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la ruée des vikings

ciné répertoire
Gli invasori
Italie, France - 1961 - 1h28
sorti en France le 10 juillet 1963
film - version originale sous-titrée en français
de

Mario Bava

scénario : Mario Bava, Oreste Biancoli, Piero Pierotti
direction de la photographie : Mario Bava, Ubaldo Terzano
musique ou chansons : Roberto Nicolosi
avec : Cameron Mitchell (Iron), Alice Kessler (Rama), Ellen Kessler (Daya), Giorgio Ardisson (Erik, duc de Helford), Andrea Checchi (Gunnar), Jean-Jacques Delbo (Olaf), Folco Lulli (Harald, roi des Vikings), Françoise Christophe (la reine Alice), Franco Giacobini (Rustichello), Enzo Doria (Bennet)
séances : semaine du mercredi 21 mars 2018
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
20:30*
séance spéciale :
* dans le cadre du festival "Toute la mémoire du monde, hors les murs" - séance présentée par "Hidden circle" - tarif 3,50 €

synopsis

En 786, à Portland, le baron Rutford ordonne à ses troupes l'anéantissement d'une colonie Viking installée sur les côtes écossaises. Le roi Lothar, décide alors de retirer son commandement à Rutford, mais celui-ci le fait assassiner. Le roi Viking, laisse deux fils : Iron qui parvient à s'enfuir et Erik, recueilli par la reine Alice qui ignore tout de ses origines. Iron, devenu roi des Vikings, est amoureux d'une belle vestale, Daya. De son côté, Erik, parvenu à l'âge d'homme, est fait duc d'Helfort et commandant de la flotte écossaise au grand dam de Rutford, fou de jalousie. Celui-ci s'arrange alors pour faire couler le bateau d'Erik lors d'un affrontement maritime....

notes de production

Si l’on en croit les spécialistes du genre vikings (1), ce personnage de guerrier nordique est rare au cinéma. Sa première apparition daterait de 1928 avec un film en technicolor de Roy William Neill intitulé Les Vikings (2). Viking women and the sea serpent (3) de Roger Corman constituerait sa deuxième véritable réapparition...
http://www.rayonpolar.com/Films/cineaste_affiche.php?num=48&numero=15
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Vikings
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Vikings_(film,_1928)
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Saga_of_the_Viking_Women_and_Their_Voyage_to_the_Waters_of_the_Great_Sea_Serpent

Les Vikings au cinéma
http://www.citebd.org/spip.php?film1157

Avec Les Vikings (4) de Richard Fleischer, Hollywood a frappé un grand coup en 1958 puisque ce modèle du film d’aventures a connu un triomphe international établissant une bonne fois pour toute le statut de star mondiale de Kirk Douglas et par la même occasion de Tony Curtis. Il n’en fallait pas davantage aux producteurs italiens pour se lancer sur ce nouveau créneau, histoire de grappiller les miettes du succès étatsunien. Dès lors, les produits estampillés vikings (1) commencent à pulluler sur les écrans européens, parallèlement au triomphe du péplum et du film de cape et d’épée dont ils constituent des ersatz. Au cœur de cette déferlante, Mario Bava est sollicité par la compagnie Galatea film pour laquelle il a déjà signé Le Masque du démon (5) afin de mettre en boîte une version italienne largement inspirée du métrage de Richard Fleischer...
Comme à son habitude, Bava choisit de compenser la minceur du budget qui lui est alloué par des artifices hérités de son expérience de directeur de la photographie. Pour donner de la richesse à ses images, il inonde celles-ci de lumières colorées qui permettent de rendre chaque plan riche visuellement, alors même que les décors font pitié. Avec pas mal de fumigènes et des cadrages savamment étudiés, le tour de passe-passe fonctionne parfaitement et donne au métrage des allures de grosse production. En véritable coloriste, Mario Bava rend esthétique le moindre plan en poétisant le réel. Son film devient dès lors un superbe livre d’images où toute forme de réalisme est évacuée au profit d’une vision fantasmée d’une époque révolue. Dès lors, peu importe que La Ruée des vikings déborde d’erreurs historiques et que tout ceci soit conforme aux clichés qui circulent parfois encore de nos jours sur les vikings (ah, les drakkars (6) - mot erroné créé de manière fantaisiste au 19ème siècle -, les casques à cornes et autres clichés qui n’ont rien d’historique) puisque la vision de Mario Bava se dénonce à chaque instant comme étant une image d’Épinal (7).
Peu importe également que le scénario se réfère davantage à la mythologie romaine qu’à la véritable geste nordique puisque cette œuvre a bien été créée par des Italiens n’ayant pas cherché à rendre crédible leur œuvre sur le plan historique, mais qui souhaitaient toucher le public local à travers des légendes qui lui étaient proches (on ne compte plus ici les références bibliques notamment). Il faut donc impérativement regarder La Ruée des vikings pour ce qu’il est, à savoir un divertissement naïf parvenant à retrouver le sens de l’aventure comme dans les films de l’âge d’or hollywoodien (8), une épopée à la Errol Flynn (9) que n’aurait pas reniée un cinéaste comme Richard Thorpe (10). Vu sous cet angle, le film de Mario Bava peut être considéré comme l’un des meilleurs avatars des vikings. Non seulement on ne s’y ennuie jamais, mais les péripéties incessantes (et parfois invraisemblables) permettent de retrouver son âme d’enfant et ce goût de l’aventure que nous portons tous en nous...
https://www.avoir-alire.com/la-ruee-des-vikings-la-critique-du-film
(4) http://www.citebd.org/spip.php?film1157
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1201
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bateau_viking
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Image_d%27%C3%89pinal
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9ma_am%C3%A9ricain#De_l’%C3%A2ge_d’or_hollywoodien_des_ann%C3%A9es_1930_aux_difficult%C3%A9s_de_l’apr%C3%A8s-guerre
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film822
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Thorpe

