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certains l’aiment chaud

ciné répertoire
Some like it hot
Usa - 1959 - 2h01
sorti en France le 9 septembre 1959
film - version originale sous-titrée en français
de

Billy Wilder

scénario : I.A.L Diamond , Billy Wilder
d'après l'oeuvre de : Robert Thoeren, Michael Logan
direction de la photographie : Charles Lang
musique ou chansons : Adolphe Deutsch, Matty Malneck
avec : Marilyn Monroe (Sugar Kane Kowalczyk), Tony Curtis (Joe / Joséphine / Junior), Jack Lemmon (Jerry / Géraldine / Daphné), George Raft (Colombo les guêtres), Pat O’Brien (détective Mulligan), Joe E. Brown (Osgood Fielding), Nehemiah Persoff (little Bonaparte), Joan Shawlee (Sweet Sue), Billy Gray (Sig Poliakoff), Dave Barry (Beinstock), Mike Mazurki (Spats' Henchman), George E. Stone (Toothpick Charlie), Harry Wilson (Spats' Henchman), Barbara Drew (Nellie), Beverly Wills (Dolores), Edward G. Robinson Jr. (Johnny Paradise)
séances : semaine du mercredi 18 mars 2009
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
14:30

synopsis

Deux musiciens de jazz au chômage, mêlés involontairement à un règlement de comptes entre gangsters, se transforment en musiciennes pour leur échapper. Ils partent en Floride avec un orchestre féminin. Ils tombent illico amoureux d'une ravissante et blonde créature, Alouette, qui veut épouser un milliardaire...

notes de production

Pour s’assurer de la qualité du maquillage de ces deux comédiens, Billy Wilder demanda à Jack Lemmon et Tony Curtis d’aller, travestis en femmes, se repoudrer dans les toilettes du studio. Personne de la gent féminine ne les remarqua.

La distribution finale ne correspond guère aux choix originaux de Billy Wilder : celui-ci aurait souhaité Frank Sinatra (1) dans le rôle de Daphné, et Mitzi Gaynor (2) à la place de Marilyn Monroe (cette dernière avait déjà joué dans Sept ans de reflexion (3), de Billy Wilder).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Sinatra
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mitzi_Gaynor
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_ans_de_r%C3%A9flexion

Tout le film joue la transgression de la censure quant au sexe par des biais dérivés. Le titre peut, dans cette optique, être compris dans deux sens : soit faire référence au hot jazz ou hot sex.

Marilyn Monroe voulait que le film soit en couleur, mais Billy Wilder réussit à la convaincre de tourner en noir et blanc, des test ayant révélé que le maquillage porté par Tony Curtis et Jack Lemmon rendait leur visage légèrement verdâtre.

Si la présence de Marilyn Monroe joue un rôle important dans l’attrait de Certains l’aiment chaud, elle constitua un véritable casse-tête lors du tournage : elle n’arrivait en effet que très difficilement à retenir ses répliques. Dans certains cas, il lui fallut jusqu’à 59 prises ! Billy Wilder se résigna donc à employer les grands moyens : selon les cas, il écrivit la réplique sur une ardoise tenue hors du champs de la caméra, où sur un papier collé à un endroit discret du décor...
A ce sujet, Jack Lemmon aurait même confié : je me réveille en nage au beau milieu de la nuit, après avoir rêvé qu’on en est à la cinquante-cinquième prise, que Marilyn vient enfin de passer sa réplique et que j’ai bafouillé...

Une allusion pour cinéphiles s’est glissé dans Certains l’aiment chaud : à un moment, George Raft se moque d’un gangster qui joue avec une pièce de monnaie, prétendant qu’il l’imite. Il s’agit d’une référence au personnage qu’il incarne dans Scarface (4).
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Scarface_(film,_1932)

L’avant-première ne laissa pas préjuger du succès futur du film. La femme du réalisateur, Audrey Wilder, confia ainsi à ce sujet : l’avant-première fut un désastre. Cela se passait dans un petit cinéma et personne n’a ri, sauf quelques amis. [...] En fait le public ne savait pas trop comment réagir, s’il pouvait rire ou pas.
Cette première impression fut toutefois vite dissipée : la projection suivante a eu lieu à Westwood devant un public plus averti et ils rirent tellement qu’on n’entendait plus le dialogue. Conséquence inattendue, la scène où Jack Lemmon annonce qu’il est fiancé fut tournée à nouveau, à un rythme plus lent, afin de remédier à cette situation.

