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fireworks

Uchiage Hanabi, Shita kara Miru ka ? Yoko kara Miru ka ?
Japon - 2017 - 1h30
sorti en France le 3 janvier 2018
accessible à partir de 8 ans
film d'animation - version originale sous-titrée en français
de

Akiyuki Shimbo, Nobuyuki Takeuchi

scénario : Hitoshi Ône
d'après l'oeuvre de : Shunji Iwai
musique ou chansons : Satoru Kosaki
voix : Suzu Hirose (Nazuna), Masaki Suda (Norimichi), Mamoru Miyano (Yūsuke), Takako Matsu (mère de Nazuna), Kana Hanazawa (Miura), Shintaro Asanuma (Junichi), Toshiyuki Toyonaga (Kazuhiro), Yûki Kaji (Minoru)
séances : semaine du mercredi 7 mars 2018
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
18:30*
séance spéciale :
* ciné sushi (1) : soirée présentée par "Hidden circle" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € - film couplé avec "Bonjour"

synopsis

Parce qu’elle n’a absolument pas envie de déménager avec sa mère suite à la séparation de ses parents, la jeune Nazuna Oikawa décide de challenger ses camarades Norimichi Shimada et Yusuke Azumi dans une course de natation. Elle promet au gagnant de l’accompagner au feu d’artifice du festival d’été sans leur dire qu’en vérité elle compte s’enfuir avec lui dans une fugue amoureuse...

notes de production

Fireworks est tiré de Fireworks, should we see it from the side or the bottom ? de Shunji Iwai, téléfilm live diffusé à la télévision japonaise en 1993. Le producteur de la Toho (1), Genki Kawamura, eut l’idée d’en faire un long métrage d’animation car il souhaitait décrire l’adolescence sous un nouveau jour.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C5%8Dh%C5%8D

Fireworks est réalisé par Akiyuki Shimbo et Nobuyuki Takeuchi. Si le premier a une longue expérience dans la réalisation, il s’agit pour le second de son premier long métrage en tant que réalisateur. Il a auparavant été animateur sur de nombreuses productions des studios Shaft (2) et Ghibli (3), dont Le Voyage de Chihiro (4) et Ponyo sur la falaise (5).
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Shaft_(studio)
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Studio_Ghibli
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Voyage_de_Chihiro
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1758

Shunji Iwai, réalisateur de l’œuvre originale qui a inspiré Fireworks, a signé de nombreux longs métrages live. En 2015, il s’essaie pour la première fois au film d’animation avec Hana et Alice mènent l’enquête (6), présenté en compétition officielle au festival international du film d’animation d’Annecy (7).
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hana_et_Alice_m%C3%A8nent_l%27enqu%C3%AAte
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_d%27animation_d%27Annecy

A la fois film tranche de vie mélange de comédie romantique et de film fantastique, Fireworks pourrait donner l’impression de ne pas raconter grand chose mais pourtant on ne pourra s’empêcher d’être subjuguée par cette jolie histoire d’amour qui prend tout son temps pour se dévoiler. Basée sur le principe du What if ? (et si ?), le film nous fera vivre la relation entre Nazuna et Norimichi avec trois embranchements temporels différents grâce au pouvoir d’une mystérieuse sphère que la jeune fille a trouvé au bord de la plage. cette partie lorgnant sur le fantastique nous fera nous poser beaucoup de questions sur ces mystères mais risque de frustrer ceux qui veulent tout comprendre car il laisse la porte grande ouverte à l’interprétation personnelle jusque dans sa scène finale qui nous laissera sur un gros point d’interrogation.
A vrai dire ce n’est pas l’intrigue qui est le véritable point fort de Fireworks mais sa magistrale mise en scène. Ceux qui connaissent déjà le travail du réalisateur Akiyuki Shinbō sur les séries Monogatari (8) savent déjà à quel point il peut se monter parfois étonnant. Le film propose ici bien souvent de surprenants cadrages comme on en a rarement l’occasion d’en voir dans des longs métrage d’animation et des changements de styles graphiques originaux bien souvent très amusants ou totalement oniriques. Mélange d’animation traditionnelle en 2D couplée à des effets en image de synthèse, le film est un vrai régal pour les yeux et la musique composée par Satoru Kōsaki dont on remarquera l’influence de Joe Hisaichi (9) fera également le bonheur de nos oreilles pour nous faire totalement voyager pendant 1h30. Avec une nouvelle œuvre de cette qualité, il n’y a vraiment pas de soucis à se faire concernant la relève du studio Ghibli (3).
http://freakingeek.com/fireworks-de-akiyuki-shinbo-nobuyuki-takeuchi-critique-cine/
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Monogatari_(s%C3%A9rie)
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Hisaishi

