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vers la lumière

Hikari
Japon, France - 2017 - 1h43
sorti en France le 10 janvier 2018
sélection officielle Cannes 2017
film - version originale sous-titrée en français
de

Naomi Kawase

scénario : Naomi Kawase
direction de la photographie : Dodo Arata
musique ou chansons : Ibrahim Maalouf
avec : Masatoshi Nagase (Masaya Nakamori), Ayame Misaki (Misako Ozaki), Tatsuya Fuji (Kitabayashi & Juzo), Kazuko Shirakawa (Yasuko Ozaki), Kanno Misuzu (Tomoko & Tokie), Mantarô Koichi (Akitoshi), Chihiro Otsuka (amie de Nakamori), Nobumitsu Ônishi (amie de Nakamori)
séances : semaine du mercredi 3 janvier 2018
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
18:30
séances : semaine du mercredi 10 janvier 2018
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 17 janvier 2018
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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séance spéciale :
* jeudi 16h30 séance supplémentaire
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 3 janvier 2018
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
18:30
séances : semaine du mercredi 17 janvier 2018
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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séance spéciale :
* jeudi 16h30 séance supplémentaire
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 24 janvier 2018
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
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séance spéciale :
* lundi 16h30 séance supplémentaire
* mardi 18h30 dernière séance
séances : semaine du mercredi 17 janvier 2018
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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séance spéciale :
* jeudi 16h30 séance supplémentaire
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 24 janvier 2018
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
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18:30*
séance spéciale :
* lundi 16h30 séance supplémentaire
* mardi 18h30 dernière séance

synopsis

Misako passe son temps à décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescripteur de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre Masaya, un photographe au caractère affirmé dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit...

notes de production

Naomi Kawase reprend moins le fil de la douce vacuité de Les Délices de Tokyo (1) qu’elle ne reprend là où s’était arrêté Still the water (2), fragile poème philosophique sur l’amour et la mort. Souvent, la cinéaste japonaise ne conçoit ses films autrement qu’en entrelaçant les destins de personnages amenés à se compléter pour mieux résoudre une instabilité. Cette complémentarité cathartique trouve en Vers la lumière un écrin presque parfait. Trop torturée encore par ses conflits intérieurs pour saisir du regard l’essence du réel, Misako rencontre un photographe rompu à l’exercice dont la vue qui s’étiole s’apprête à le plonger dans l’obscurité pour toujours. L’interdépendance qui s’installe progressivement entre les deux protagonistes a beau avoir pour effet de baliser pesamment le récit, Naomi Kawase en tire une histoire d’une infinie délicatesse, distillant le sentiment amoureux avec sensualité et douceur à mesure que la lumière se meurt pour mieux renaître. Tandis que Misako doit accepter le déclin de sa grand-mère et l’imminence de son décès, Nakamori le photographe doit composer avec une autre mort plus symbolique : les ténèbres qui l’assaillent. Brouillards que seul un amour inconditionnel semble à même de dissiper...
https://www.avoir-alire.com/vers-la-lumiere-cannes-2017-la-critique-du-film
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_D%C3%A9lices_de_Tokyo
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film1320

L’invisible a toujours occupé une place essentielle chez Kawase. C’est une cinéaste du ressenti et du souvenir, c’est une cinéaste-photographe mais attachée à ce qui s’efface, c’est une cinéaste de la mort mais dont les films pourtant se questionnent et se concentrent sur les forces de la vie. Ce n’est pas une surprise de la voir traiter dans son nouveau film de la beauté et la tristesse des choses qui périssent, de la perte de ce que l’on a de plus cher - ici la vue pour l’un de ses protagonistes, photographe. Vers la lumière, à l’image de Still the water (2) et Les Délices de Tokyo (1), est un film plus écrit que ses précédentes créations plus impressionnistes, où la caméra servait de stylo. C’est aussi un film qui n’a pas peur d’embrasser pleinement le mélodrame - et ce n’est pas un gros mot. La réalisatrice parvient avec Vers la lumière à un équilibre qui n’est pas si fréquent : signer un film d’auteur (qui transpire de ses thématiques et de son esthétique) tout en livrant un cinéma populaire...
http://www.filmdeculte.com/cinema/actualite/Vers-la-lumiere-24379.html

Entretien avec Naomi Kawase
Comment parler de la lumière, des sens, du cinéma, des images, des mots ?
Comment décrire un film, suggérer les intentions de l’auteur à des non-voyants ? C’est le métier d’audio-description qu’exerce le personnage de Misako dans votre nouveau film "Vers la lumière". Comment est né ce projet ?