La dernière réplique du film contribua pour une bonne part à sa célébrité. Osgood Fielding III, tombé amoureux de Daphné (Jerry travesti), l’emmène sur son yacht. Jerry lui assène alors tous les arguments imaginables pour le décourager, sans succès. En dernier recours, il lui dévoile la vérité : mais je suis un homme !, ce à quoi le millionnaire flegmatique répond : personne n’est parfait ! (Nobody’s perfect en version originale)...
Le film est classé premier par l’American film institute (5) dans la liste des films étatsuniens les plus drôles du XXème siècle, devant Tootsie (6) et Docteur Folamour (7).
Le film est considéré comme un remake de Fanfare d’amour (8) et du film allemand Fanfaren der Liebe (9), réalisé par Kurt Hoffmann et écrit par Heinz Pauck (lui aussi inspiré par le scénario de Michael Logan).
L’hôtel utilisé comme décor pour évoquer la Floride est le Del Coronado hotel (10) de San Diego (Californie).
Le film a été adapté en comédie musicale sous le titre Sugar, musique de Jule Styne, lyrics de Bob Merrill, livret de Peter Stone, chorégraphie et mise en scène de Gower Champion (11) créée le 9 avril 1972 au Majestic theatre (12) de Broadway.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Certains_l%27aiment_chaud
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/American_Film_Institute
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tootsie
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Docteur_Folamour
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fanfare_d%27amour
(9) https://de.wikipedia.org/wiki/Fanfaren_der_Liebe
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hotel_del_Coronado
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gower_Champion
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Majestic_Theatre

A la fin des années 50, l’Amérique n’est plus ce qu’elle prétend être : le moral est au plus bas, le chômage continue d’augmenter et la Guerre froide (13) fait trembler le monde. La télévision remplace le grand écran et un certain cinéma est en train de disparaître, celui des grands cinéastes de la légende hollywoodienne qui sont en train de faire leurs derniers films. C’est dans ce climat que Billy Wilder réalise une comédie trépidante où le rire masque l’amertume avec beaucoup de talent. Bien qu’il ait réalisé des drames, contribué à la naissance du film noir, on se souvient surtout de lui pour ses comédies, un genre vers lequel il revenait souvent, y excellait.
L’un de ses thèmes favoris est le jeu des apparences, le vrai et le faux, qui lui permet de composer avec différents niveaux de lecture ou d’intrigue et d’exploiter dès l’écriture la connivence du spectateur. On retrouve cette notion du faux-semblant dans de nombreux films de Billy Wilder, la supercherie et le mensonge y sont le moteur de l’action : un soldat britannique ne pouvant s’échapper des nazis se fait passer pour un maître d’hôtel (Les Cinq secrets du désert (14) ; un arnaqueur à l’assurance feint une blessure pour toucher le pactole (La Grande combine (15) ; dans Uniformes et jupons courts (16) une femme se déguise en jeune fille pour ne pas payer un billet de train au plein tarif ; dans Irma la douce (17) un policier se fait passer pour un client afin d’avoir l’exclusivité du marché de la prostituée dont il est amoureux ; dans Fedora (18) l’obsession d’immortalité aboutit à une usurpation d’identité pour perpétuer la légende. Wilder s’intéresse aux possibilités offertes par le subterfuge en utilisant régulièrement le déguisement comme créateur d’évènements, de relations et surtout de mensonges. Les personnages de Certains l’aiment chaud, comme ceux de tous ces films, suivent le même principe : ils jouent un rôle, veulent donner une image faussée de la réalité. Les jolies filles sont des croqueuses de diamant, les femmes parfois des hommes. Mais chez Wilder, ceux qui portent des masques n’obtiennent pas forcément le résultat escompté : la conséquence inattendue sera de révéler leurs personnalités profondes...
http://www.dvdclassik.com/critique/certains-l-aiment-chaud-wilder
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_froide
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Cinq_Secrets_du_d%C3%A9sert
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Grande_Combine
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Uniformes_et_jupons_courts
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Irma_la_Douce_(film)
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fedora_(film)

L’adaptation française des dialogues a été réalisée par Raymond Queneau.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Queneau