Il n’est toutefois pas question de comparer Fireworks à Your name (10), les deux productions ayant pour seul point commun une romance marquée par un élément fantastique, mais ça s’arrête-là. Le film de Nobuyuki Takeuchi surprend d’abord par le caractère plutôt vague de son intrigue et ne nous dicte pas immédiatement les enjeux de l’histoire et à moins d’avoir lu le synopsis en amont, il est assez difficile de savoir à quoi s’attendre. Va-t-on suivre les histoires d’amour d’été ordinaires de Norimichi et Yusuke, deux collégiens épris de la belle et discrète Nazuna ? A moins que ce soit l’histoire de la demoiselle contrainte malgré elle de déménager ? En réalité, Fireworks est un mélange de ces pistes. Mais il faut attendre une bonne demi-heure pour connaître les intentions de l’intrigue, le film prenant soin d’introduire une séquence d’introduction vague, mais qui a le mérite de titiller notre curiosité, de narrer la situation de Norimichi, Yusuke et leur bande de copains qui s’interrogent sur la forme des feux d’artifice, une fois éclatés dans le ciel, les sentiments des deux jeunes hommes et le comportement de Nazuna à leur égard. Même le passage de la course de natation, pourtant ô combien cruciale dans le film, n’est qu’un élément qui amorcera plus tard le véritable objectif du film, et ne sert pas à lancer véritablement l’histoire. Si certains pourront trouver cette introduction longuette, ce sentiment de ne pas tellement savoir où le scénario nous dirige a pourtant quelque chose de plaisant. On se laisse alors happer par cette ambiance tranche de vie-, ce quotidien d’été de collégiens pas bien futés, à l’humour graveleux comme on a tous pu l’avoir à leurs âges, mais qui seront portés par leurs premiers émois amoureux...
https://www.manga-news.com/index.php/dvd/critique/Fireworks
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Your_Name.

Akiyuki Shimbo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Akiyuki_Shinbo

Nobuyuki Takeuchi
http://www.imdb.com/name/nm1913128/

Hitoshi Ône
https://www.nautiljon.com/people/one+hitoshi/filmographie.html

Shunji Iwai
https://fr.wikipedia.org/wiki/Shunji_Iwai

Satoru Kosaki
https://www.discogs.com/fr/artist/4895973-Satoru-Kosaki

Suzu Hirose
voir fiche du film Le Garçon et la bête
http://www.citebd.org/spip.php?film1608

Masaki Suda
http://www.imdb.com/name/nm4027243/

Mamoru Miyano
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamoru_Miyano

Takako Matsu
https://fr.wikipedia.org/wiki/Takako_Matsu

Kana Hanazawa
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kana_Hanazawa

Shintaro Asanuma
http://www.imdb.com/name/nm2567228/

Toshiyuki Toyonaga
https://fr.wikipedia.org/wiki/Toshiyuki_Toyonaga

Yûki Kaji
https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C5%ABki_Kaji

extrait(s) de presse

Le Point - La musique de Satoru Kosaki et la chanson thème du film, Uchiage Hanabi, de Kenshi Yonezu et Daoko achèvent d'immerger le spectateur dans cette belle fable.
L'Humanité - On a donc, d’un côté, la satisfaction que procure un récit drôle et émouvant ; de l’autre, le plaisir esthétique offert par ces jeux visuels aussi hypnotiques que les feux d’artifice.
Culturopoing - "C’est le temps de l’amour, le temps des copains et de l’aventure…" Les premières minutes de "Fireworks" évoquent immanquablement le refrain de Françoise Hardy, la chanson comme le film excellant à dépeindre avec tendresse les délices et les tourments de l’adolescence.
Freakin' geek - Une chance de découvrir une nouvelle perle de l’animation japonaise qu’il ne faut pas absolument pas laisser passer...
Just focus - (...) il est agréable et a le mérite de laisser le spectateur imaginer toutes les suites possibles.
Melty - Entre science-fiction, romance fugitive et comédie adolescente, tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment !
Manga news - "Fireworks constitue une expérience à part entière, et chacun en tirera son interprétation de l'histoire, du ressenti de l'esthétique, ou son intérêt des messages, ce parce que le film se montre volontairement vague sur bien des points.
Abus de ciné - Une jolie fable sur le choix et la responsabilité, bénéficiant de quelques jolies envolées romantiques.