impressionnant de patinage avec un lion. Mais le lion avale son fameux chapeau !
Pour Zeman, le cinéma est avant tout poésie. Et si, dans les films de cirque, le petit
monde qui vibre autour du chapiteau symbolise le monde entier, le cirque de Monsieur Prokouk acrobate semble être une belle représentation de l’ambiance collégiale du studio de Zeman à son apogée.

Ces jolies histoires dialoguent également avec l’univers d’autres grands cinéastes d’animation tchèques, comme Jan Svankmajer (6) ou Jiří Barta (7). Mais au-delà des frontières, les jouets qui prennent vie est un motif récurrent au cinéma. Et on le comprend si bien... Ainsi, ils sont au cœur de nombreux films très célèbres comme Le Roi et l’oiseau (8), Pinocchio (9) ou le plus récent Toy story (10).
Magie, cirque et cinéma ont toujours entretenu des liens privilégiés. Le cinéma est, en effet, un art forain : c’est bien sous un chapiteau que sont projetés les premiers films des frères Lumière ou d’Edison. Rappelons aussi que Georges Méliès était prestidigitateur avant d’être réalisateur : c’est pour se consacrer au cinéma qu’il vendit son théâtre de magie. Buster Keaton et Charlie Chaplin viennent eux du monde du cirque et du cabaret. Le cinéma burlesque auquel ils sont associés a beaucoup à voir avec les numéros de clowns, avec les chutes répétées dont on se relève par miracle sous les rires du public ou les coups de cymbale de l’orchestre, les irruptions de bêtes et hommes en tous genres dans le cadre ou dans l’arène, les chorégraphies trépidantes... On peut y voir une sorte de mise en abyme : à l’instar des personnages du lutin ou de Monsieur Prokouk, le réalisateur de film d’animation est une sorte de magicien qui joue de formes, qu’il anime avec fantaisie pour amuser un public !
https://benshi.fr/films/quel-cirque/728
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1275
(7) http://www.citebd.org/spip.php?film322
(8) http://www.citebd.org/spip.php?film1154
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film573
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Toy_Story

Břetislav Pojar
voir fiche du film La Révolte des jouets
http://www.citebd.org/spip.php?film2093

Zdeněk Ostrčil
Fut un des plus proches collaborateurs du génie du film d’animation et à effets spéciaux Karel Zeman. Il fait d’abord des études de peintre en bâtiment puis se forme comme décorateur publicitaire au Lycée des artsdécoratifs de Gottwaldov. Il entre au studio de Zeman en 1951 et commence à y travailler comme assistant décorateur. Après l’écrasement du Printemps de Prague et les remaniements politiques qu’il
entraîne, y compris dans le monde du cinéma, Zeman ne pouvant plus continuer à
produire des films fantastiques aussi ambitieux, son équipe se disperse en partie. Zdeněk Ostrčil intègre alors le studio de la célèbre réalisatrice Hermína Týrlová et réalise plusieurs séries de films d’animation enpapier découpé pour la télévision slovaque...
http://www.imdb.com/name/nm0652471/

Zdeněk Rozkopal
Né le 2 octobre 1924 à Bílá, décédé le 28 février 2002 à Zlín.
Fils d’un garde forestier, pendant la Seconde Guerre mondiale, Zdeněk Rozkopal fait d’abord des études de serrurier, alors que les écoles supérieures sont fermées par les nazis. Après la guerre, il fait des études d’architecture à l’École supérieure d’ingénierie de Prague et de beaux arts à la Faculté de pédagogie, auprès du peintre Cyril Bouda. Après son service militaire, peu attiré par la perspective d’une carrière d’enseignant, il intègre le studio de Karel Zeman. Grâce à son talent, sa culture et sa sensibilité pour différents matériaux, il devient rapidement pour Zeman un collaborateur indispensable, et participe à la plupart de ses films comme décorateur et assistant réalisateur...
http://www.imdb.com/name/nm0747629/

extrait(s) de presse

Critikat - Il se dégage de ces films une douce mélancolie, émanant de cette ambition de créer du mouvement, sans entraves et à l’infini.
àVoir-àLire - (...) trois courts métrages animés de l’ancienne Tchécoslovaquie, où l’amusement et la romance se marient merveilleusement.
Benshi - On emmènera donc sans réserve les jeunes enfants découvrir ce joli programme de courts métrages, si riche sur le plan formel. Il constitue une belle ouverture sur l’histoire du cinéma d'animation tchèque et invite à découvrir bien d’autres bijoux !
Focus on animation - "Quel cirque !" explore l’univers du spectacle dans son aspect poétique, ludique et romantique dans une ambiance joyeuse