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l’echange des princesses

France - 2017 - 1h40
sorti en France le 27 décembre 2017
film - film francophone
de

Marc Dugain

scénario : Marc Dugain, Chantal Thomas
d'après l'oeuvre de : Chantal Thomas
direction de la photographie : Gilles Porte
musique ou chansons : Marc Tomasi
avec : Lambert Wilson (Philippe V), Olivier Gourmet (Philippe d'Orléans le régent), Anamaria Vartolomei (Louise Elisabeth), Juliane Lepoureau (Marie-Victoire), Catherine Mouchet (Mme de Ventadour), Kacey Mottet Klein (Don Luis), Igor Van Dessel (Louis VV), Maya Sansa (Elisabeth Farnese), Andréa Ferréol (princesse Palatine)
séances : semaine du mercredi 27 décembre 2017
mercredi 27 jeudi 28 vendredi 29 samedi 30 dimanche 31 lundi 1er mardi 2
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 3 janvier 2018
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 10 janvier 2018
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
16:30
20:30
21:00
11:00*
séance spéciale :
* dimanche 11h00 matinale 3,50 € - dernière séance

synopsis

1721. Une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d’Orléans, Régent de France… Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir Roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l’Espagne, après des années de guerre qui ont laissé les deux royaumes exsangues. Il marie donc sa fille, Mlle de Montpensier, 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, et Louis XV doit épouser l’Infante d’Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans. Mais l’entrée précipitée dans la cour des Grands de ces jeunes princesses, sacrifiées sur l’autel des jeux de pouvoirs, aura raison de leur insouciance…

notes de production

En 1721, Philippe d’Orléans (1) est Régent de France. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne (2) un mariage entre Louis XV (3), âgé de onze ans, et la très jeune infante, Anna Maria Victoria (4), âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard… Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mlle de Montpensier (5), comme épouse au jeune prince des Asturies, futur héritier du trône d’Espagne, pour renforcer ses positions et consolider la fin du conflit avec le grand voisin.
La réaction à Madrid est enthousiaste, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu…
extrait du roman de Chantal Thomas
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_d%27Orl%C3%A9ans_(1674-1723)
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_V_(roi_d%27Espagne)
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XV
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Anne_Victoire_d%27Espagne
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise-%C3%89lisabeth_d%27Orl%C3%A9ans
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Ier_(roi_d%27Espagne)
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bidassoa

Avec ce film, Marc Dugain met en scène pour la première fois le livre de quelqu’un d’autre, à savoir L’Échange des princesses (8) de Chantal Thomas. Pour le réalisateur, cet épisode de l’échange des princesses est très original, en particulier concernant la cruauté vis-à-vis des enfants. Il développe : et la façon dont ils essayent de s’en sortir. Tout cela n’est pas très loin de mon univers habituel, largement consacré à la manipulation politique. Ces gamins aussi sont littéralement manipulés, par des adultes qui eux-mêmes ne sont pas vraiment des adultes. Les jeunes aristocrates princiers étaient élevés dans la grandeur tout en étant maintenus dans un statut assez infantile : celui de rester des enfants qui jouent à la guerre parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire. Ce qui explique en partie le déclin de la monarchie. Dans le film, on voit bien qu’elle est, déjà très agonisante.
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89change_des_princesses

Marc Dugain est de retour au cinéma sept ans après Une Exécution ordinaire (9), son évocation de la fin de vie du dictateur Staline. Le cinéaste reste donc, avec L’Échange des princesses, dans la veine historique mais fait un bond significatif dans le temps en nous emmenant cette fois en l’an de grâce 1721.
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_ex%C3%A9cution_ordinaire_(film)

Marc Dugain a rencontré Igor Van Dessel alors que ce dernier tournait au Cap Ferret. Le metteur en scène qui habite Bordeaux se rappelle : je l’ai emmené déjeuner, on a discuté, et du haut de ses treize ans à la fin du repas, il a sorti son portefeuille : "vous voulez que je vous invite ?" Igor est hyper photogénique. Il a une façon de prendre la lumière, avec ses yeux et son air un peu angélique. Et comme les grands acteurs, il est capable d’une grande concentration mais quand il a fini sa prise, il déconnecte immédiatement.
Juliane Lepoureau a été choisie au terme d’un casting ; Anamaria Vartolomei avait été repérée par le directeur de la photographie Gilles Porte dans L’Idéal (10) de Frédéric Beigbeder dont il avait fait la lumière ; enfin, Kacey Mottet-Klein est tombé un peu du ciel, s’amuse Dugain.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Id%C3%A9al

L’Échange des princesses a été tourné dans plusieurs châteaux en Belgique : au château de Belœil (11), dont l’intérieur était la réplique de Versailles et au palais d’Egmont (12), qui abrite le ministère des Affaires étrangères à Bruxelles. Non loin de là, en pays flamand, il y avait le château de Gaasbeek (13), assez représentatif de l’art flamand d’influence espagnole, où les scènes à la cour de Philippe V ont été tournées.
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Bel%C5%93il
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_d%27Egmont
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Gaasbeek

Un mois avant de tourner, Marc Dugain et le directeur de la photographie Gilles Porte se sont rendus sur les décors du film où, scène après scène, le premier jouait au second les déplacements des acteurs pour voir où mettre la caméra. Pour lui exprimer ses désirs de lumière, Dugain lui a montré plusieurs tableaux, notamment un en particulier qui correspondait parfaitement à ce qu’il recherchait : un tableau d’enfant de Gainsborough (14). J’adorais la lumière qui passait sur le visage de cet enfant et Gilles s’en est très bien inspiré, se souvient le cinéaste.
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Enfant_bleu_(Gainsborough)