Billy Wilder
voir fiche du film La Vie privée de Sherlock Holmes
http://www.citebd.org/spip.php?film1679

I.A.L Diamond
voir fiche du film La Vie privée de Sherlock Holmes
http://www.citebd.org/spip.php?film1679

Robert Thoeren
http://www.imdb.com/name/nm0858329/

Michael Logan
http://www.imdb.com/name/nm0517615/

Charles Lang
voir fiche du film L’Aventure de Mme Muir
http://www.citebd.org/spip.php?film776

Adolphe Deutsch
Né le 20 octobre 1897 à Londres, décédé le 1er janvier 1980 à Palm desert (Californie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolph_Deutsch

Matty Malneck
http://www.imdb.com/name/nm0540338/

Marilyn Monroe
Née Norma Jeane Baker le 1er juin 1926 à Los Angeles où elle est décédée le 5 août 1962.
Au début des années 1950, elle accède au statut de star hollywoodienne et à celui de sex-symbol...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marilyn_Monroe

Tony Curtis
voir fiche du film L’Étrangleur de Boston
http://www.citebd.org/spip.php?film333

Jack Lemmon
voir fiche du film Spéciale première
http://www.citebd.org/spip.php?film1380

George Raft
né George Ranft le 26 septembre 1901 à New York, décédé le 24 novembre 1980 à Los Angeles.
Entame sa carrière cinématographique avec des petits rôles de danseur à la fin des années 1920...
https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Raft

Pat O’Brien
Né William Joseph Patrick O’Brien le 11 novembre 1899 à Milwaukee (Wisconsin), décédé le 15 octobre 1983 à Santa Monica.
http://www.imdb.com/name/nm0002285/

Joe E. Brown
Né Joseph Evans Brown le 28 juillet 1892 à Holgate (Ohio), décédé le 6 juillet 1973 à Brentwood (Californie).
Nobody’s perfect, c’est lui...
http://www.imdb.com/name/nm0113873/

Nehemiah Persoff
voir fiche du film La Chevauchée des bannis
http://www.citebd.org/spip.php?film1694

Joan Shawlee
Née le 5 mars 1926 à Forest hills, décédée le 22 mars 1987 à Hollywood.
Parfois créditée Joan Fulton au générique...
http://www.imdb.com/name/nm0790064/

Billy Gray
http://www.imdb.com/name/nm0336474/

Dave Barry
http://www.imdb.com/name/nm0057969/

Mike Mazurki
Né Mikhaïl Mazurwski à Ternopil (Ukraine) le 25 décembre 1907, décédé à Glendale (Californie) le 9 décembre 1990.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Mazurki

George E. Stone
Né le 18 mai 1903 à Łódź (Pologne), décédé le 26 mai 1967 à Woodland hills.
http://www.imdb.com/name/nm0831889/

Harry Wilson
http://www.imdb.com/name/nm0933489/

Barbara Drew
http://www.imdb.com/name/nm0237634/

Beverly Wills
http://www.imdb.com/name/nm0932617/

Edward G. Robinson Jr.
http://www.imdb.com/name/nm0732340/

extrait(s) de presse

Télédoc - … l'humour se double d'une critique en règle de l'hypocrisie des relations entre hommes et femmes dans la société américaine, avec l'envers de mensonges et d'intérêts qu'elles comportent…
Film de Culte - … Si "Certains l’aiment chaud" est devenu un classique hollywoodien ayant traversé près de cinquante années sans prendre une seule ride, c’est avant tout grâce à son mode de narration et son esthétique…
Le Figaro - … Dans le rôle de Sugar, une joueuse d'ukulélé, Marilyn Monroe restera inoubliable dans ce chef d'œuvre irrésistible de Billy Wilder…
Ciné-club - … L'intrigue unit le burlesque le plus échevelé à une cascade de situations assez audacieuses pour l'époque…
ABC Le France - … Difficile de pouvoir aborder de manière succincte pareil monument de comédie hollywoodienne.
Dvdrama - … Rétrospectivement, le film n'a pas pris une ride et conserve l'incroyable fraîcheur dont il fait preuve…
Il était une fois - … Rien ne prédestinait "Certains l'aiment chaud" à devenir l'un des plus grands succès du cinéma américain…
Télérama - Le film est une merveille de rythme, d'invention et de gaieté...