Lors des séances d’audio-description de mon précédent film Les Délices de Tokyo (1), j’ai eu la sensation de redécouvrir mon film, la description de certaines scènes induisait une connaissance plus ample et plus profonde de la séquence en elle-même.
J’étais fascinée et ma présence à leurs côtés leur a permis de me questionner directement sur le vocabulaire et les intentions de mise en scène. C’est un équilibre délicat à trouver, qui demande que l’analyse des intentions soit précise sans jamais être intrusive dans le ressenti du spectateur.
En les entendant échanger, j’ai pris conscience qu’ils cherchaient à transmettre le film de manière profonde. Je me suis rendu compte que leur histoire était celle de la transmission de leur passion pour le cinéma. C’est ainsi que s’est construit le personnage de Misako. Misako est convaincue que le cinéma a le pouvoir de transformer une vie sombre en une vie lumineuse, qu’il permet d’échapper au réel et de s’extraire des carcans dans lesquels nous sommes tous enfermés. Éveiller l’imaginaire et susciter une émotion sont un peu le quotidien de Misako...
http://www.hautetcourt.com/film/fiche/311/vers-la-lumiere

Naomi Kawase
voir fiche du film Still the water
http://www.citebd.org/spip.php?film1320

Ibrahim Maalouf
voir fiche du film Je vous souhaite d’être follement aimée
http://www.citebd.org/spip.php?film1658

Masatoshi Nagase
Né le 15 juillet 1966 à Miyakonojō.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Masatoshi_Nagase
voir aussi fiche du film Paterson
http://www.citebd.org/spip.php?film1814

Ayame Misaki
http://www.imdb.com/name/nm2799623/

Tatsuya Fuji
Né le 27 août 1941 à Pékin.
Surtout connu pour avoir interprété le rôle principal dans L’Empire des sens de Nagisa Oshima...
http://www.imdb.com/name/nm0297686/

Kazuko Shirakawa
http://www.imdb.com/name/nm0794199/

Kanno Misuzu
http://www.imdb.com/name/nm4558127/

Mantarô Koichi
http://www.imdb.com/name/nm0463500/

Chihiro Otsuka
http://www.imdb.com/name/nm1412746/

Nobumitsu Ônishi
http://www.imdb.com/name/nm2489567/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Délaissant l’esotérisme au profit d’une belle fluidité, Naomi Kawase revient avec un poème philosophique élégant. Digressions émouvantes sur la vie et la mort, interrogeant aussi le pouvoir de la fiction à l’aune du réel.
Le Bleu du miroir - Un bel instant de douceur.
Ecran large - (...) un film d'une grande beauté et qu'il ne faut pas manquer. La réalisatrice japonaise livre ici l'un de ses meilleurs longs métrages, alliant à la fois simplicité et grande poésie.
Film de culte - Le plus beau plan de Vers la lumière, et qui restera comme l'un des plus beaux de sa précieuse filmographie, est précisément celui... d'une photo floue.
Vodkaster - Traduire le cinéma par des mots et se tourner vers la lumière en entrant dans les ténèbres. Kawase signe une ode à l'art et la vie.
La Libre.be - Tout au long, "Vers la lumière" se charge d'une réflexion sur la beauté de ce qui va disparaître, sur ce qu'on voit sans comprendre et inversement.
Lci - "Vers la lumière" est un film qui fait du bien...
La Croix - Naomi Kawase fait une superbe métaphore de l’existence, avec ce qu’elle charrie de douleurs intimes, de séparations irrémédiables et de quêtes éperdues de lumière...