Grand classique du film d’aventure comptant parmi les chefs d’œuvre de Richard Fleischer, Les Vikings (4) ne pouvait laisser indifférent ce grand recycleur de formule qu’était le cinéma de genre italien à l’époque. Sans égaler son illustre modèle, le film de Mario Bava constitue néanmoins son avatar le plus réussi avec le petit côté excessif typiquement transalpin où le film sera forcément plus violent, érotique et outré que le Fleischer...
Les scènes de batailles sont toutes très réussies même si un peu trop brève dans l’ensemble. Celle qui ouvre le film donne le ton avec un massacre de vikings sanglant où femmes et enfants sont décimés de manières impitoyables. Le combat en pleine mer même si trahissant le manque de moyens (et la disposition étrange du pont des drakkars (6) vikings) fait preuve d’une belle énergie mais c’est la bataille finale qui emporte l’adhésion. Précédée par un mano à mano hargneux entre Erik et Eron, la conclusion offre des vues impressionnantes du décor du château, manie bien le suspense et l’émotion (avec la fin du personnage de Eron en montages alterné poignant) et offre une dantesque opposition entre anglais et vikings...
http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2011/08/la-ruee-des-vikings-gli-invasori-mario.html

(...) Le film accumule les visions baroques et macabres. Les vanités encombrent les plans et la représentation de la violence dépasse les conventions du temps. Tragédie shakespearienne pour salle du samedi soir, La Ruée des Vikings est une splendeur plastique tout autant qu’un dispositif reprenant une combinatoire baroque où le motif de la vengeance, celui du double et de la gémellité, celui du courage et du pardon, s’affranchissent de toute détermination psychologique pour engendrer les conditions d’un véritable poème des éléments. Les personnages y sont les habitants d’un monde archaïque, une préhistoire de la conscience (André Bazin) (11), un abysse des pulsions où l’eau et le feu se mêlent furieusement.
http://www.cinematheque.fr/film/100644.html
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Bazin

Mario Bava
voir fiche du film Le Masque du démon
http://www.citebd.org/spip.php?film1201

Oreste Biancoli
Né le 20 octobre 1897 à Bologne, décédé le 25 novembre 1971 à Rome.
Célèbre pour son travail de scénariste, il a écrit plus de 90 scénarios et sujets pour le cinéma...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Oreste_Biancoli

Piero Pierotti
Né le 1er janvier 1912 à Pise, décédé le 4 mai 1970 à Rome.
Actif comme scénariste, il a également dirigé une vingtaine de films...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Piero_Pierotti

Ubaldo Terzano
http://www.imdb.com/name/nm0856170/
voir aussi fiche du film La Classe ouvrière va au paradis
http://www.citebd.org/spip.php?film536

Roberto Nicolosi
http://www.imdb.com/name/nm0630466/
voir aussi fiche du film Les Trois visages de la peur
http://www.citebd.org/spip.php?film1161

Cameron Mitchell
Né Cameron McDowell Mitzell à Dallastown le 4 novembre 1918, décédé le 6 juillet 1994 à Pacific Palisades.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cameron_Mitchell

Alice Kessler, Ellen Kessler
Nées Kässler le 20 août 1936 à Nerchau.
Ont fait une carrière commune dans le show business...
https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C5%93urs_Kessler

Giorgio Ardisson
Né Giorgio Ardisson à Turin le 31 décembre 1931, décédé à Rome le 11 décembre 2014.
http://www.imdb.com/name/nm0034068/

Andrea Checchi
voir fiche du film Le Masque du démon
http://www.citebd.org/spip.php?film1201

Jean-Jacques Delbo
Né Jean, Fernand Delbonnel le 10 janvier 1909 à Paris, décédé le 20 mai 1996 à Nice.
http://www.imdb.com/name/nm0216628/

Folco Lulli
Né le 3 juillet 1912 à Florence, décédé le 23 mai 1970 à Rome.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Folco_Lulli

Françoise Christophe
Née à Paris le 3 février 1923 où elle est décédée le 8 janvier 2012.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Christophe

Franco Giacobini
Né à Rome le 15 mars 1926 où il est décédé le 27 décembre 2015.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Giacobini

Enzo Doria
Né Ezio Passadore le 12 mars 1936 à Gênes.
http://www.imdb.com/name/nm0233617/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - (...) une œuvre attachante, à visionner avec cet amour pour un cinéma d’antan où le savoir-faire artisanal pouvait déboucher sur une forme d’art, même mineur.
Chroniques du cinéphile... - (...) Bava nous offrait là un de ses films les plus spectaculaire et se concluant sur une dernière scène est de toute beauté.
Rayon polar - Au prix de quelques raccourcis scénaristiques et de quelques bâclages, Mario Bava mène à bien sa tache : réaliser un film de genre, peu cher, mais rentable. Mais il la mène si bien, qu’il livre finalement un métrage aux saveurs d’œuvre picturale.
Cinéma musique - Fidèle à son style, Mario Bava truffe son oeuvre de combats, de luttes et de poursuites aussi impressionnantes que fantaisistes.
Skyrock - (...) "La Ruée des Vikings" reste un film d'aventure très plaisant à suivre et pas trop kitsch.
Libération - Comme souvent, le cinéaste italien compense un manque de moyens flagrant par d'étonnantes trouvailles visuelles...
Mad movies - (...) c'est donc très divertissant et la dernière scène est de toute beauté.