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la villa

France - 2017 - 1h47
sorti en France le 29 novembre 2017
compétition mostra de Venise 2017
film - film francophone
de

Robert Guédiguian

scénario : Robert Guédiguian, Serge Valletti
direction de la photographie : Pierre Milon
avec : Ariane Ascaride (Angèle Barberini), Jean-Pierre Darroussin (Joseph), Gérard Meylan (Armand), Jacques Boudet (Martin, le père d'Yvan), Anaïs Demoustier (Bérangère), Robinson Stévenin (Benjamin), Yann Trégouët (Yvan), Geneviève Mnich (Suzanne, la mère d'Yvan), Fred Ulysse (Maurice, le père), Diouc Koma (le soldat), Haylana Bechir (jeune réfugiée), Ayoub Oaued (enfant réfugié), Giani Roux (enfant réfugié), Esther Seignon (Blanche)
séances : semaine du mercredi 29 novembre 2017
mercredi 29 jeudi 30 vendredi 1er samedi 2 dimanche 3 lundi 4 mardi 5
14:00
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 6 décembre 2017
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
14:00
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 13 décembre 2017
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
20:45
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21:00
18:30*
séance spéciale :
* lundi 18h30 dernière séance
séances : semaine du mercredi 6 décembre 2017
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
14:00
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €

synopsis

Dans une calanque près de Marseille, au creux de l’hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C’est le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal qu’il leur a transmis, du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils ainé, continue de s’occuper. Lorsque de nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…

notes de production

L’idée initiale était de tourner le film entièrement dans la calanque de Méjean (1), près de Marseille, qui m’a toujours fait penser à un théâtre. Les petites maisons colorées, encastrées dans les collines semblent n’être que des façades... elles sont surplombées par un viaduc où les trains ont l’air de jouets d’enfant, l’ouverture sur la mer transforme l’horizon en fond de scène... autant de toiles peintes... surtout dans les lumières de l’hiver, quand tout le monde est parti. Un décor abandonné, mélancolique et beau.
Dans ce huis clos à ciel ouvert, quelques frères et sœurs, pères et mères, amis et
amants échangent des tonnes d’amours anciennes et d’amours à venir...
Tous ces hommes et toutes ces femmes ont un sentiment commun. Ils sont à un moment de leur vie où ils ont une conscience aiguë du temps qui passe, du monde
qui change... Les chemins qu’ils avaient ouverts se referment peu à peu. Il faut sans cesse les entretenir... ou bien en ouvrir de nouveaux.
Ils savent que leur monde disparaîtra avec eux...
Ils savent aussi que le monde continuera sans eux...
Sera-t-il meilleur, pire ?
Grâce à eux, à cause d’eux ?
Quelle trace vont ils laisser ?
Et dans cette situation, soudain, arrive quelque chose, qui peut-être, va bouleverser
toutes ces réflexions, une révolution copernicienne : des enfants rescapés d’un bateau échoué se cachent dans les collines. Ce sont deux frères et une sœur, comme un écho à Joseph, Armand et Angèle, et ça remet la fratrie en marche, puisqu’ils décident de garder ces petits avec eux.
Je crois à cette rencontre. Il y a quelque chose dans la « mondialisation » qui, bien
entendu, est de l’ordre de l’avenir.
Si j’exagère, je dirais que je ne pouvais pas faire un film aujourd’hui sans parler des réfugiés : on vit dans un pays où des gens se noient en mer tous les jours. Et je choisis exprès le mot « réfugiés ». Je me moque que ce soit pour des raisons climatiques, économiques, ou à cause d’une guerre, ils viennent chercher un refuge, un foyer.
Avec ces trois petits qui arrivent, peut-être la calanque va-t-elle revivre ? Angèle,
Joseph et Armand vont rester là avec ces trois enfants à élever, et ils vont essayer
de faire tenir le restaurant, la colline et leurs idées du monde...
Et maintenir des liens entre quelques personnes... donc de la paix.

Robert Guédiguian
(1) http://www.calanques13.com/calanque-mejean.html

Robert Guédiguian
voir fiche du film Une Histoire de fou
http://www.citebd.org/spip.php?film1564

Serge Valletti
https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Valletti

Pierre Milon
voir fiche du film L’Atelier
http://www.citebd.org/spip.php?film1977

Ariane Ascaride
voir fiche du film Une Histoire de fou
http://www.citebd.org/spip.php?film1564

Jean-Pierre Darroussin
voir fiche du film Une Vie
http://www.citebd.org/spip.php?film1785

Gérard Meylan
voir fiche du film Au fil d’Ariane
http://www.citebd.org/spip.php?film1265

Jacques Boudet
voir fiche du film Au fil d’Ariane
http://www.citebd.org/spip.php?film1265

Anaïs Demoustier
voir fiche du film Demain et tous les autres jours
http://www.citebd.org/spip.php?film1932

Robinson Stévenin
voir fiche du film Une Histoire de fou
http://www.citebd.org/spip.php?film1564

Yann Trégouët
voir fiche du film Le Secret de l’enfant fourmi
http://www.citebd.org/spip.php?film823

Geneviève Mnich
voir fiche du film Les Héritiers
http://www.citebd.org/spip.php?film1621

Fred Ulysse
http://www.imdb.com/name/nm0880774/

Diouc Koma
Né Dioucounda Koma le 30 août 1980 à Bamako.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Diouc_Koma

extrait(s) de presse

Le Monde - L’œuvre, qui se donne la liberté d’inventer à chaque film une nouvelle histoire, est impressionnante...
Libération - (...) Ce qui est néanmoins beau et honnête, c’est la conscience qu’a Guédiguian qu’il parle du monde surtout à travers l’évolution de son cinéma, le vieillissement de ses fidèles acteurs, ses propres désillusions, sa difficulté à filmer la jeunesse.
Les Inrocks - Le nouveau Guédiguian, "La Villa", est un retour somptueux à ce que nous préférons chez lui : théâtralité assumé, sens du plan, sentimentalisme, utopie, espoir dans l'humanité. On peut trouver ça désuet, ringard. C'est bouleversant...