La spécialiste du XVIIIème siècle Chantal Thomas, qui a écrit L’Échange des princesses et à qui on doit Les Adieux à la reine (adapté au cinéma en 2013 par Benoît Jacquot) (15), a pris connaissance de cet étonnant échange de princesses par les Mémoires du duc de Saint-Simon (16) et parce que dans son roman précédent, Le testament d’Olympe (17), il était déjà question de Louis XV.
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Adieux_%C3%A0_la_reine_(film)
(16) https://www.universalis.fr/encyclopedie/memoires-saint-simon/
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Testament_d%27Olympe
Elle explique : j’avais lu plusieurs biographies sur lui où il était mentionné (en passant) qu’à l’âge de onze ans on l’avait marié à la l’infante d’Espagne, Marie Anne Victoire, âgée de quatre ans. Sous l’Ancien Régime (18), les mariages politiques ou diplomatiques étaient courants. Ils servaient parfois à aplanir des haines anciennes entre les peuples. Le sort des princesses concernées était assez terrible car elles étaient alors des représentantes de ce passé de guerre - des sortes d’otages. Ce qui est extraordinaire dans le cas de Marie Anne Victoire et Louis XV, c’est leur jeune âge.
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_d%27Ancien_R%C3%A9gime
Chantal Thomas voit cette histoire comme ayant un écho actuel par rapport au traitement des enfants dans nos sociétés. Elle développe : aujourd’hui, on dit partout que leur bonheur est une finalité, mais je pense que souvent les enfants continuent à être des enjeux dans une stratégie décidée par les parents, des pions dans la confusion de leurs sentiments. Les choses ne se jouent plus au niveau politique mais familial. Et aussi économique, car ce qui a été découvert dans les dernières décennies, c’est que l’enfant est un marché, une richesse de consommation à exploiter. Et si on étend le débat au-delà de notre culture, l’actualité brûlante de cette histoire est le mariage forcé, admis sur des continents entiers. On s’indigne de ces horreurs pratiquées au XVIIIème mais que dire de ce qui se passe aujourd’hui en Afrique, en Inde ou en Afghanistan pour des millions de femmes ?

Entretien avec Marc Dugain
C’est la première fois que vous mettez en scène le livre de quelqu’un d’autre. Pourquoi avez-vous eu envie d’adapter "L’Échange des princesses" de Chantal Thomas ?
J’ai beaucoup de goût pour l’histoire. Cette histoire-là m’était d’autant plus proche qu’enfant, je lisais beaucoup de livres sur le XVIIIème. Cet épisode de l’échange des princesses est très original, en particulier concernant le traitement des enfants, cette cruauté vis-à-vis d’eux. Et la façon dont ils essayent de s’en sortir. Tout cela n’est pas très loin de mon univers habituel, largement consacré à la manipulation politique. Ces gamins aussi sont littéralement manipulés, par des adultes qui eux-mêmes ne sont pas vraiment des adultes. Les jeunes aristocrates princiers étaient élevés dans la grandeur tout en étant maintenus dans un statut assez infantile : celui de rester des enfants qui jouent à la guerre parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire. Ce qui explique en partie le déclin de la monarchie. Dans le film, on voit bien qu’elle est, déjà très agonisante...
http://www.advitamdistribution.com/films/lechange-des-princesses/

Marc Dugain
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Dugain

Chantal Thomas
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chantal_Thomas

Gilles Porte
Né le 11 mai 1965 à Lyon.
Son premier long métrage, Quand la mer monte coréalisé avec Yolande Moreau, lui donnera l’occasion de rencontrer le public à Angoulême salle Nemo en son temps...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Porte

Marc Tomasi
http://www.imdb.com/name/nm2412755/

Lambert Wilson
voir fiche du film Corporate
http://www.citebd.org/spip.php?film1889

Olivier Gourmet
voir fiche du film Le Jeune Karl Marx
http://www.citebd.org/spip.php?film1984

Anamaria Vartolomei
Née le 9 avril 1999 à Bacău (Roumanie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anamaria_Vartolomei

Juliane Lepoureau
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/666210-juliane-lepoureau.html

Catherine Mouchet
voir fiche du film Marvin ou la belle éducation
http://www.citebd.org/spip.php?film2000

Kacey Mottet Klein
voir fiche du film Quand on a 17 ans
http://www.citebd.org/spip.php?film1653

Igor Van Dessel
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/672497-igor-van-dessel.html

Maya Sansa
voir fiche du film La Belle endormie
http://www.citebd.org/spip.php?film1059

Andréa Ferréol
voir fiche du film Le Dernier métro
http://www.citebd.org/spip.php?film1412

extrait(s) de presse

Cinématraque - (...) le film de Dugain est un exercice de style réussi, plein de cœur et d’esprit, à l’image de sa très belle dernière réplique.
Ecran large - Magnifiquement mis en lumière et traversé d'un jeu d'acteur époustouflant, il fait très plaisir à voir, surtout en ce moment. Si l'on pourra tirer des parallèles avec l'époque actuelle, il s'agit avant tout d'une fresque historique tragique et saisissante qu'on aurait tort de bouder au moment de sa sortie le 27 décembre prochain.